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Trèfles

En acquérant deux hectares et demi d'anciennes pâtures à Anderlecht – à l'angle de la rue Delwart et de la rue des Trèfles, non loin du ring, à l'ouest – le Fonds du Logement souhaite créer, de toute pièce, un nouveau quartier durable. Dans ce but, u (...)

Trèfles

En acquérant deux hectares et demi d'anciennes pâtures à Anderlecht – à l'angle de la rue Delwart et de la rue des Trèfles, non loin du ring, à l'ouest – le Fonds du Logement souhaite créer, de toute pièce, un nouveau quartier durable. Dans ce but, un plan masse est tracé, comprenant des voiries et trois îlots distincts, pour un total de 466 logements. Au premier abord, la proposition urbanistique paraît curieuse, extrêmement dense, et peu connectée avec le contexte.

À l'occasion de l'appel d'offres, lancé en 2020, il nous incombe de concevoir l'architecture du deuxième îlot, composé de 159 logements, d'un atelier vélo, d'espaces communs, et de commerces. Les diverses tâches de conception se répartissent naturellement entre les différents membres de l'équipe : HBAAT, prend en charge le dessin de la partie arrière, en lien avec l'école existante ; de son côté, MDW s'occupe de la partie qui se trouve du côté du boulevard.

Le futur axe sur lequel nous nous trouvons drainera un trafic conséquent et la partie dont nous nous occupons, présente une longueur très importante. À nos yeux, cette question d'échelle est primordiale dans la résolution du projet et nous y répondons en recourant à deux stratégies :

D'abord, afin de briser l'horizontalité, et ainsi amenuiser cette sensation de longueur, nous décidons de tirer parti du dénivelé du site. Cela découle en la création de cinq entités analogues – comme des variations subtiles du même thème. De cette façon, nous clarifions les adresses, et les entrées, tout en conservant une matérialité semblable partout. Ensuite, nous choisissons de distinguer, dans les façades, deux échelles lisibles qui répondent différemment au contexte : l'avant-plan est fait d'une colonnade en béton, aux nombreux jeux de textures. Les colonnes sont tantôt rondes, tantôt carrées, lisses en bas, rugueuses en haut. Ces éléments ont une échelle qui s'adresse à la ville.

La façade est habitée dans son épaisseur, et on distinguera, entre la colonnade et le second plan – en parpaing avec des menuiseries en bois –, les objets déposés là par les occupants – du mobilier, des plantes, du linge –, comme une mise en scène de l'habitat : cette superposition d'espaces appropriables dévoile l'échelle plus domestique du projet, en lien direct avec le quartier. L'organisation des logements, quant à elle, fonctionne selon trois principes : d'abord, des appartements traversants, desservis par des coursives, s'alignent le long du boulevard. Ainsi, en plus des terrasses privatives au sud, les coursives servent de terrasses collectives vers le jardin. Ensuite, les bâtiments d'angles, sont traités comme des exceptions. Les espaces communs qui s'y trouvent activent le rez-de-chaussée, et, de cette manière, ils tiennent lieu d'interface entre le projet et le quartier. Enfin, un bâtiment de transition, au sud-ouest, accueille des duplex imbriqués, avec des jardins privatifs à l'intérieur de l'îlot et côté rue, où ils assurent une médiation avec l'espace public. L'ambition est de proposer des appartements urbains du côté du boulevard, et des typologies s'apparentant à des maisons de ville à l'arrière.

Dans le cœur de l'îlot, on trouve un vaste espace végétal traversé par une colonne vertébrale au milieu ; des tracés perpendiculaires le morcèlent en pièces plus petites. Ainsi, chaque jardin collectif est rattaché à un bâtiment et peut être géré à une échelle plus réduite ; on peut imaginer qu'il aura sa vie propre, ses activités, déterminées par les habitants. L'objectif est de créer un espace tenu, en laissant la place à une certaine forme de chaos.

Les cinq porches, un par bâtiment, sont consciemment généreux en dimensions, semblables à des portes urbaines. Ils font la transition entre l'espace public, les jardins, et les espaces de circulations qui mènent aux appartements, et ouvrent, sur les uns et les autres, des perspectives mutuelles.

In association with HBAAT

Program

159 housing units, bike workshop, community spaces, shops & shared garden.

Location

Rue Delwart, rue des Trèfles – 1070 Anderlecht

Client

Fonds du logement – public

Conception

2020

Statut

Competition

Team

HBAAT

BPC

Greisch

Pluricité

Bureau Basteyns

Luc Chignier

Nadège Duvivier

01

Van Overbeke

**Ici, nous proposons un bâtiment de haute densité, à la structure simple et claire. Il est rapide à construire et sa nature le rend très flexible dans le temps. Les espaces de circulations sont conçus comme des lieux de rencontres, et assurent une c (...)

Van Overbeke

Ici, nous proposons un bâtiment de haute densité, à la structure simple et claire. Il est rapide à construire et sa nature le rend très flexible dans le temps. Les espaces de circulations sont conçus comme des lieux de rencontres, et assurent une connexion généreuse à l'espace public. Les abords et les activités communautaires du rez-de chaussée jouent un rôle important de médiation avec la ville, ne se limitent pas à l'usage des habitants, et bénéficient à tout le quartier. Enfin, le choix du plan libre permet non seulement d'aller dans le sens de la durabilité mais aussi de s'abstraire des modèles de logements habituels souvent peu variés, et offre aux occupants une infinité de manière d'habiter, dans un rapport plus étroit avec le paysage.

Comment concevoir, en 2020, un bâtiment de logement selon un permis de lotir datant de 1973 ? De quelle façon, par conséquent, éviter l'écueil d'une typologie datée, qui aura prouvé ses limites durant les cinquante années qui la sépare de nous ? C'est là précisément la demande du concours. Le défi est de taille. Il nous faut travailler dans un quartier qui témoigne de problématiques urbaines, engendrées par ce plan directeur. S'il foisonne d'espaces ouverts, ces derniers ne sont pas définis et semblent peu propices aux rencontres. Au contraire, ce sont les voitures qui dominent les usages et tout parait prévu pour elles. Les gabarits avoisinants sont trop massifs, manquent de mixité et il nous paraitrait malvenu de reproduire le même schéma. Néanmoins, la densité demandée nous oblige à construire l'entièreté de l'enveloppe disponible. Heureusement, la mixité programmatique prévue par le concours nous laisse entrevoir une possibilité de générer des liens entre les habitants, et avec l’ensemble du quartier, en réunissant plusieurs générations au sein d’un même projet. Notre intuition nous pousse à envisager une approche qui tire parti du caractère malléable du paysage, et notamment des différences de niveau. De cette façon, une esplanade en pente prolonge l'espace public jusqu'au pied du bâtiment. Par le biais d'un grand porche, elle se connecte au local vélo et à la salle de sport qui bénéficie directement d'une double hauteur ; ses usages sportifs s'en trouvent enrichis, et sa nouvelle envergure rend possibles des appropriations alternatives variées. Autour, le paysage se divise en zones claires pour accueillir les autres activités : une plaine de jeux, une crèche, et un jardin productif à l'usage des habitants. Ces fonctions communautaires opèrent des transitions délicates entre le parc et la rue, et injectent dans le projet une certaine urbanité. Les deux entrées, elles, sont naturellement distinguées par leur différence de niveau et leur échelle, ce qui participe à la création d'adresses claires. À l'arrière du bâtiment, nous choisissons de préserver le sous-bois au maximum, prenant exemple sur son voisin, le parc Albert Ier. Nous voyons le projet comme une réelle opportunité d’entamer un dialogue avec ce patrimoine. Les quatre premiers niveaux du projet regroupent les grands logements, traversants et alimentés par des coursives qui s'ouvrent, au nord, sur une nature généreuse. Lorsque la cime des arbres est franchie, le plan se modifie. Dans les niveaux supérieurs, les appartements sont mono orientés, et distribués par un couloir central, conçu comme une enfilade de pièces. La présence de deux terrasses par logement produit une vibration de la façade, et en amenuise la sensation de longueur. À l'intérieur des appartements, les espaces se veulent ouverts et fluides, comme en extension. On déambule dans les pièces qui s'enchainent librement, subtilement délimitées par le jeu de poutres et de colonnes. Ici, une retombée de poutre sépare la cuisine du séjour, un hall de nuit devient l'extension d'une pièce de vie pour s'accorder au mode de vie d'une famille, là, c'est une chambre qui se mue en bureau, séparée du reste par une paroi amovible pour répondre aux besoins d'une autre.

