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Pavillon 118

Au sein de la commune de Woluwe-Saint-Pierre se développe un site arboré de quatre hectares. La végétation y abonde, des tilleuls, des aulnes, des hêtres et des chênes bordent la promenade qui ceinture un étang. Le magnifique plan d’eau, abritant une (...)

Pavillon 118

Au sein de la commune de Woluwe-Saint-Pierre se développe un site arboré de quatre hectares. La végétation y abonde, des tilleuls, des aulnes, des hêtres et des chênes bordent la promenade qui ceinture un étang. Le magnifique plan d’eau, abritant une faune diverse, compose l’élément fondamental de ce parc. S’y ajoutent de nombreuses sources, un second étang ainsi qu’une enfilade de sous-bois et de prairies. Au centre du site se dresse un manoir, pièce maitresse architecturale, qui dialogue souverainement avec son contexte.

Au fil du temps, le manoir est devenu incommode pour ses habitants. Ceci a résulté en une demande architecturale particulière, à savoir la démolition du manoir existant et l’émergence d’une nouvelle architecture. A première vue, il nous paraissait peu réaliste de remplacer la maison puisqu’elle fait partie de l’œuvre d’Adrien Blomme et qu’elle participe largement, par sa conception et son emplacement, à la qualité du parc, conçu lui aussi par l’architecte. Néanmoins, il est apparu qu’il était difficile de l’adapter aux normes en vigueur et qu’elle recelait des défauts notables tels qu’une mauvaise orientation, une trop grande introversion, et un manque de lumière flagrant. Pour autant, si nous sommes ouverts à l’idée d’une démolition, il nous apparait plus pertinent de développer un scénario qui transformerait le bâtiment plutôt que de le détruire complètement ou tout simplement de construire un nouveau bâtiment sur le site.

Nos réflexions font alors émerger trois pistes, dont celle de la démolition, qui nous oblige à nous positionner face aux questions de conscience que soulève cette demande.

La première proposition est une variation autour de l’existant et propose une modification respectueuse du manoir grâce à des interventions ponctuelles. Il nous faut insister sur la difficulté d’une telle rénovation qui dénaturerait à coup sûr l’esprit du bâtiment originel. Du reste, la qualité énergétique de la maison serait améliorée mais ne saurait concorder aux normes d’aujourd’hui.

Le second scénario consiste en la conception d’une nouvelle architecture qui s’appuie sur l’anatomie de la maison existante afin de recréer le lien qu’elle entretenait avec le parc. Ce dernier nous apparait comme une suite de scènes dont l’archétype du manoir fait partie. De ce fait, la réflexion architecturale s’appuie sur l’image d’Epinal de la grande demeure au milieu d’un parc, se référant à la tradition du « cottage » anglais. De ce postulat a découlé une méthode : nous partons de sa trace, dessinons le gabarit, conservons les axialités présentes et la composition de base. Nous retrouvons une mise en scène similaire à celle de l’ancien manoir, où l’architecture et le paysage dialoguent intimement l’un avec l’autre. Cependant, ce nouveau bâtiment offre une manière d’habiter bien plus contemporaine. L’ambition du projet est de prendre le contrepied d’une découpe horizontale en appartements et de concevoir le bâtiment comme une superposition de cinq maisons. Les cinq logements sont organisés en plan ouvert, chacun possédant une vue à 360 degrés sur la nature, des doubles hauteurs dans les séjours, ainsi qu’une connexion privée avec le rez-de-chaussée qui permet un accès direct au parc.

Enfin, la construction d’un pavillon, distinct du manoir, constitue la dernière proposition. Cette option se suffit à elle-même mais pourrait être associée au premier ou au second scénario. L’idée fondatrice est de générer un dialogue avec le manoir et l’orangerie existantes en s’implantant à la place du terrain de tennis, bien orienté et entouré d’arbres. Il s’agit de constructions mitoyennes légères, soulevées dans l’espace, qui offrent une façon d’habiter respectueuse du parc. Les espaces de vies se concentrent dans les étages supérieurs, allouant le rez-de-chaussée à l’usage collectif habituel du site.

Finalement, eu égard à la difficulté de rénover le manoir et à l’inconvenance de sa destruction, nous nous demandons si la nouvelle construction ne s’impose pas comme la plus cohérente dans ce contexte patrimonial singulier qui invite à la mesure.

Program

Transformation of the Solvay Palace

Location

Woluwe-St-Pierre

Client

Private

Surface

1300 m²

Conception

2019

Statut

Competition

01

City Dox

Tandis que la population de la région Bruxelles-Capitale continue de croître, l’étendue disponible le long du canal constitue un territoire stratégique en vue d’absorber l’expansion démographique de la ville et fait de cet axe structurant, un acteur (...)

City Dox

Tandis que la population de la région Bruxelles-Capitale continue de croître, l’étendue disponible le long du canal constitue un territoire stratégique en vue d’absorber l’expansion démographique de la ville et fait de cet axe structurant, un acteur primordial de son développement. Les nombreux projets qui y émergent façonnent peu à peu un nouveau paysage urbain. Le front bâti du canal viendra s’ajouter aux multiples visages qui caractérisent déjà Bruxelles, comme le quartier Européen ou les boulevards du centre.

La demande du concours requérait la combinaison d’une grande opération de logements avec des rez-de-chaussée productifs pour répondre au besoin en habitation tout en perpétuant la fonction productive de ce territoire. Une telle association programmatique pose d’emblée de nombreuses questions spatiales et exige une réflexion typologique. Des exemples historiques trouvés dans la zone-canal ont orienté nos recherches. Ceux-ci révèlent les potentialités et les problèmes générés par la cohabitation des fonctions productives et résidentielles. Au-delà des questions de nuisances et des difficultés logistiques dont ils témoignent, ils montrent qu’en conservant une couronne de logements adressés à la rue, on conserve la qualité urbaine du quartier.