Program

97 housing units, (20% social), nursery, community space & sports equipment

Location

avenue Van Overbeke, 1083 Ganshoren

Client

SLRB

Surface

15 575 m²

Conception

2020

Statut

Competition

02

MAP

Le projet concerne la rénovation d'un site au patrimoine remarquable, au cœur d'un quartier classé à l'UNESCO. Au cours du temps, la plupart des structures médiévales originelles ont été détruites (notamment par le grand incendie de Bruxelles), mais (...)

MAP

Le projet concerne la rénovation d'un site au patrimoine remarquable, au cœur d'un quartier classé à l'UNESCO. Au cours du temps, la plupart des structures médiévales originelles ont été détruites (notamment par le grand incendie de Bruxelles), mais les reconstructions successives se sont faites en suivant les mêmes parcelles. Par endroit, ces superpositions historiques ont largement dénaturé l'architecture de l'îlot. Par conséquent, cet assemblage de maisonnettes apparait aujourd'hui confus et il n'est pas toujours aisé d'y distinguer ce qui est historique de ce qui ne l'est pas. La grande valeur du site se manifeste davantage sous la forme d'éléments cachés, de vestiges, de traces. C'est pour cette raison que nous avons fait appel aux Monuments et sites qui ont mené une analyse poussée et nous ont ainsi permis de mieux comprendre ce lieu.

Forts de cette étude, et afin de clarifier l'ensemble en préservant le bâti historique, nous décidons d'intervenir en trois temps :

D'abord, nous rationalisons les niveaux de planchers inégaux. Cela nous permet de retrouver une fluidité intérieure et facilite le remaniement complet des circulations verticales. Puis, nous choisissons de concevoir de petites entités de logements (studios et appartements une chambre), dont les plans s'adaptent au parcellaire historique, pour tirer le meilleur parti de la morphologie singulière des bâtiments. La taille réduite des habitations est compensée par la présence d'espaces communs riches et généreux (vélos, rangements, locaux). Au rez-de-chaussée, la création d’un système souple d’unités autonomes, pouvant être regroupées, permet de répondre à une grande variété de demandes pour un ou plusieurs commerces de qualité.

Au cœur de l'îlot, nous transformons le patio existant en un jardin vertical plus cohérent, en clarifiant son volume et en ouvrant largement les façades qui l'entourent. Ainsi, les espaces de vie s'ouvrent directement sur cet espace extérieur par l'entremise de balcons et de grands vitrages. Du reste, le mur aveugle de la façade arrière se pare d'une coursive verticale et cet aménagement complète la composition. Contrairement au vide trouvé sur le site, qui nous paraissait dépourvu d'âme, le nouveau patio – véritable jardin collectif, partiellement privatisable – devient un élément central de la proposition. En plus d'offrir au projet une série d'espaces exceptionnels, il participe élégamment à la gestion de l'intimité entre les logements.

Enfin, les toitures à double versant à valeur historique sont reconstituées dans leurs volumétries originelles dans le but de mettre en valeur les magnifiques charpentes anciennes. Dans le même temps, de nouvelles toitures à double versant – d'expression contemporaine – sont créées. Elles configurent des espaces élégants, originaux, et constituent un nouveau paysage – un peu surprenant –, en harmonie avec la morphologie du lieu. Cette structure en acier assume son caractère contemporain dans le but de dialoguer avec l'existant, sans verser dans le mimétisme.

Depuis la rue, on ne remarque presque rien. Mais si on lève la tête en passant, on apercevra par instant cette juxtaposition de toitures anciennes et contemporaines qui se dévoile subtilement à la ville.

Program

17 housing units + shops

Client

Private

Budget

4 500 000 €

Surface

1 850 m²

Conception

2019

Completion

2024

Statut

Planning

03

City Dox

Tandis que la population de la région Bruxelles-Capitale continue de croître, l’étendue disponible le long du canal constitue un territoire stratégique en vue d’absorber l’expansion démographique de la ville et fait de cet axe structurant, un acteur (...)

City Dox

Tandis que la population de la région Bruxelles-Capitale continue de croître, l’étendue disponible le long du canal constitue un territoire stratégique en vue d’absorber l’expansion démographique de la ville et fait de cet axe structurant, un acteur primordial de son développement. Les nombreux projets qui y émergent façonnent peu à peu un nouveau paysage urbain. Le front bâti du canal viendra s’ajouter aux multiples visages qui caractérisent déjà Bruxelles, comme le quartier Européen ou les boulevards du centre.

La demande du concours requérait la combinaison d’une grande opération de logements avec des rez-de-chaussée productifs pour répondre au besoin en habitation tout en perpétuant la fonction productive de ce territoire. Une telle association programmatique pose d’emblée de nombreuses questions spatiales et exige une réflexion typologique. Des exemples historiques trouvés dans la zone-canal ont orienté nos recherches. Ceux-ci révèlent les potentialités et les problèmes générés par la cohabitation des fonctions productives et résidentielles. Au-delà des questions de nuisances et des difficultés logistiques dont ils témoignent, ils montrent qu’en conservant une couronne de logements adressés à la rue, on conserve la qualité urbaine du quartier.

En se présentant comme un ensemble de bâtiments distincts, ancrés dans le sol et rassemblés autour d’une halle industrielle traversante, le projet évite l’écueil d’une architecture sur dalle et assure une connexion riche avec l’espace public. Le choix de maximiser les hauteurs de deux émergences et de garder le reste des bâtiments bas est apparu comme une solution qui limite les vis-à-vis et garantit un bon apport de lumière sur l’entièreté du site. De plus, cette configuration ouvre des vues généreuses sur le paysage environnant. La singularité des bâtiments offre en outre une grande diversité de manières d’habiter.

Le souci d’établir une connexion entre les usagers et les bâtiments, entre l’habitat et le productif, entre l’architecture et le paysage, s’est trouvé dès le départ au cœur de la conception du projet. Cette envie s’y concrétise dans divers éléments du projet. La halle, bâtie en bois CLT à l’image des halles industrielles du XIXe siècle, fonctionne avec des doubles hauteurs et est largement ouverte sur les environs. Les logements-ateliers, placés dans les socles, l’accompagnent dans l’activation des rez-de-chaussée. Les logements, très vitrés, entretiennent un lien fort avec le paysage. Enfin, le jardin suspendu, véritable lieu de collectivité, est accessible directement depuis l’espace public, qui est en relation privilégiée avec lui.

Le long du canal, le projet s’exprime comme une séquence de bâtiments jouant sur une échelle double. D’abord, les six émergences dessinent un skyline haut, à l’échelle métropolitaine, qui s’adresse au canal et à la ville, ensuite, les six bâtiments inférieurs forment un skyline bas, créant un rapport plus domestique, à l’échelle du quartier. Ces différences franches de hauteurs, la connexion intime qu’entretiennent les îlots avec le sol ainsi que leur forte perméabilité sont autant de choix qui permettent au projet de se développer comme un vrai quartier urbain.

In association with Central & Buur

Program

Masterplan, 181 housing units & productive groundfloor

Location

Ilot 4 à 6, Bassin de Biestebroeck, 1070 Anderlecht, Belgium

Client

Atenor

Surface

Lot 4.1 - 11 990 m²

Lot 4.2 - 13 218 m²

Conception

2019

Statut

Competition

04

Rempart des Moines

Au cœur du Pentagone bruxellois, le quartier Dansaert verra peu à peu se retisser les liens que les cinq blocs du Rempart des Moines avaient défaits dans les années ‘60. La demande du concours était sans équivoque : il s’agissait de faire table rase (...)

Rempart des Moines

Au cœur du Pentagone bruxellois, le quartier Dansaert verra peu à peu se retisser les liens que les cinq blocs du Rempart des Moines avaient défaits dans les années ‘60. La demande du concours était sans équivoque : il s’agissait de faire table rase des bâtiments présents sur le site. Cette condition engendre la reconfiguration complète du site et, vu son échelle, la modification de la morphologie urbaine du quartier.