En se présentant comme un ensemble de bâtiments distincts, ancrés dans le sol et rassemblés autour d’une halle industrielle traversante, le projet évite l’écueil d’une architecture sur dalle et assure une connexion riche avec l’espace public. Le choix de maximiser les hauteurs de deux émergences et de garder le reste des bâtiments bas est apparu comme une solution qui limite les vis-à-vis et garantit un bon apport de lumière sur l’entièreté du site. De plus, cette configuration ouvre des vues généreuses sur le paysage environnant. La singularité des bâtiments offre en outre une grande diversité de manières d’habiter.

Le souci d’établir une connexion entre les usagers et les bâtiments, entre l’habitat et le productif, entre l’architecture et le paysage, s’est trouvé dès le départ au cœur de la conception du projet. Cette envie s’y concrétise dans divers éléments du projet. La halle, bâtie en bois CLT à l’image des halles industrielles du XIXe siècle, fonctionne avec des doubles hauteurs et est largement ouverte sur les environs. Les logements-ateliers, placés dans les socles, l’accompagnent dans l’activation des rez-de-chaussée. Les logements, très vitrés, entretiennent un lien fort avec le paysage. Enfin, le jardin suspendu, véritable lieu de collectivité, est accessible directement depuis l’espace public, qui est en relation privilégiée avec lui.

Le long du canal, le projet s’exprime comme une séquence de bâtiments jouant sur une échelle double. D’abord, les six émergences dessinent un skyline haut, à l’échelle métropolitaine, qui s’adresse au canal et à la ville, ensuite, les six bâtiments inférieurs forment un skyline bas, créant un rapport plus domestique, à l’échelle du quartier. Ces différences franches de hauteurs, la connexion intime qu’entretiennent les îlots avec le sol ainsi que leur forte perméabilité sont autant de choix qui permettent au projet de se développer comme un vrai quartier urbain.

In association with Central & Buur

Program

Masterplan, 181 housing units & productive groundfloor

Location

Ilot 4 à 6, Bassin de Biestebroeck, 1070 Anderlecht, Belgium

Client

Atenor

Surface

Lot 4.1 - 11 990 m²

Lot 4.2 - 13 218 m²

Conception

2019

Statut

Competition

02

Rempart des Moines

Au cœur du Pentagone bruxellois, le quartier Dansaert verra peu à peu se retisser les liens que les cinq blocs du Rempart des Moines avaient défaits dans les années ‘60. La demande du concours était sans équivoque : il s’agissait de faire table rase (...)

Rempart des Moines

Au cœur du Pentagone bruxellois, le quartier Dansaert verra peu à peu se retisser les liens que les cinq blocs du Rempart des Moines avaient défaits dans les années ‘60. La demande du concours était sans équivoque : il s’agissait de faire table rase des bâtiments présents sur le site. Cette condition engendre la reconfiguration complète du site et, vu son échelle, la modification de la morphologie urbaine du quartier.

Le projet consiste en la construction de 340 logements, répartis dans trois typologies architecturales distinctes : un îlot classique à courtine, au cœur vert et généreux, au milieu du site ; un îlot ouvert à patios, plus dense, situé dans sa partie sud ; et, au nord, un bâtiment en proue qui engage un dialogue direct avec le square Jacques Brel. Par leurs implantations et alignements, ces îlots génèrent un espace public trapézoïdal central qui vient englober trois objets : l’Institut Saint-Thomas-d’Aquin préexistant, une salle de sport et un pavillon hébergeant des locaux associatifs. De cette façon, l’architecture recrée une morphologie à l’échelle de son contexte.

Le projet a été sélectionné au terme d’une procédure d’appel d’offre pilotée par le Logement Bruxellois et la Régie Foncière de la Ville de Bruxelles. L’équipe TEAM 5+ est composée des architectes MDW Architecture et LAN Paris, des paysagistes-urbanistes COLOCO et aux bureaux d’études GREISCH et MATRICIEL.

In association with LAN, Coloco, Greisch & Matriciel

Program

340 housing units, Sports Hall & public space

Location

Rue Rempart des moines, 1000 Bruxelles, Belgium

Client

Logement bruxellois & Régie foncière

Budget

61 500 000 €

Surface

54 880 m²

Conception

2019

Completion

2028

Statut

Planning

03

CERIA

Le projet ambitieux du maître d’ouvrage demande une réponse ambitieuse. La pédagogie active, les valeurs qu’elle porte doivent trouver écho dans la proposition paysagère et architecturale. Ainsi, dès les premières réflexions nous sommes partis du pri (...)

CERIA

Le projet ambitieux du maître d’ouvrage demande une réponse ambitieuse. La pédagogie active, les valeurs qu’elle porte doivent trouver écho dans la proposition paysagère et architecturale. Ainsi, dès les premières réflexions nous sommes partis du principe que, dans notre proposition, tout doit être pédagogique. Tous les espaces générés, architecturaux, paysagers, servants et servis, intérieurs et extérieurs, les matières qui les composent, la façon dont elles sont structurées, construites, ordonnées sont des outils au service de l’apprentissage.