Le projet consiste en la construction de 333 logements, répartis dans trois typologies architecturales distinctes : un îlot classique à courtine, au cœur vert et généreux, au milieu du site ; un îlot ouvert à patios, plus dense, situé dans sa partie sud ; et, au nord, un bâtiment en proue qui engage un dialogue direct avec le square Jacques Brel. Par leurs implantations et alignements, ces îlots génèrent un espace public trapézoïdal central qui vient englober trois objets : l’Institut Saint-Thomas-d’Aquin préexistant, une salle de sport et un pavillon hébergeant des locaux associatifs. De cette façon, l’architecture recrée une morphologie à l’échelle de son contexte.

Le projet a été sélectionné au terme d’une procédure d’appel d’offre pilotée par le Logement Bruxellois et la Régie Foncière de la Ville de Bruxelles. L’équipe TEAM 5+ est composée des architectes MDW Architecture et LAN Paris, des paysagistes-urbanistes COLOCO et aux bureaux d’études GREISCH et MATRICIEL.

In association with LAN, Coloco, Greisch & Matriciel

Program

335 housing units, Sports Hall & public space

Location

Rue Rempart des moines, 1000 Bruxelles, Belgium

Client

Logement bruxellois & Régie foncière

Budget

61 500 000 €

Surface

54 880 m²

Conception

2019

Completion

2027

Statut

Planning

05

Printemps Couronne

Le quart d’îlot situé dans le quartier universitaire d’Ixelles à l’angle de la rue du Printemps et de l’avenue de la Couronne s’étend sur plusieurs parcelles occupées par un ensemble disparate d’entrepôts, de garages, d’aires de stockage à l’air libr (...)

Printemps Couronne

Le quart d’îlot situé dans le quartier universitaire d’Ixelles à l’angle de la rue du Printemps et de l’avenue de la Couronne s’étend sur plusieurs parcelles occupées par un ensemble disparate d’entrepôts, de garages, d’aires de stockage à l’air libre, de commerces, de bureaux et par quelques logements en piteux état. Outre la conservation de trois habitations mitoyennes aux façades de style éclectique, la reconfiguration affranchit le site de ces constructions et définit de nouvelles façades urbaines établies sur l’alignement public, proportionnées à l’échelle du contexte et disposées suivant la topographie des lieux. La libération du cœur d’îlot permet l’aménagement d’un jardin donné à la collectivité ce qui constitue une opportunité rare dans le quartier des universités. Le stationnement souterrain (126 véhicules) préserve ce jardin en se concentrant sur le pourtour de la parcelle afin de le garder en pleine terre, homogène et planté. Il prend la forme d’un ‘’bois clair’’, aux sols perméables, à la végétation dense en bas et filtrant en haut pour gérer les vis-à-vis et l’ensoleillement.

Le long de l’avenue, trois immeubles distincts font un écho direct au grain urbain du contexte. Ils suivent la pente de la rue et accueillent des résidences étudiantes de cinq étages chacune. Leurs rez-de-chaussée concentrent des programmes destinés à animer la ville : des commerces activent le croisement Printemps et Couronne, des espaces communautaires accueillent les étudiants, des porches ouvrent des perspectives vers le cœur d’ilot. L’écriture architecturale de chaque immeuble est différenciée par son mode de circulation interne, la typologie de ses studios, le rapport choisi entre l’intérieur et l’extérieur ou encore par les usages de ses toitures végétalisées. La matérialité des façades privilégie la robustesse et la durabilité et prévoit par conséquent la capacité de patine et la résistance à l'utilisation intensive des étudiants. Le parement est en briques pleines chaulées pour uniformiser la texture et l’appareillage du matériau de réemploi issu des démolitions du bâti existant. Les menuiseries extérieures sont en bois massif lasuré, les ferronneries en acier galvanisé.

Sur la rue du Printemps, le front bâti est composé de la rénovation de trois petits immeubles résidentiels auxquels s’ajoutent trois nouveaux immeubles à appartements. Le rez-de-chaussée disposé en bel étage favorise l’intimité des habitants. Tous les logements ont leur entrée côté rue et disposent d’un accès au jardin collectif en intérieur d’ilot. Sur l’intrados de l’ilot, des loggias orientées sud-est prolongent les appartements vers ce jardin. Les parements en briques et bandeaux en pierre et béton des façades existantes sont nettoyés, les baies sont munies de nouvelles menuiseries en bois. La matérialité des nouvelles façades à rue est sobre et élégante, en briques pleines de ton gris-beige et des châssis en bois peints en brun-noir.

En intérieur d’ilot, une série de sept maisons unifamiliales est disposée le long des hauts murs mitoyens. La construction est légère, presque éphémère. La toiture à une pente a un intérêt double : elle s’ouvre généreusement au Sud et diminue le gabarit côté jardin. Chaque maison s’organise donc autour d’un petit patio, puits généreux de lumière et de soleil. Le système constructif est composé de murs en terre crue compressée, issue des terrassements, et d’une ossature en bois massif.

Détail du projet au stade de l'esquisse.

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Program

178 student units, 18 apartments & 4 houses

Location

Rue du Printemps / Av. de la Couronne – 1050 Ixelles – Belgium

Client

Printemp Invest

Budget

23 000 000 €

Surface

12 900 m²

Conception

2017

Completion

2024

Statut

Planning permission

06

Parlement

Le cours Beyaert se situe entre le Parlement fédéral et la Chambre des Représentants. Le projet consiste à redessiner l’aménagement des sols. La situation existante présente une rue flanquée d’un côté par une façade néoclassique et plane, de l’autre (...)

Parlement

Le cours Beyaert se situe entre le Parlement fédéral et la Chambre des Représentants. Le projet consiste à redessiner l’aménagement des sols. La situation existante présente une rue flanquée d’un côté par une façade néoclassique et plane, de l’autre, par une succession de bâtiments éclectiques disposés en peigne, dont les pignons rythment le passage. Les places de parking du site s’alignent dans les creux formés par ces bâtiments et la rue leur sert aujourd’hui principalement d’accès. L’enjeu du projet est de transformer cette voie de traverse en un lieu où l’on peut s’arrêter, en y privilégiant le déplacement des piétons. L’intervention est légère, recouvrant simplement la surface de la rue. Le nouveau sol figure un tapis accueillant qui dialogue avec les deux façades et met en scène leur vis-à-vis. Le traitement de ce sol neuf trouve sa subtilité dans la matérialité de la brique, les motifs, les textures, les couleurs créés par leur agencement. Le projet est aussi l’occasion d’introduire une nature plus abondante, parsemée selon l’ensoleillement.

Du côté de la façade éclectique, une collection de calepinages de briques s’agence selon les usages : voie carrossable, voie piétonne, muret, banc, intervention paysagère, entrée, sortie. C’est l’exercice du socle.

Du côté de la façade néoclassique, une émergence en béton organise les accès, des jardinières, des bancs. C’est l’exercice du trottoir.

Dans la cour Présidence, qui se trouve à l’arrière du bâtiment néoclassique, nous avons utilisé la même idée d’un tapis. Il s’agissait de remplacer les pavés qui en recouvraient le sol par un revêtement fait de matériaux typiquement Belges : la pierre bleue et le marbre rouge. Les éléments en pierre bleue sont traités différemment, tantôt sciés ou ciselés, tantôt bouchardés, présentant ainsi une grande diversité de texture. Cette variété est soulignée par les bandeaux de marbre griotte qui ponctuent la surface.

Program

Public space

Location

Place de la Nation, 1000 Brussels, Belgium

Client

Chambre des représentants, Collège des questeurs, Sénat

Budget

1.200.000 €

Surface

16 050 m²

Conception

2017

Completion

2021

Statut

Built

07

Upsylon

La maison de repos du Val des Fleurs, bâtie en 1966, est une des œuvres des architectes René Aerts et Paul Ramon. Ce bâtiment moderniste a été construit à l'intérieur d'un îlot à courtine classique, composé de maisons unifamiliales. Afin de se positi (...)

Upsylon

La maison de repos du Val des Fleurs, bâtie en 1966, est une des œuvres des architectes René Aerts et Paul Ramon. Ce bâtiment moderniste a été construit à l'intérieur d'un îlot à courtine classique, composé de maisons unifamiliales. Afin de se positionner de manière courtoise vis-à-vis d'elles, une forme en ‘Y’ a été retenue ; cette morphologie singulière permet de ne jamais leur présenter de frontalité et une orientation optimale pour les espaces.