Notre analyse tend au développement d’une implantation subtile, à la construction d’une installation humaine à la fois à échelle humaine et à l’échelle du site, ouverte et intégrée à son environnement répondant aux multiples contraintes et opportunités, spatiales et sensorielles mises à jour. Notre volonté est de transformer ce vaste non-lieu au service des usages pédagogiques et de la vie quotidienne. En s’inspirant des qualités urbaines et paysagères du campus historique pour construire la symbiose de paysages et de bâtiments, nous proposons de construire sur l’ensemble du site un jardin pédagogique dans lequel s’inscrit un anneau bâti rectangulaire. Cette implantation délimite d’une part un jardin intérieur contenu et d’autre part les nouveaux bords paysagés adressés au canal, au Ring, à la Drève, à la plaine étendue vers la tour COOVI.

composition d’un jardin pédagogique

Profitant de l’étendue du site, nous souhaitons offrir aux écoles (et à un plus large public) un outil pédagogique abordant la faune, la flore, les fonges, les micro-organismes, les cycles naturels de l’eau, des saisons, la vie humaine intégrée aux écosystèmes. Ce jardin est vecteur de projet pour les élèves. C’est un lieu d’expérimentation qui fait écho au besoin continu de sensibiliser les générations futures aux enjeux écologiques contemporains. Il comporte notamment :

Un Arboretum C’est un jardin botanique spécialisé, généralement conçu comme un espace paysager. Il présente de nombreuses espèces d’arbres ou d’essences ligneuses, d’arbustes sous forme de collections thématiques. Il peut être nourricié (petits fruitiers, baies, noix). Par la diversité d’espèces, de formes, de couleurs, il fait vivre le jardin au gré des saisons. Il permet aussi de collecter des graines, de réaliser des semis, d’échanger avec d’autres collections, de créer des liens et des activités avec d’autres écoles. L’arboretum traverse l’ensemble des espaces, végétaux et minéraux. Il pourrait s‘étendre au delà sur le site et être intégré à la démarche du plan directeur.

Un lagunage Technique d’épuration naturelle par laquelle les eaux usées ou polluées transitent dans des bassins tampons préservant le reste du milieu naturel. Un lagunage fonctionne en partie comme une zone humide naturelle, en valorisant les services écosystémiques fournis par les espèces qui recyclent naturellement les nutriments. C’est un outil pédagogique et paysager fort (lagunage pour le DOA).

Une serre Elle est destinée à protéger les plantes non rustiques et à favoriser la croissance des cultures ( légumes, fleurs, aromates, petits fruitiers, etc…) en créant des conditions climatiques plus favorables que le climat local ou permettre les cultures hors saison.

Des espaces de rétention d’eau pluviale Bassins à ciel ouvert destinés à recueillir les eaux pluviales et à stocker provisoirement l’eau en période d’abondance. Intégrés au paysage, ces bassins sont gérés comme des zones naturelles et permettent à toute une faune et une flore particulière de se développer.

Un compost Le compostage est un procédé de conversion et de valorisation des matières organiques (restes de nourriture, matière émanant de l’entretien du jardin, etc…). Il permet de fabriquer un terreau qui peut être utilisé pour l’enrichissement des cultures du jardin. C’est un excellent outil pédagogique lié à la gestion des déchets.

Une topographie Nous proposons de travailler la topographie du jardin. Les ondulations du sol créent des petites buttes et des dépressions et permettent de varier les cadrages et la perception des espaces, de rendre l’espace plus ludique, propice à la découverte. Ces mouvements de terre sont réalisés avec les déblais du site.

La Place Au bord du canal, nous installons la nouvelle place d’entrée au site CERIA. C’est un espace public stratégique situé à l’articulation entre les espaces bordant le canal, l’ESAC, la Drève et le complexe scolaire. Cette entrée est dédiée à la mobilité douce, la place dispose d’un pavillon vélos de 250 places. C’est aussi le lieu choisi pour implanter un programme ouvert à l’ensemble des usagers du site ainsi qu’au public. Multifonctionnel et mutualisé ce équipement regroupe les serres pédagogiques, la bibliothèque et la maison de quartier. Cette place permet de réaliser un espace urbain franc et offre une adresse claire au nouveau complexe scolaire. Joignant la drève au jardin intérieur, elle s’étend jusqu’au chemin de halage et se prolonge par un aménagement paysagé autour d’un bassin de retenue et de traitement des eaux par lagunage.

Dans le jardin intérieur En traversant le grand porche d’entrée depuis la place, on découvre un jardin circonscrit à l’intérieur de l’anneau bâti. Il est embouti de deux grandes cours minérales équipées, l’une ronde pour le DOA, l’autre carrée pour le D2-3. Ces cours sont positionnées face aux réféctoires polyvalents de chacune des deux écoles et se font écho de part et d’autre du jardin. Elles sont équipées des préaux dont les toiles mobiles coulissent selon les besoins de protection les jours de pluie ou de grand soleil. Le jardin est tout autant que les cours un lieu de détente et d’expérimentation. Un cheminement paysagé est aménagé pour qu’il puisse être traversé quotidiennement articulant la place et le Hall 0 ainsi que les deux cours. Un large déambulatoire complète le dispositif et longe le jardin pour connecter les quatre bâtiments distincts et permettre l’extension des activités intérieures.

La limite protégée du CERIA Notre proposition permet au maître d’ouvrage de se questionner sur la position de la limite (fermeture du site) du CERIA du côté du canal. Bien qu’il soit tout à fait envisageable de clôre le site sur la limite de propriété, nous proposons d’accrocher cette limite aux bâtiments. De cette manière, la façade participe à la clôture, et prend pied sur la place. De cette manière, les espaces d’agrément paysagés et fonctions mutualisables offertes côté canal profitent plus facilement au public.

In association with A229

Program

Ecole secondaire & hall Omnisports à pédagogie active

Location

Anderlecht

Client

Cocof

Conception

2017

statut

competition

04

Parlement

Le cours Beyaert se situe entre le Parlement fédéral et la Chambre des Représentants. Le projet consiste à redessiner l’aménagement des sols. La situation existante présente une rue flanquée d’un côté par une façade néoclassique et plane, de l’autre (...)

Parlement

Le cours Beyaert se situe entre le Parlement fédéral et la Chambre des Représentants. Le projet consiste à redessiner l’aménagement des sols. La situation existante présente une rue flanquée d’un côté par une façade néoclassique et plane, de l’autre, par une succession de bâtiments éclectiques disposés en peigne, dont les pignons rythment le passage. Les places de parking du site s’alignent dans les creux formés par ces bâtiments et la rue leur sert aujourd’hui principalement d’accès. L’enjeu du projet est de transformer cette voie de traverse en un lieu où l’on peut s’arrêter, en y privilégiant le déplacement des piétons. L’intervention est légère, recouvrant simplement la surface de la rue. Le nouveau sol figure un tapis accueillant qui dialogue avec les deux façades et met en scène leur vis-à-vis. Le traitement de ce sol neuf trouve sa subtilité dans la matérialité de la brique, les motifs, les textures, les couleurs créés par leur agencement. Le projet est aussi l’occasion d’introduire une nature plus abondante, parsemée selon l’ensoleillement.

Du côté de la façade éclectique, une collection de calepinages de briques s’agence selon les usages : voie carrossable, voie piétonne, muret, banc, intervention paysagère, entrée, sortie. C’est l’exercice du socle.

Du côté de la façade néoclassique, une émergence en béton organise les accès, des jardinières, des bancs. C’est l’exercice du trottoir.

Dans la cour Présidence, qui se trouve à l’arrière du bâtiment néoclassique, nous avons utilisé la même idée d’un tapis. Il s’agissait de remplacer les pavés qui en recouvraient le sol par un revêtement fait de matériaux typiquement Belges : la pierre bleue et le marbre rouge. Les éléments en pierre bleue sont traités différemment, tantôt sciés ou ciselés, tantôt bouchardés, présentant ainsi une grande diversité de texture. Cette variété est soulignée par les bandeaux de marbre griotte qui ponctuent la surface.

Program

Public space

Location

Place de la Nation, 1000 Brussels, Belgium

Client

Chambre des représentants, Collège des questeurs, Sénat

Budget

1.200.000 €

Surface

16 050 m²

Conception

2017

Completion

2021

Statut

Execution

05

Upsylon

La résidence pour personnes âgées du Val des Fleurs (1966), objet du projet, est une des œuvres des architectes René Aerts et Paul Ramon. La résidence de Berchem a été conçue dans la forme d’un ‘Y’ dont la branche principale est orientée Nord-Sud (...)

Upsylon

La résidence pour personnes âgées du Val des Fleurs (1966), objet du projet, est une des œuvres des architectes René Aerts et Paul Ramon.

La résidence de Berchem a été conçue dans la forme d’un ‘Y’ dont la branche principale est orientée Nord-Sud afin d’offrir une orientation optimale pour les chambres et les pièces de séjour. Par son implantation basculée à 45° dans l’îlot, le bâtiment se positionne de manière courtoise et subtile par rapport aux maisons unifamiliales formant l’îlot à courtine classique : sa morphologie en Y permet de ne jamais présenter de frontalité par rapport à ces maisons.

L’écriture des élévations, tant pour les grandes façades vitrées Est et Ouest que pour les pignons dynamiques au Sud et au Nord, témoigne d’une qualité architecturale se déclinant par exemple dans la forme en plan des pignons, la silhouette des excroissances en toiture ou les fenêtres en « nœud papillon » en about des couloirs.

La résidence offre également un choix intéressant de matériaux, depuis la belle rythmique des ferronneries des garde-corps accentuée par les jeux chromatiques, en passant par la modénature ondulatoire des châssis, les briques vernissées des pignons jusqu’aux très élégants carreaux de grès célébrant l’entrée.

En outre, Aerts et Ramon créèrent d’autres éléments intéressants comme l’ancienne chapelle au deuxième étage, définie par l’exceptionnelle dalle nervurée en losanges en béton au plafond, et la façade aux colonnes trapézoïdales en béton.

Ces éléments nous convainquent de la qualité de l’ancien Val des Fleurs et de la nécessité d’une approche d’intervention patrimoniale et respectueuse de la construction existante.

Program

Renovation of an housing building

Location

Av. du roi albert, 1082 Berchem-Sainte-Agathe, Belgium

Client

Area Real Estate

Budget

7.200.000 €

Surface

5 900 m²

Conception

2021

Completion

2023

Statut

Conception

06

Terre-Neuve

La jonction Nord-Midi est l’une des connexions ferroviaires les plus fréquentées d’Europe. Réalisée entre 1902 et 1950, elle a fortement malmené le tissu urbain historique de Bruxelles, en passant littéralement au travers des îlots qui se trouvaient (...)

Terre-Neuve

La jonction Nord-Midi est l’une des connexions ferroviaires les plus fréquentées d’Europe. Réalisée entre 1902 et 1950, elle a fortement malmené le tissu urbain historique de Bruxelles, en passant littéralement au travers des îlots qui se trouvaient sur sa route. La rencontre entre ces deux échelles, l'une métropolitaine et linéaire, l'autre, locale et vernaculaire, a formé des plaies qui ne se sont jamais vraiment refermées. La nouvelle salle de sport Terre-Neuve prend place sur un de ces lieux, enserrés entre l’imposant mur courbe du chemin de fer et un groupe informe d’annexes de coeur d'îlot. Devant l'impossibilité évidente de résoudre cette fracture, nous prenons le parti d'ajouter un troisième élément, en fond de parcelle, qui s'assume comme tel et n'essaie pas de marier les deux autres.

Le site est complexe et il convient de l'aborder d'un point de vue paysager. Trois zones distinctes sont identifiées. La première zone, en entrée de parcelle, fonctionne comme une zone d'attente, où les utilisateurs de la salle, les habitants et les écoliers du quartier peuvent se rencontrer. La deuxième zone est conçue comme un jardin public un peu sauvage, une sorte de verger urbain avec des arbustes et des graminées ; elle endosse un rôle de tampon entre le site et les jardins des habitations attenantes. Enfin, à l'aboutissement du chemin qui commence depuis la rue et traverse le jardin, on trouve la troisième zone, composée par la salle de sport et son parvis.