L’écriture des élévations, tant pour les grandes façades vitrées Est et Ouest que pour les pignons, au Sud et au Nord, témoigne d’une qualité architecturale qui se décline par exemple dans la forme en plan des pignons, la silhouette des excroissances en toiture ou les fenêtres en « nœud papillon » en about des couloirs.

La résidence offre également un choix intéressant de matériaux, depuis la belle rythmique des ferronneries des garde-corps accentuée par les jeux chromatiques, en passant par la modénature ondulatoire des châssis, les briques vernissées des pignons jusqu’aux très élégants carreaux de grès célébrant l’entrée. En outre, Aerts et Ramon créèrent d’autres éléments intéressants comme l’ancienne chapelle au deuxième étage, définie par l’exceptionnelle dalle nervurée en béton au plafond, creusée de losanges, et la façade aux colonnes trapézoïdales en béton.

Ces éléments nous convainquent de la qualité de l’ancien Val des Fleurs et de la nécessité d’une approche respectueuse de la construction existante. En effet, il s'agira ici de s'inscrire dans l'oeuvre de quelqu'un d'autre, et lorsqu'il faut l'altérer, de le faire dans une idée de continuité. Dans ce but, nous conservons la trame définie par les chambres et nous l'adaptons au nouveau programme, calant les plans des appartements sur le rythme existant. C'est un jeu de détail subtil qui se joue partout : dans les plans, dans les élévations et notamment dans l'adaptation du bâtiment aux normes contemporaines ; car le défi principal réside dans le fait d'ajouter ou de remplacer des éléments (rehaussement des garde-corps, remplacement des menuiseries...) sans dénaturer l'esprit original de l'édifice.

Program

Renovation of an housing building

Location

Av. du roi albert, 1082 Berchem-Sainte-Agathe, Belgium

Client

Area Real Estate

Budget

7.200.000 €

Surface

5 900 m²

Conception

2021

Completion

2024

Statut

Conception

08

Terre-Neuve

La jonction Nord-Midi est l’une des connexions ferroviaires les plus fréquentées d’Europe. Réalisée entre 1902 et 1950, elle a fortement malmené le tissu urbain historique de Bruxelles, en passant littéralement au travers des îlots qui se trouvaient (...)

Terre-Neuve

La jonction Nord-Midi est l’une des connexions ferroviaires les plus fréquentées d’Europe. Réalisée entre 1902 et 1950, elle a fortement malmené le tissu urbain historique de Bruxelles, en passant littéralement au travers des îlots qui se trouvaient sur sa route. La rencontre entre ces deux échelles, l'une métropolitaine et linéaire, l'autre, locale et vernaculaire, a formé des plaies qui ne se sont jamais vraiment refermées. La nouvelle salle de sport Terre-Neuve prend place sur un de ces lieux, enserrés entre l’imposant mur courbe du chemin de fer et un groupe informe d’annexes de coeur d'îlot. Devant l'impossibilité évidente de résoudre cette fracture, nous prenons le parti d'ajouter un troisième élément, en fond de parcelle, qui s'assume comme tel et n'essaie pas de marier les deux autres.

Le site est complexe et il convient de l'aborder d'un point de vue paysager. Trois zones distinctes sont identifiées. La première zone, en entrée de parcelle, fonctionne comme une zone d'attente, où les utilisateurs de la salle, les habitants et les écoliers du quartier peuvent se rencontrer. La deuxième zone est conçue comme un jardin public un peu sauvage, une sorte de verger urbain avec des arbustes et des graminées ; elle endosse un rôle de tampon entre le site et les jardins des habitations attenantes. Enfin, à l'aboutissement du chemin qui commence depuis la rue et traverse le jardin, on trouve la troisième zone, composée par la salle de sport et son parvis.

Cette dernière consiste en un objet simple, compact, où les fonctions se superposent. Au rez-de-chaussée, on trouve les vestiaires et les dojos. Au dessus, la grande salle de sport se pose comme un lanterneau. La structure est brute, de la couleur des anciennes peintures antirouille, faisant écho au contexte industriel et ferroviaire ambiant. Les ouvertures, larges, généreuses, confèrent de la légèreté au bâtiment et offrent, de l'intérieur, des vues exceptionnelles sur le bal des trains. Du reste, la proximité des voies fait du site un lieu à grande visibilité. Cette transparence donne à voir, aux milliers de voyageurs qui passent par là, moins l'objet architectural lui-même que les activités qu'il héberge. Dans l'espace résiduel, laissé entre la salle de sport orthogonale et le mur de la voie ferrée, s'imbrique un pavillon. Il est constitué d’une toiture parabolique tendue entre ces derniers et permet, par sa forme unique, de transformer cet endroit très étriqué en un espace généreux. Au premier étage, sous cette toiture enveloppante, une salle polyvalente est en connexion avec la grande salle.

Le projet Terre-Neuve part de l'acceptation de son contexte chaotique, en choisissant de valoriser l'espace résiduel situé entre deux mondes très différents. Par l'ajout d'un troisième élément, le vide initial devient un véritable lieu.

Program

Sports Hall

Location

Rue Roger Van Der Weyden, 1000 Bruxelles, Belgium

Client

Ville de Bruxelles

Budget

5.200.000 €

Surface

2600 m²

Conception

2016

Completion

2022

Statut

Execution

Consultants

UTIL, MATRIciel, ATS

09

Renoir

Situé en seconde couronne de Bruxelles, le site prend place entre deux conditions très différentes : d’un côté, un mur de cimetière de 400m et de l’autre, un tapis vert monotone semé de blocs répétitifs de logements en béton silex des années 70. La p (...)

Renoir

Situé en seconde couronne de Bruxelles, le site prend place entre deux conditions très différentes : d’un côté, un mur de cimetière de 400m et de l’autre, un tapis vert monotone semé de blocs répétitifs de logements en béton silex des années 70. La parcelle du projet est un exemple de permaculture qui s’ignore : une longue bande boisée pixellisée de nombreux potagers spontanés. Le projet choisi de s’installer afin de maintenir et développer ce génie du lieu semi-sauvage un peu berlinois, si rare à Bruxelles. L’implantation minimise son emprise au sol en se résumant à six émergences simples et abstraites. Les gabarits choisis installent une dialectique qui prolongent et reformulent ceux du quartier voisin de logements. Chaque trio de tours défini une placette minérale qui s’adresse à la collectivité élargie. Ce salon extérieur est activé par une plinthe urbaine d’espaces communautaires variés (serres, atelier bricolage, wasserette, etc…). D’autres espaces partagés (box, joker room, etc…) animent les étages à un niveau de collectivité plus restreint. Autour de ces deux clairières habitées, la bande boisée est enrichie de potagers supplémentaires et confortée dans son rôle de forêt productive et d’incubateur de lien social pour l’ensemble du projet et du quartier.

Program

160 housing units

Location

Rue Auguste Renoir, 1140 Evere, Belgium

Client

SLRB

Budget

22.600.000 €

Surface

18.800 m²

Conception

2016

Completion

2024

Statut

Tender

Consultants

Tractebel Engie

10

Repos

Les habitants de cette parcelle, à proximité du cimetière de Dieweg, ont une demande simple qui constitue un exercice architectural récurrent : la construction d'une extension pour leur maison unifamiliale. Pour cause, les espaces de vie sont devenus (...)

Repos

Les habitants de cette parcelle, à proximité du cimetière de Dieweg, ont une demande simple qui constitue un exercice architectural récurrent : la construction d'une extension pour leur maison unifamiliale. Pour cause, les espaces de vie sont devenus trop étroits pour un foyer de cinq personnes, et le volume de la cuisine doit être repensé.

Le terrain est en hauteur par rapport à la rue, faisant une légère butte, et la maison du XIXe siècle qui l'occupe a la particularité d'avoir trois façades, contrairement à la plupart des maisons bruxelloises, qui en ont deux. Ici, le jardin contourne l'édifice et borde sa longue façade plein sud puis s'évase, et s'étend profondément vers le coeur de l'îlot. Un vieux mur en briques l'accompagne et ceint la propriété. Nous suivons ce mur comme un guide, et déposons perpendiculairement deux objets légers et transparents, qui s'adossent à la maison. Le premier volume prolonge le vestibule existant et sert de porche d'entrée. Le second volume, plus vaste, abrite la salle à manger et le salon. Ses deux grandes parois vitrées s'ouvrent amplement sur le jardin et la végétation omniprésente ; côté sud, un vitrage structuré met en scène l'arrière plan de briques rouges. Un patio naît entre ces deux volumes, comme une pièce extérieure, et devient le nouveau centre de gravité de la maison.