Cette dernière consiste en un objet simple, compact, où les fonctions se superposent. Au rez-de-chaussée, on trouve les vestiaires et les dojos. Au dessus, la grande salle de sport se pose comme un lanterneau. La structure est brute, de la couleur des anciennes peintures antirouille, faisant écho au contexte industriel et ferroviaire ambiant. Les ouvertures, larges, généreuses, confèrent de la légèreté au bâtiment et offrent, de l'intérieur, des vues exceptionnelles sur le bal des trains. Du reste, la proximité des voies fait du site un lieu à grande visibilité. Cette transparence donne à voir, aux milliers de voyageurs qui passent par là, moins l'objet architectural lui-même que les activités qu'il héberge. Dans l'espace résiduel, laissé entre la salle de sport orthogonale et le mur de la voie ferrée, s'imbrique un pavillon. Il est constitué d’une toiture parabolique tendue entre ces derniers et permet, par sa forme unique, de transformer cet endroit très étriqué en un espace généreux. Au premier étage, sous cette toiture enveloppante, une salle polyvalente est en connexion avec la grande salle.

Le projet Terre-Neuve part de l'acceptation de son contexte chaotique, en choisissant de valoriser l'espace résiduel situé entre deux mondes très différents. Par l'ajout d'un troisième élément, le vide initial devient un véritable lieu.

Program

Sports Hall

Location

Rue Roger Van Der Weyden, 1000 Bruxelles, Belgium

Client

Ville de Bruxelles

Budget

5.200.000 €

Surface

2600 m²

Conception

2016

Completion

2021

Statut

Execution

Consultants

UTIL, MATRIciel, ATS

07

Renoir

Situé en seconde couronne de Bruxelles, le site prend place entre deux conditions très différentes : d’un côté, un mur de cimetière de 400m et de l’autre, un tapis vert monotone semé de blocs répétitifs de logements en béton silex des années 70. La p (...)

Renoir

Situé en seconde couronne de Bruxelles, le site prend place entre deux conditions très différentes : d’un côté, un mur de cimetière de 400m et de l’autre, un tapis vert monotone semé de blocs répétitifs de logements en béton silex des années 70. La parcelle du projet est un exemple de permaculture qui s’ignore : une longue bande boisée pixellisée de nombreux potagers spontanés. Le projet choisi de s’installer afin de maintenir et développer ce génie du lieu semi-sauvage un peu berlinois, si rare à Bruxelles. L’implantation minimise son emprise au sol en se résumant à six émergences simples et abstraites. Les gabarits choisis installent une dialectique qui prolongent et reformulent ceux du quartier voisin de logements. Chaque trio de tours défini une placette minérale qui s’adresse à la collectivité élargie. Ce salon extérieur est activé par une plinthe urbaine d’espaces communautaires variés (serres, atelier bricolage, wasserette, etc…). D’autres espaces partagés (box, joker room, etc…) animent les étages à un niveau de collectivité plus restreint. Autour de ces deux clairières habitées, la bande boisée est enrichie de potagers supplémentaires et confortée dans son rôle de forêt productive et d’incubateur de lien social pour l’ensemble du projet et du quartier.

Program

160 housing units

Location

Rue Auguste Renoir, 1140 Evere, Belgium

Client

SLRB

Budget

22.600.000 €

Surface

18.800 m²

Conception

2016

Completion

2024

Statut

Tender

Consultants

Tractebel Engie

08

Repos

Les habitants de cette parcelle, à proximité du cimetière de Dieweg, ont une demande simple qui constitue un exercice architectural récurrent : la construction d'une extension pour leur maison unifamiliale. Pour cause, les espaces de vie sont devenus (...)

Repos

Les habitants de cette parcelle, à proximité du cimetière de Dieweg, ont une demande simple qui constitue un exercice architectural récurrent : la construction d'une extension pour leur maison unifamiliale. Pour cause, les espaces de vie sont devenus trop étroits pour un foyer de cinq personnes, et le volume de la cuisine doit être repensé.

Le terrain est en hauteur par rapport à la rue, faisant une légère butte, et la maison du XIXe siècle qui l'occupe a la particularité d'avoir trois façades, contrairement à la plupart des maisons bruxelloises, qui en ont deux. Ici, le jardin contourne l'édifice et borde sa longue façade plein sud puis s'évase, et s'étend profondément vers le coeur de l'îlot. Un vieux mur en briques l'accompagne et ceint la propriété. Nous suivons ce mur comme un guide, et déposons perpendiculairement deux objets légers et transparents, qui s'adossent à la maison. Le premier volume prolonge le vestibule existant et sert de porche d'entrée. Le second volume, plus vaste, abrite la salle à manger et le salon. Ses deux grandes parois vitrées s'ouvrent amplement sur le jardin et la végétation omniprésente ; côté sud, un vitrage structuré met en scène l'arrière plan de briques rouges. Un patio naît entre ces deux volumes, comme une pièce extérieure, et devient le nouveau centre de gravité de la maison.

Enfin, un dernier volume plus massif est formé par le prolongement du mur en briques, qui se retourne sur lui-même pour créer un espace. On l'utilisera comme un atelier, comme un endroit où pédaler au calme, et comme un rangement, où entreposer les outils et les accessoires de jardin.

Ce jeu de séquences, le long du mur, permet de donner un emploi plus clair à des espaces jusqu'alors informels et confère à ces derniers différents degrés d'intimité : la rue, le patio, la maison, le jardin.

Le choix d'une architecture légère, où la fine structure métallique semble mettre en suspension des dalles horizontales, autorise cette distinction sans obstruer les perspectives sur le jardin. En outre, sa nature flottante, presque à l'image d'un meuble que l'on dispose, permet un dialogue subtil avec la maison

Program

Individual housing

Location

1180 Uccle, Belgium

Client

Private

Budget

135.000 €

Surface

80 m²

Conception

2016

Completion

2021

Statut

Execution

09

RTBF

Dans le contexte à créer de toute pièce du nouveau parc des médias, le nouveau siège de la RTBF, la télévision francophone belge, prend place autour de la place des Médias en cherchant à établir une connivence avec son seul voisin, le futur bâtiment (...)