Enfin, un dernier volume plus massif est formé par le prolongement du mur en briques, qui se retourne sur lui-même pour créer un espace. On l'utilisera comme un atelier, comme un endroit où pédaler au calme, et comme un rangement, où entreposer les outils et les accessoires de jardin.

Ce jeu de séquences, le long du mur, permet de donner un emploi plus clair à des espaces jusqu'alors informels et confère à ces derniers différents degrés d'intimité : la rue, le patio, la maison, le jardin.

Le choix d'une architecture légère, où la fine structure métallique semble mettre en suspension des dalles horizontales, autorise cette distinction sans obstruer les perspectives sur le jardin. En outre, sa nature flottante, presque à l'image d'un meuble que l'on dispose, permet un dialogue subtil avec la maison

Program

Individual housing

Location

1180 Uccle, Belgium

Client

Private

Budget

135.000 €

Surface

80 m²

Conception

2016

Completion

2022

Statut

Execution

11

RTBF

Dans le contexte à créer de toute pièce du nouveau parc des médias, le nouveau siège de la RTBF, la télévision francophone belge, prend place autour de la place des Médias en cherchant à établir une connivence avec son seul voisin, le futur bâtiment (...)

RTBF

Dans le contexte à créer de toute pièce du nouveau parc des médias, le nouveau siège de la RTBF, la télévision francophone belge, prend place autour de la place des Médias en cherchant à établir une connivence avec son seul voisin, le futur bâtiment de la télévision flamande VRT, conçu par les architectes Robberecht Daem et DierendonckeBlancke. Le projet proposé au concours réinterprète l’archétype du palais urbain, une demeure privée à vertu publique qui combine l’art de construire l’espace public avec mesure et la fabrication d’un monde intérieur personnalisé. La maison des Médias de la RTBF habite l’espace partagé de la ville et est habitée par ses usagers. L’opacité de notre référence historique est remplacée par des façades d’une infinie profondeur révélant de manière franche ce qui est produit en son sein. Le bâtiment devient un « palais nu » qui, dans sa simplicité extérieure, illustre un esprit de corps, une identité commune. Au sein de son gabarit compact, le bâtiment propose des spatialités intérieures intensifiant une proximité stimulante entre les lieux de production, les rédactions et les espaces administratifs. La mise en place très interconnectée de ce monde intérieur favorise l’interaction plutôt que la hiérarchie. La coupe révèle la dynamique interne du projet qui superpose et fait interagir trois mondes : en lien avec la place des médias, le monde public de studios ; au centre, le monde de l’information organisé autour de la news room et en couronnement, le monde des bureaux séquencé d’une cascade de jardins suspendus.

In association with V+ Bureau Vers Plus De Bien-Etre

Program

RTBF new headquarters, office and studio

Location

Boulevard Auguste Reyers 52, 1030 Schaerbeek, Belgium

Client

RTBF

Budget

99.000.000 €

Surface

38.000 m² HS & 25.750m² SS

Conception

2015

Completion

2023

Statut

Execution

Consultants

Tractebel Engineering, SOCOTEC Belgium

12

Urban Court

Le projet de 142 logements, professions libérales et commerces prend place dans un quartier ayant subi d’importantes transformations lors de la construction de la jonction ferroviaire entre les gares du nord et du midi. Des années 50 à 80, des gros b (...)

Urban Court

Le projet de 142 logements, professions libérales et commerces prend place dans un quartier ayant subi d’importantes transformations lors de la construction de la jonction ferroviaire entre les gares du nord et du midi. Des années 50 à 80, des gros bâtiments de bureaux ont remplacés le grain fin des logements et commerces, faisant évoluer progressivement un quartier mixte, populaire et animé, vers un quartier monofonctionnel et moribond en soirée. Aujourd’hui, ce projet (et d’autres) inverse cette tendance et réintroduit de la mixité et de l’habitat dans ce quartier.

Après avoir analysé en profondeur le bâtiment existant de parking et de bureaux, il s’est avéré impossible, essentiellement pour des questions de morphologie structurelle et de densité bâtie, de rénover celui-ci en logements de qualité. En outre, l’option d’une démolition-reconstruction, bien que moins défendable écologiquement parlant, a néanmoins permis de retravailler positivement le rapport interactif du bâtiment, de son intérieur d’ilot et de la rue. L’ouverture de l’angle marque l’entrée du projet vers son grand jardin intérieur et offre un prospect intéressant depuis la rue.

Un socle affirme la mixité programmatique du projet, séquence le gabarit du bâtiment et lui donne une assise dans la pente de la rue aux Choux. Le plissement des façades de la rue du Marais permet d’offrir plus de vues diagonales aux logements dans cette rue étroite. Ces plis ainsi que les arrondis de la percée vers le jardin intérieur jouent avec la lumière du soleil. Ils fabriquent sur les façades en briques vernissées bleu ciel des reflets changeants tantôt diaphanes tantôt miroitant.

Program

142 housing units

Location

Rue du marais, 1000 Bruxelles, Belgium

Client

AG Residential (Private)

Budget

24.500.000 €

Surface

13.000 m²

Conception

2016

Completion

2022

Statut

Execution

13

Solbosch

En passant devant le n°110 de l'avenue Adolphe Buyl, en face de l'Université Libre de Bruxelles, on ne peut que s'étonner de cette étrange faille, formée par deux pignons presque aveugles et qui n'aboutit sur rien, sinon un petit nombre d'emplacement (...)

Solbosch

En passant devant le n°110 de l'avenue Adolphe Buyl, en face de l'Université Libre de Bruxelles, on ne peut que s'étonner de cette étrange faille, formée par deux pignons presque aveugles et qui n'aboutit sur rien, sinon un petit nombre d'emplacements de stationnement. À gauche de cette parcelle vacante, on trouve le centre médical Solbosch, joyaux néogothique, à droite, la résidence Solbosch, qui fait face au square Dewez, et forme un arc à la jonction avec l’avenue Brillat-Savarin. À l'intérieur de cet îlot essentiellement résidentiel sont disposés certains équipements publics importants, tels que le groupe scolaire communal « les jardins d'Elise », les bâtiments de l'institut technique René Cartigny, et les annexes du centre médical. Ces dernières se connectent à un grand parc privé, où la végétation abonde ; il occupe le plein coeur de l'îlot et s'offre à la vue de tous ses habitants. Le projet repose sur trois interventions :

D'abord, le volume du centre médical est rehaussé d’un niveau en intérieur d'îlot. Il s'agit d'une construction légère en bois qui prend appui sur la structure existante. Ensuite, le pavillon existant à l'arrière du site est remplacé par un neuf. Cela permet de proposer une architecture plus adaptée aux besoins du centre médical et d'améliorer la qualité de ses services. De surcroît, sa nouvelle implantation s'intègre dans un plan d'aménagement paysager en lien avec le parc, qui assure la continuité des espaces végétalisés.

Enfin, par un jeu de symétrie autour du bâtiment d'angle, un immeuble de logement de sept étages est construit entre les deux pignons en attente, venant fermer l'îlot. Ce volume opère une transition géométrique et chromatique entre les bâtiments qui le flanquent, abolissant ainsi le déséquilibre existant entre ces deux entités. Il affirme sa position d'articulation et termine la séquence urbaine. En son rez-de-chaussé, une entrée traversante annonce le jardin. Au-dessus, chacun des logements est prolongé vers l'avenue par une terrasse généreuse aux angles arrondis. Ces terrasses forment la façade et répondent à la composition horizontale de la résidence Solbosch d'une part, et aux bandeaux de pierre bleue du centre médical d'autre part. Lorsque l'immeuble émerge, dépassant le toit néogothique, il dévoile une troisième façade qui s'ouvre sur le lointain.