RTBF

Dans le contexte à créer de toute pièce du nouveau parc des médias, le nouveau siège de la RTBF, la télévision francophone belge, prend place autour de la place des Médias en cherchant à établir une connivence avec son seul voisin, le futur bâtiment de la télévision flamande VRT, conçu par les architectes Robberecht Daem et DierendonckeBlancke. Le projet proposé au concours réinterprète l’archétype du palais urbain, une demeure privée à vertu publique qui combine l’art de construire l’espace public avec mesure et la fabrication d’un monde intérieur personnalisé. La maison des Médias de la RTBF habite l’espace partagé de la ville et est habitée par ses usagers. L’opacité de notre référence historique est remplacée par des façades d’une infinie profondeur révélant de manière franche ce qui est produit en sons sein. Le bâtiment devient un « palais nu » qui, dans sa simplicité extérieure, illustre un esprit de corps, une identité commune. Au sein de son gabarit compact, le bâtiment propose des spatialités intérieures intensifiant une proximité stimulante entre les lieux de production, les rédactions et les espaces administratifs. La mise en place très interconnectée de ce monde intérieur favorise l’interaction plutôt que la hiérarchie. La coupe révèle la dynamique interne du projet qui superpose et fait interagir trois mondes : en lien avec la place des médias, le monde public de studios ; au centre, le monde de l’information organisé autour de la news room et en couronnement, le monde des bureaux séquencé d’une cascade de jardins suspendus.

In association with V+ Bureau Vers Plus De Bien-Etre

Program

RTBF new headquarters, office and studio

Location

Boulevard Auguste Reyers 52, 1030 Schaerbeek, Belgium

Client

RTBF

Budget

88.000.000 €

Surface

38.000 m² HS & 25.750m² SS

Conception

2015

Completion

2023

Statut

Execution

Consultants

Tractebel Engineering, SOCOTEC Belgium

10

Urban Court

Le projet de 142 logements, professions libérales et commerces prend place dans un quartier ayant subi d’importantes transformations lors de la construction de la jonction ferroviaire entre les gares du nord et du midi. Des années 50 à 80, des gros b (...)

Urban Court

Le projet de 142 logements, professions libérales et commerces prend place dans un quartier ayant subi d’importantes transformations lors de la construction de la jonction ferroviaire entre les gares du nord et du midi. Des années 50 à 80, des gros bâtiments de bureaux ont remplacés le grain fin des logements et commerces, faisant évoluer progressivement un quartier mixte, populaire et animé, vers un quartier monofonctionnel et moribond en soirée. Aujourd’hui, ce projet (et d’autres) inverse cette tendance et réintroduit de la mixité et de l’habitat dans ce quartier.

Après avoir analysé en profondeur le bâtiment existant de parking et de bureaux, il s’est avéré impossible, essentiellement pour des questions de morphologie structurelle et de densité bâtie, de rénover celui-ci en logements de qualité. En outre, l’option d’une démolition-reconstruction, bien que moins défendable écologiquement parlant, a néanmoins permis de retravailler positivement le rapport interactif du bâtiment, de son intérieur d’ilot et de la rue. L’ouverture de l’angle marque l’entrée du projet vers son grand jardin intérieur et offre un prospect intéressant depuis la rue.

Un socle affirme la mixité programmatique du projet, séquence le gabarit du bâtiment et lui donne une assise dans la pente de la rue aux Choux. Le plissement des façades de la rue du Marais permet d’offrir plus de vues diagonales aux logements dans cette rue étroite. Ces plis ainsi que les arrondis de la percée vers le jardin intérieur jouent avec la lumière du soleil. Ils fabriquent sur les façades en briques vernissées bleu ciel des reflets changeants tantôt diaphanes tantôt miroitant.

Program

142 housing units

Location

Rue du marais, 1000 Bruxelles, Belgium

Client

AG Residential (Private)

Budget

20.000.000 €

Surface

13.000 m²

Conception

2016

Completion

2022

Statut

Execution

11

Solbosch

En passant devant le n°110 de l'avenue Adolphe Buyl, en face de l'Université Libre de Bruxelles, on ne peut que s'étonner de cette étrange faille, formée par deux pignons presque aveugles et qui n'aboutit sur rien, sinon un petit nombre d'emplacement (...)

Solbosch

En passant devant le n°110 de l'avenue Adolphe Buyl, en face de l'Université Libre de Bruxelles, on ne peut que s'étonner de cette étrange faille, formée par deux pignons presque aveugles et qui n'aboutit sur rien, sinon un petit nombre d'emplacements de stationnement. À gauche de cette parcelle vacante, on trouve le centre médical Solbosch, joyaux néogothique, à droite, la résidence Solbosch, qui fait face au square Dewez, et forme un arc à la jonction avec l’avenue Brillat-Savarin. À l'intérieur de cet îlot essentiellement résidentiel sont disposés certains équipements publics importants, tels que le groupe scolaire communal « les jardins d'Elise », les bâtiments de l'institut technique René Cartigny, et les annexes du centre médical. Ces dernières se connectent à un grand parc privé, où la végétation abonde ; il occupe le plein coeur de l'îlot et s'offre à la vue de tous ses habitants. Le projet repose sur trois interventions :

D'abord, le volume du centre médical est rehaussé d’un niveau en intérieur d'îlot. Il s'agit d'une construction légère en bois qui prend appui sur la structure existante. Ensuite, le pavillon existant à l'arrière du site est remplacé par un neuf. Cela permet de proposer une architecture plus adaptée aux besoins du centre médical et d'améliorer la qualité de ses services. De surcroît, sa nouvelle implantation s'intègre dans un plan d'aménagement paysager en lien avec le parc, qui assure la continuité des espaces végétalisés.