Ainsi, par l'ajout de trois entités, le projet s'emploie à la tâche complexe de répondre à la fois à des problématiques urbanistiques et paysagères, comme la relation à l'espace public, l'articulation aux bâtiments adjacents et la connexion avec le parc arrière mais aussi à des questions architecturales plus subtiles, qui nécessitent un travail de dentelle. Tout cela en veillant scrupuleusement à la préservation du patrimoine et de la biodiversité déjà présentes sur le site.

Program

Renovation and extension in office, medical house and housing

Location

Av. Adolphe Buyl, 1050 Ixelles, Belgium

Client

Private

Budget

7.000.000 €

Surface

3.000 m²

Conception

2016

Completion

2023

Statut

Execution

14

Anderlecht City Hall

Le projet propose l'extension de la Maison Communale d'Anderlecht avec l'intention initiale de réorganiser entièrement son programme. Construite entre 1877 et 1879, en un style caractéristique de l'éclectisme, aujourd’hui appelé néo-renaissance flama (...)

Anderlecht City Hall

Le projet propose l'extension de la Maison Communale d'Anderlecht avec l'intention initiale de réorganiser entièrement son programme. Construite entre 1877 et 1879, en un style caractéristique de l'éclectisme, aujourd’hui appelé néo-renaissance flamande, elle est en partie classée Monument Historique depuis 1995 et se situe dans un contexte urbain très dense et très minéralisé.

Au fil du temps sont venus s'y agglomérer des édifices de tailles et de surfaces très variées, possédant souvent leur entrée propre, afin d'accommoder les agrandissements successifs des services communaux. Il en résulte un amas désordonné de constructions, à la lecture difficile et à l'usage confus. La demande de la Commune était de clarifier cet ensemble, d'étendre une nouvelle fois les espaces dédiés à l'administration et de rendre les bureaux plus appropriés aux modes actuels d'organisation du travail.

Dès lors, notre intervention peut être résumée en deux gestes :

D'abord, nous créons un socle qui connecte tous les édifices au rez-de-chaussée et permet de centraliser les accès, réservant à l'entrée monumentale son usage solennel. On y trouve les fonctions accessibles au public. Elles s'organisent autour de deux patios, abondamment plantés, qui font entrer la lumière. L’un est exclusivement dédié aux employés, le second est un jardin dont bénéficient les visiteurs. En outre, ces espaces extérieurs forment la façade intérieure du projet, continue et vitrée.

Ensuite, deux volumes en hauteur viennent se poser sur le socle pour suturer l'îlot. Ils contiennent les bureaux des échevins et des secrétaires, ainsi que des espaces communs et des salles de réunion. Leurs façades sont volontairement sobres, composées de briques monochromes et de bandeaux de fenêtres verticaux relativement abstraits. Derrière le vitrage, les dalles horizontales s'alignent aux ouvertures de la Maison Communale, comme un rappel subtil de cette architecture. De la sorte, par cette recherche matérielle tout en retenue et la manière dont ils sont articulés, les volumes ne s'affirment pas mais constituent plutôt un arrière-plan au bâtiment patrimonial.

Ainsi, grâce à une intervention d’ampleur mais délicate, la Maison Communale d’Anderlecht trouve un ancrage fort dans son quartier. Elle offre aux riverains des espaces accueillants, plus lumineux et recouvre la clarté de son usage, autant de qualités nécessaires à un bâtiment public.

Program

Extension and renovation of the city Hall

Location

Place du Conseil 1, 1070 Anderlecht, Belgium

Client

Commune d'Anderlecht

Budget

10 070 800 €

Surface

7.000 m²

Conception

2014

Completion

2024

Statut

Tender

Consultants

PFC Engineering, ATS, SOCOTEC

15

Erasmus

Construire dans un nouveau quartier urbain est toujours une épreuve, particulièrement lorsque l'on se trouve contraint par un plan masse dense et inflexible. Ce dernier propose un ensemble d'îlots semi-ouverts, épinglés entre le boulevard Henri Simon (...)

Erasmus

Construire dans un nouveau quartier urbain est toujours une épreuve, particulièrement lorsque l'on se trouve contraint par un plan masse dense et inflexible. Ce dernier propose un ensemble d'îlots semi-ouverts, épinglés entre le boulevard Henri Simonet et la voie ferrée du futur RER, introduisant un véritable morceau de ville dans la périphérie de Bruxelles. Le bâtiment S, premier des deux volumes dont nous nous occupons, présente une longueur et une hauteur importantes qui font de lui un élément phare du quartier. Si sa façade qui borde le boulevard bénéficie d'un bon ensoleillement toute l'année, elle se trouve fortement exposée au trafic. Sa façade arrière, quant à elle, est calme mais souffre d'un manque de lumière notable.

Le bâtiment V est dans une configuration similaire, avec une façade bien orientée, et l'autre en carence de soleil. Il jouxte, au nord-ouest, une placette définie par le permis de lotir qui constituera un espace généreux dont les habitants pourront disposer. Puisque les volumes capables suggérés par le plan masse sont trop épais, une frange de deux mètres est intégralement utilisée pour implanter les terrasses des logements. En plus de former un écran contre les pollutions sonores du boulevard grâce à des garde-corps massifs, cela permet de réduire la profondeur des appartements. Côté rue, les terrasses et les séjours profitent donc du meilleur ensoleillement tandis que les chambres à coucher se concentrent le long de la façade intérieure de l'îlot, où elles s'accommodent parfaitement du calme et de l'apport solaire limité.

Pour pallier la rigidité des gabarits imposés par le permis de lotir, et sans réelle possibilité d'agir sur la volumétrie, nous recourons à plusieurs stratégies. D'abord, le placement des terrasses en quinconce crée une vibration de la façade, et en amenuise la sensation de longueur ; la trame régulière du premier plan, fait de pleins et de vides, allège le caractère imposant des édifices ; les doubles hauteurs ainsi générées s'ouvrent à la lumière qui peut pénétrer plus profondément dans les logements. Du reste, des matériaux simples et bruts sont utilisés, tels que des briques récupérées et du béton, sur base d'une palette à dominante rouge, afin de donner un grain subtil au bâtiment.

Tous ces dispositifs témoignent de notre volonté de créer, malgré la géométrie figée, un bâtiment singulier, au jeu de façade vibrant, et fait de matériaux bruts, dans un contexte où l'architecture est relativement pauvre, lisse et verse dans la neutralité.

Program

210 passive social housing units

Location

Rue du Chaudron & Boulevard H. Simonet, 1070 Anderlecht, Belgium

Client

SLRB

Budget

28.500.000 €

Surface

21.000 m²

Conception

2014

Completion

2024

Statut

Tender

Consultants

Tractebel Engineering

16

Armée

Aux numéros 82 et 82 A de l'avenue de l'Armée, on trouve un ensemble de bâtiments construits en 1926 pour le compte de la Maison de haute-couture SMETS : à l'avant, un ancien Hôtel de Maître à la façade de style Beaux-arts, et à l'intérieur Art-Déco (...)

Armée

Aux numéros 82 et 82 A de l'avenue de l'Armée, on trouve un ensemble de bâtiments construits en 1926 pour le compte de la Maison de haute-couture SMETS : à l'avant, un ancien Hôtel de Maître à la façade de style Beaux-arts, et à l'intérieur Art-Déco ; à l'arrière, un patio et un bâtiment de deux niveaux en fond de parcelle. Ce dernier abritait un garage, des vestiaires, et un atelier de couture à l'étage. L'ensemble a servi successivement à une entreprise d'import-export, à une société de vente de vêtements, puis à différents cabinets d'avocats. C'est dans ce lieu que les architectes de MDW décident d'installer leurs bureaux, pour accommoder l'accroissement de leur équipe.

Le projet s'organise autour du jardin, l'ancien patio central, agrandi et réaménagé. La majorité des espaces s'ouvrent sur ce dernier, et toutes les vues et perspectives passent par là. La collaboration avec Floris Steyaert conduit au choix de plantations basses, et de trois arbres à l'envergure mesurée, pour habiter le lieu sans en masquer la lumière.

Dans le prolongement de la porte cochère, une partie de cour est couverte par une galerie qui relie la maison à l'atelier. Cette pièce extérieure, utilisable toute l'année, sert d'entrée informelle où déposer son vélo, de lieu de discussion, le long de la matériauthèque, ou d'endroit où déjeuner. Par l'usage de briques sur chant à la texture singulière, apposées comme un tapis rouge, ce simple passage trouve un aspect plus domestique et devient un véritable lieu de vie.