Enfin, par un jeu de symétrie autour du bâtiment d'angle, un immeuble de logement de sept étages est construit entre les deux pignons en attente, venant fermer l'îlot. Ce volume opère une transition géométrique et chromatique entre les bâtiments qui le flanquent, abolissant ainsi le déséquilibre existant entre ces deux entités. Il affirme sa position d'articulation et termine la séquence urbaine. En son rez-de-chaussé, une entrée traversante annonce le jardin. Au-dessus, chacun des logements est prolongé vers l'avenue par une terrasse généreuse aux angles arrondis. Ces terrasses forment la façade et répondent à la composition horizontale de la résidence Solbosch d'une part, et aux bandeaux de pierre bleue du centre médical d'autre part. Lorsque l'immeuble émerge, dépassant le toit néogothique, il dévoile une troisième façade qui s'ouvre sur le lointain.

Ainsi, par l'ajout de trois entités, le projet s'emploie à la tâche complexe de répondre à la fois à des problématiques urbanistiques et paysagères, comme la relation à l'espace public, l'articulation aux bâtiments adjacents et la connexion avec le parc arrière mais aussi à des questions architecturales plus subtiles, qui nécessitent un travail de dentelle. Tout cela en veillant scrupuleusement à la préservation du patrimoine et de la biodiversité déjà présentes sur le site.

Program

Renovation and extention in office and housing

Location

Av. Adolphe Buyl, 1050 Ixelles, Belgium

Client

Private

Budget

6.000.000 €

Surface

3.000 m²

Conception

2016

Completion

2022

Statut

Tender

12

Anderlecht City Hall

Le projet propose l'extension de la Maison Communale d'Anderlecht avec l'intention initiale de réorganiser entièrement son programme. Construite entre 1877 et 1879, en un style caractéristique de l'éclectisme, aujourd’hui appelé néo-renaissance flama (...)

Anderlecht City Hall

Le projet propose l'extension de la Maison Communale d'Anderlecht avec l'intention initiale de réorganiser entièrement son programme. Construite entre 1877 et 1879, en un style caractéristique de l'éclectisme, aujourd’hui appelé néo-renaissance flamande, elle est en partie classée Monument Historique depuis 1995 et se situe dans un contexte urbain très dense et très minéralisé.

Au fil du temps sont venus s'y agglomérer des édifices de tailles et de surfaces très variées, possédant souvent leur entrée propre, afin d'accommoder les agrandissements successifs des services communaux. Il en résulte un amas désordonné de constructions, à la lecture difficile et à l'usage confus. La demande de la Commune était de clarifier cet ensemble, d'étendre une nouvelle fois les espaces dédiés à l'administration et de rendre les bureaux plus appropriés aux modes actuels d'organisation du travail.

Dès lors, notre intervention peut être résumée en deux gestes :

D'abord, nous créons un socle qui connecte tous les édifices au rez-de-chaussée et permet de centraliser les accès, réservant à l'entrée monumentale son usage solennel. On y trouve les fonctions accessibles au public. Elles s'organisent autour de deux patios, abondamment plantés, qui font entrer la lumière. L’un est exclusivement dédié aux employés, le second est un jardin dont bénéficient les visiteurs. En outre, ces espaces extérieurs forment la façade intérieure du projet, continue et vitrée.

Ensuite, deux volumes en hauteur viennent se poser sur le socle pour suturer l'îlot. Ils contiennent les bureaux des échevins et des secrétaires, ainsi que des espaces communs et des salles de réunion. Leurs façades sont volontairement sobres, composées de briques monochromes et de bandeaux de fenêtres verticaux relativement abstraits. Derrière le vitrage, les dalles horizontales s'alignent aux ouvertures de la Maison Communale, comme un rappel subtil de cette architecture. De la sorte, par cette recherche matérielle tout en retenue et la manière dont ils sont articulés, les volumes ne s'affirment pas mais constituent plutôt un arrière-plan au bâtiment patrimonial.

Ainsi, grâce à une intervention d’ampleur mais délicate, la Maison Communale d’Anderlecht trouve un ancrage fort dans son quartier. Elle offre aux riverains des espaces accueillants, plus lumineux et recouvre la clarté de son usage, autant de qualités nécessaires à un bâtiment public.

Program

Extension and renovation of the city Hall

Location

Place du Conseil 1, 1070 Anderlecht, Belgium

Client

Commune d'Anderlecht

Surface

7.000 m²

Conception

2014

Completion

2023

Statut

Tender

Consultants

PFC Engineering, ATS, SOCOTEC

13

Erasmus

Construire dans un nouveau quartier urbain est toujours une épreuve, particulièrement lorsque l'on se trouve contraint par un plan masse dense et inflexible. Ce dernier propose un ensemble d'îlots semi-ouverts, épinglés entre le boulevard Henri Simon (...)

Erasmus

Construire dans un nouveau quartier urbain est toujours une épreuve, particulièrement lorsque l'on se trouve contraint par un plan masse dense et inflexible. Ce dernier propose un ensemble d'îlots semi-ouverts, épinglés entre le boulevard Henri Simonet et la voie ferrée du futur RER, introduisant un véritable morceau de ville dans la périphérie de Bruxelles. Le bâtiment S, premier des deux volumes dont nous nous occupons, présente une longueur et une hauteur importantes qui font de lui un élément phare du quartier. Si sa façade qui borde le boulevard bénéficie d'un bon ensoleillement toute l'année, elle se trouve fortement exposée au trafic. Sa façade arrière, quant à elle, est calme mais souffre d'un manque de lumière notable.

Le bâtiment V est dans une configuration similaire, avec une façade bien orientée, et l'autre en carence de soleil. Il jouxte, au nord-ouest, une placette définie par le permis de lotir qui constituera un espace généreux dont les habitants pourront disposer. Puisque les volumes capables suggérés par le plan masse sont trop épais, une frange de deux mètres est intégralement utilisée pour implanter les terrasses des logements. En plus de former un écran contre les pollutions sonores du boulevard grâce à des garde-corps massifs, cela permet de réduire la profondeur des appartements. Côté rue, les terrasses et les séjours profitent donc du meilleur ensoleillement tandis que les chambres à coucher se concentrent le long de la façade intérieure de l'îlot, où elles s'accommodent parfaitement du calme et de l'apport solaire limité.