Quant au bâti, l'intervention est simple : mis à part une légère restauration, la maison à l'avant est conservée telle quelle, et les bureaux qui s'y trouvent sont transformés en salles d'accueil et de réunion. La galerie est entièrement libérée afin de créer un espace ouvert. Au fond, les deux étages du bâtiment sont évidés, la mezzanine démolie, pour ne conserver que la structure. De cette manière, l'atelier retrouve son lanterneau et jouit d'une grande hauteur sous plafond ; la lumière vient d'en haut et baigne tout l'espace. Sur le pourtour, de hauts châssis ouvrent les plateaux vers le jardin et les différents patios.

Depuis les bureaux ou les salles de réunion, on peut voir l'atelier d'architecture, et vice-versa. De partout, on regarde le jardin, mais également au travers du jardin. Ainsi, par ces évidements ponctuels, nous restaurons le dialogue entre les différents espaces, et générons, au sein du projet, un esprit de convivialité. Cet endroit nous permet non seulement de travailler ensemble, mais aussi de discuter, de nous détendre, de manger, de partager, de célébrer.

Program

Office

Location

Avenue de l'armée 82a, 1040 Bruxelles, Belgium

Conception

2014

Completion

2018

Statut

Built

Consultants

Floris Steyaert

17

Hôtel de Police & Charleroi Danses

Le nouvel Hôtel de Police de Charleroi s’implante dans le complexe existant des Casernes Defeld datant du XIXe siècle. Au cœur de l’ensemble s’élève une tour passive de 75 mètres en forme de cylindre elliptique. Habillée de brique émaillée bleue, (...)

Hôtel de Police & Charleroi Danses

Le nouvel Hôtel de Police de Charleroi s’implante dans le complexe existant des Casernes Defeld datant du XIXe siècle.

Au cœur de l’ensemble s’élève une tour passive de 75 mètres en forme de cylindre elliptique. Habillée de brique émaillée bleue, elle constitue un nouveau repère fort pour Charleroi et dialogue subtilement avec le beffroi de l’hôtel de ville.

La tour, couplée aux deux ailes anciennes rénovées basse-énergie, constitue un Hôtel de Police abritant 17.000 m² de bureaux, un secteur détention, un secteur logistique, le poste de police de Charleroi Centre et un large parking sous-terrain.

Les trois corps de bâtiment sont reliés au niveau du rez-de-chaussée par l’intermédiaire d’un hall où s’effectuent tous les contrôles nécessaires à la sécurité du fonctionnement du programme.

A l’extérieur, l’espace dégagé au cœur du site est aménagé en une large place ouverte sur la ville. Son sol est pavé de briques rouges et de bandes de briques bleues qui lient la tour avec son environnement

L’extension de Charleroi Danses s’attache à conserver l’atmosphère et l’esprit « village » de cet ensemble à la renommée internationale : les nouveaux studios de danse et les logements d’artistes sont abrités dans de petits bâtiments de brique distribués le long de la voirie intérieure. Le lieu conserve son identité paisible et créative.

Si l’entrée sur le boulevard est maintenue, l’accès est aménagé de plein pied avec la rue pour inviter le promeneur à pénétrer à l’intérieur, attiré par un atrium en transparence sur toute la hauteur de la baie.

Sur le toit du grand studio de danse, le Foyer est une petite construction légère posé comme une tente nomade qui renvoie à la vie des artistes, à la légèreté des danseurs. La bâche vive qui le recouvre constitue un signal contemporain identifiant clairement le lieu et sa fonction d’équipement.

Pour compléter ce programme, une brasserie est créée dans le prolongement du mur d’enceinte. Cet espace permet aux personnes de se restaurer pendant la journée ou après les spectacles et de redonner une animation dans le quartier.

In association with Ateliers Jean Nouvel

Program

New police headquarters

Location

Caserne Defeld, Boulevard Mayence 67, 6000 Charleroi, Belgium

Client

Groupe CFE / Ville de Charleroi (public)

Budget

45.000.000 €

Surface

51.410 m²

Conception

2011

Completion

2014

Statut

Built

Consultants

VK Engineering, DTS & Co, MATRIciel, Venac

Awards

  • 2016 - Brick Award nominee
  • 2015 - CTBUH Best Tall Building Europe Finalist
  • 2012 - MIPIM Award, Future Projects
18

Delhaize Quai de Rome

L’ambition singulière de ce projet est de montrer qu’un programme aussi basique qu’un supermarché peut, lui aussi et s’il est manipulé avec ambition et ruse, engendrer une opération subtile d’acupuncture urbaine qui soigne le lieu où elle s’implante. (...)

Delhaize Quai de Rome

L’ambition singulière de ce projet est de montrer qu’un programme aussi basique qu’un supermarché peut, lui aussi et s’il est manipulé avec ambition et ruse, engendrer une opération subtile d’acupuncture urbaine qui soigne le lieu où elle s’implante.

Urbanisme

Situé au centre d’un ilot étanche, démesuré et très minéralisé, le projet aspire à améliorer la qualité et la porosité du site, tant pour les usagers du bâtiment que pour les habitants du quartier.

Afin de créer une nouvelle traversée piétonne publique qui recoupe l’ilot en deux, le bâtiment existant a été déplacé et relocalisé en périphérie de la parcelle.

La clarification des flux de véhicules sur l’ensemble du site et la mise en souterrain d’une partie importante du parking réduisent l’impact visuel des voitures et libèrent de vastes surfaces plantées.

La cinquième façade du bâtiment, visible depuis de nombreux hauts immeubles de logements voisins, est morcelée par des émergences qui réduisent l’impact volumétrique du supermarché. Les toitures vertes se conjuguent à un long patio intérieur planté d’arbres.

Architecture

Le travail sur la perception du projet en toiture est poursuivi et décliné dans le traitement des façades. Elles sont marquées par une série de plis qui animent la déambulation des piétons le long de la venelle.

Le bois est utilisé dans tout le projet, de la structure au choix de façade. Outre son impact moindre en termes d’énergie grise, le choix de ce matériau éco-responsable procède également de sa capacité à fabriquer un bâtiment visuellement léger et facilement adaptable et/ou recyclable.

Dans la surface commerciale, et inversement à la coutume en la matière, une attention particulière est portée aux contacts visuels avec l’extérieur et à la pénétration de la lumière naturelle.

In association with H+G Architects

Program

Construction of a supermarket and its surroundings

Location

Rue Fragnée 41, 4000 Liège, Belgium

Client

Delhaize Group (private)

budget

9.000.000 €

Surface

3.500 m²

Conception

2009

Completion

2014

Statut

Built

Consultants

Setesco, DTS

Awards

2015: Prix Belge pour l'Architecture (nominee)

19

Cité Vandeuren

Le projet de la cité Vandeuren consiste à rénover 122 logements sociaux situé en première couronne de Bruxelles. Conçue dans les années ‘20, la Cité s’implante dans un quartier regroupant de nombreux autres projets dessinés par un seul architecte : (...)

Cité Vandeuren

Le projet de la cité Vandeuren consiste à rénover 122 logements sociaux situé en première couronne de Bruxelles. Conçue dans les années ‘20, la Cité s’implante dans un quartier regroupant de nombreux autres projets dessinés par un seul architecte : Joseph Caluwaers. Tout en maintenant un style personnel identifiable, Caluwaers avait imprimé à chacun de ses projets de ce quartier ixellois une variation particulière. Les implantations, gabarits et façades très ouvragées dans leur expression architectonique rythmée ainsi que le travail sophistiqué des appareillages et couleurs de briques tissent un ensemble complexe d’une valeur unique à Bruxelles. Notre intervention visait la rénovation de logements répartis dans six bâtiments, dont quatre forment un ilot à courtine classique accessible depuis la voirie par quatre césures. L’intérieur d’ilot était assez étriqué. En regard des qualités de l’existant, nous avons choisi d’intervenir furtivement. Notre projet s’exprime essentiellement en intérieur d’ilot : ce qui était sombre et encaissé s’inverse et devient une vaste chambre unifiée et illuminée par sa mono-matière blanche. Le jardin collectif central est agrandi pour renforcer la vie de la collectivité restreinte des occupants de la Cité. Les redents et les terrasses offrent une épaisseur hospitalière à l’appropriation singulière et hétérogène de chaque habitant. Depuis la rue, quelques petits volumes noirs se glissent sur les toits et dans les césures d’accès à l’intérieur d’ilot. Ils affichent, avec une mesure discrète, l’énergie retrouvée de la Cité Vandeuren.

Program

Renovation and rehabilitation of 122 housing units

Location

rue Vandeuren, rue delbove, rue dons, chée de boondael, 1050 Ixelles, Belgium

Client

BinHôme (public)

Budget

19.460.000 €

Surface

16.500 m²

Conception

2008

Completion

2017

Statut

Built

Consultants

VK Engineering, MK Engineering, FP architecture

20

Le Lorrain

Ce projet « phare » du Contrat de Quartier Maritime en matière de logements consiste à dégager et désenclaver l’intérieur d’ilot entièrement bâti et offrir une respiration à la rue à l’aide d’une grande fenêtre ouverte sur le complexe. Il aspire à do (...)

Le Lorrain

Ce projet « phare » du Contrat de Quartier Maritime en matière de logements consiste à dégager et désenclaver l’intérieur d’ilot entièrement bâti et offrir une respiration à la rue à l’aide d’une grande fenêtre ouverte sur le complexe. Il aspire à donner un nouvel élan au quartier grâce à une intervention architecturale et environnementale forte, contemporaine et adaptée qui profite à la collectivité tout en gardant une trace de l’histoire industrielle du quartier et de son échelle.

Parti Architectural

La conception générale du projet reflète une approche contemporaine basée sur le génie du lieu et les recommandations du programme. On y retrouve une variété de typologies de logements : simplex, duplex et triplex de 2 à 4 chambres agencés en un bâtiment d’appartements et trois maisons en fond de parcelle.

Le site étant très enclavé par de hauts murs mitoyens, il a été décidé de dégager l’intérieur d’îlot et de surélever d’un niveau les maisons unifamiliales situées à l’arrière afin de capter au maximum la lumière et profiter d’un bon ensoleillement. Cette surélévation de niveau permet également d’accommoder un garage de plein pied et d’éviter la dépollution totale du site.

Les appartements en façade sont surélevés et en recul pour créer une première séquence visuelle entre la rue et le complexe. La réduction de la hauteur du mur mitoyen orienté à l’ouest permet de diminuer la sensation d’étouffement et de faire pénétrer la lumière dans l’intérieur d’îlot.

Un large espace de circulation est dégagé au cœur du site et génère un lieu de jeu et de rencontre pour les résidents. Chaque maison dispose également d’un jardin privé et d’un petit parvis d’entrée qui constitue un entre-deux appropriable articulant espace commun et entrée privative

Program

4 apartments and 3 single-family houses

Location

Rue Le Lorrain 6-8, 1080 Molenbeek-St-Jean, Belgium

Client

Commune de Molenbeek-St-Jean (public)

Budget

1.800.000 €

Surface

1.484 m²

Conception

2006

Completion

2011

Statut

Built

Consultants

Waterman TCA, MK Engineering

Awards

  • 2013 / 2012 - Belgian Building Awards, Public housing (nominee)
  • 2011 - Prix Belge pour l'Architecture et l'Energie, Collective housing (nominee)
21

Savonnerie Heymans

Comment rénover, en plein cœur de la ville, un ancien site industriel en 42 logements sociaux, une halte-garderie, un salon commun, une wasserette et des espaces collectifs extérieurs ? Dans un contexte bâti très dense, le projet répond en se stru (...)

Savonnerie Heymans

Comment rénover, en plein cœur de la ville, un ancien site industriel en 42 logements sociaux, une halte-garderie, un salon commun, une wasserette et des espaces collectifs extérieurs ?

Dans un contexte bâti très dense, le projet répond en se structurant autour de trois grands vides: la mini-forêt, la grande cour et le parc 3D. Cette société de lieux complémentaires est bordée par quatre bâtiments neufs et deux rénovés.

La réussite de la Savonnerie tient autant à sa qualité architecturale qu’à son concierge Ahmed Bouhnani, véritable activateur social qui a développé avec les habitants un potager collectif, des ruches, une mare et même… un poulailler ! Dans un environnement apaisé (hors-voiture) et hospitalier au jeu spontané des enfants, un véritable Vivre-Ensemble se tisse année après année…

Saluée par de nombreux prix et publications internationaux, la Savonnerie incarne une alternative enthousiasmante à l’étalement urbain et est devenue au fil du temps un des exemples belges les plus probants d’habitat groupé contemporain.

Program

Transformation of old Savonnerie Heymans in 42 housing units and a nursery

Location

Rue d'Anderlecht 139-147, 1000 Brussels, Belgium

Client

CPAS de Bruxelles

Budget

11.000.000 €

Surface

6.500 m²

Conception

2005

Completion

2011

Statut

Built

Consultants

Waterman TCA, SETESCO, MK Engineering, ATS, FORUM, SECO

Awards

  • 2012 - Prix Bruxelles Horta
  • 2012 - Belgian Building Awards - special mention
  • 2011 - MIPIM Award, category Residential Development
  • 2011 - Mies van der Rohe Award (nominee)
  • 2011 - Prix Belge pour l'Architecture et l'Energie (nominee)
  • 2010 - Prix Belge de l'Energie et de l'Environnement, best Eco-building
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About

Il y a, dans la conception architecturale, une nécessité de faire, d'associer la production à la réflexion. C’est en tout cas l’idée qui anime notre pratique, au sein du bureau MDW Architecture, fondé par Marie Moignot et Xavier De Wil en 2001, et rejoint, plus tard, par Laurent Liefooghe au poste de directeur artistique.

Notre équipe, aujourd'hui composée d'une trentaine de collaborateurs, s'organise en petits groupes, aux expériences et aptitudes complémentaires. À l'image d'un atelier, nous nous rassemblons autour d'objets, de maquettes, de dessins, pour concevoir en faisant ; nous tenons beaucoup à cette production horizontale et ouverte.

C'est au fil des ans, au travers de certaines étapes clefs, que s'est façonnée notre façon de concevoir l'architecture. Citons par exemple le projet de la Savonnerie Heymans, initié en 2005, qui laissait déjà entrevoir certaines de nos futures préoccupations. Ou la rencontre avec Jean Nouvel, à l'occasion du projet de l'Hôtel de Police de Charleroi et l’extension de Charleroi Danses, en 2011, qui a permis au bureau d'enrichir ses perspectives, en abordant un programme mixte et hautement complexe, aux côtés d'un architecte émérite. Il y a aussi, bien sûr, le projet du nouveau siège de la RTBF - dans le contexte de la transformation du parc des médias -, très compliqué en matière de programme, de flexibilité et de durabilité, qui a donné lieu à une heureuse collaboration avec le bureau V+, l'occasion d'enrichir nos pratiques mutuelles. Enfin, plus récemment, le projet de la salle de sport Terre-Neuve nous a donné l’opportunité d'une rencontre avec la ville, non pas en tant qu’institution mais la ville comme entité urbaine.

Si notre expérience est riche de nombreuses années de pratique, notre ambition est de continuer à perfectionner nos réponses architecturales et de poursuivre cette recherche perpétuelle qui nous permettra de relever les nombreux défis que nous réserve l’avenir.

Partners

Marie Moignot, Xavier De Wil

Artistic Director

Laurent Liefooghe

Collaborators

Charlotte Biesbrouck, Laia Boloix, Anna Brazzini, Yvan Breithof, Guillaume Burger, Miguel Camba, Vivien Camus, Sophie Canfin, Nicolo De Paoli, Frédéric De Vylder, Juliette Delfosse, Ikram Eabdellatin, Malou Eude, Cécile Flahaux, Manon Flores, Sébastien Fosseprez, Katia Goyens de Heusch, Simon Haim, Damien Hanuise, Thierry Henrard, Olivier Horny, Nicolas Iacobellis, Elham Jarkas, Sebastiano Manservisi, Fabian Maricq, Alexia Michiels, Benoit Morsa, Alexandre Olivier, Marco Panero, Alexandre Paul, Amélie Poirel, Alexandre Reicher, Florencia Reissig, María Sarrado, Sophia Sentissi, Mihai-Florian Ungur.

Recruitment

We are always looking for new talents.

Please see descriptions of available positions attached.

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