Pour pallier la rigidité des gabarits imposés par le permis de lotir, et sans réelle possibilité d'agir sur la volumétrie, nous recourons à plusieurs stratégies. D'abord, le placement des terrasses en quinconce crée une vibration de la façade, et en amenuise la sensation de longueur ; la trame régulière du premier plan, fait de pleins et de vides, allège le caractère imposant des édifices ; les doubles hauteurs ainsi générées s'ouvrent à la lumière qui peut pénétrer plus profondément dans les logements. Du reste, des matériaux simples et bruts sont utilisés, tels que des briques récupérées et du béton, sur base d'une palette à dominante rouge, afin de donner un grain subtil au bâtiment.

Tous ces dispositifs témoignent de notre volonté de créer, malgré la géométrie figée, un bâtiment singulier, au jeu de façade vibrant, et fait de matériaux bruts, dans un contexte où l'architecture est relativement pauvre, lisse et verse dans la neutralité.

Program

210 passive social housing units

Location

Rue du Chaudron & Boulevard H. Simonet, 1070 Anderlecht, Belgium

Client

SLRB

Budget

28.500.000 €

Surface

21.000 m²

Conception

2014

Completion

2022

Statut

Tender

Consultants

Tractebel Engineering

14

Armée

L’immeuble fut construit en 1926 pour le compte de la Maison de Haute-couture SMETS dans le style des Beaux-Arts (1914-1930) pour la façade et Art-Déco (1910 – 1930) pour l’intérieur. Les plans de Permis de bâtir sont datés du 26 mai 1926 et sont si (...)

Armée

L’immeuble fut construit en 1926 pour le compte de la Maison de Haute-couture SMETS dans le style des Beaux-Arts (1914-1930) pour la façade et Art-Déco (1910 – 1930) pour l’intérieur. Les plans de Permis de bâtir sont datés du 26 mai 1926 et sont signés par Monsieur Joseph Smets. Ces plans renseignaient les affectations suivantes :

  • Au n°82, le projet consistait en l’aménagement d’un jardin et la construction d’un bâtiment à l’arrière, en fond de parcelle, sur deux niveaux. Ce dernier abritant un grand garage, des vestiaires et un atelier de couture à l’étage.
  • Au n°82 A, le projet consistait en la construction d’un Hôtel de Maître abritant le logement des propriétaires mais également la réception de la clientèle (salon – cabine d’essayage etc.).

L’ensemble a abrité successivement une entreprise d’import-export en objet de décoration, la société M.D.F. (vente de vêtement) et différents cabinets d’avocats depuis 1986.

Dans sa grande majorité, le bien a gardé ses éléments architecturaux d’époque. Le projet est destiné à accueillir un bureau d’une trentaine d’architectes (MDW Architecture) ainsi que 5 logements de qualité.

Le bureau MDW architecture

MDW Architecture installe ses bureaux dans ce bâtiment et offre ainsi à ses collaborateurs des espaces propices à la création (ancien atelier de couture, bureaux donnant sur jardin ou patios) et à ses clients, le plaisir de visiter la Maison de Maître au caractère indéniable.

La partie avant a uniquement fait l’objet d’une restauration et de quelques légers aménagements.

Un patio extérieur est créé pour ponctuer l'espace de transition entre la Maison de Maître et l'ancien atelier afin de profiter du soleil lors des saisons où le soleil ne descend pas jusqu’au jardin.

La démolition de l’espace de bureau donnant sur le jardin permet de désenclaver le jardin, de libérer l’ancien atelier et ainsi de créer une relation beaucoup plus harmonieuse par la création de vue direct au rez-de-chaussée et au 1er étage entre la partie avant, Maison de Maître et la partie arrière (ancien atelier). Depuis les bureaux ou salle de réunion, les clients peuvent voir l’atelier d’architecture et vice et versa.

Dans le bâtiment arrière au niveau du l’étage, l’espace fut grandement amélioré par la démolition de la mezzanine qui permet ainsi de retrouver le lanterneau (+/- 5m50 sous faite). Cet espace est conservé par la mise en place d’un grand bureau paysager et d’une connexion vers le rez-de-chaussée.

Program

Office

Location

Avenue de l'armée 82a, 1040 Bruxelles, Belgium

Conception

2014

Completion

2018

Statut

Built

Consultants

Floris Steyaert

15

CirK

Depuis les années 70, ce que les spécialistes du sujet appellent le nouveau cirque ne cesse de muter et de s'hybrider. Qu’est-ce qu’est cirque ? Performance ? Théâtre ? La richesse transversale des genres circassiens contemporains est grande et belle (...)

CirK

Depuis les années 70, ce que les spécialistes du sujet appellent le nouveau cirque ne cesse de muter et de s'hybrider. Qu’est-ce qu’est cirque ? Performance ? Théâtre ? La richesse transversale des genres circassiens contemporains est grande et belle ! C'est pour nous une évidence et elle devra se refléter dans un projet architectural multiple, poreux et propice à accueillir l’imprévisible. Le cirque ne peut être assimilé aux autres genres artistiques du spectacle vivant. Comme Patrick Bouchain, nous pensons que ce qui fait cirque aujourd’hui est peut-être cette capacité à ne pas cloisonner le spectacle et la vie des spectateurs. Il ne s’agit donc pas ici de créer des coffres refermés sur eux-mêmes, mais bien de proposer une société de lieux qui soient les plus poreux et interconnectables possibles, ouverts sur la vie du quartier et la ville. Le cirque n’est pas, comme au théâtre, un spectacle frontal. L'architecture proposée doit nous ramener à cette circularité infinie du cirque, à ces idées d'itinérance et de campement qui sont dans l'adn du cirque. Etre toujours en mouvement dans des lieux en perpétuelle reconfiguration et finalement, pour le public, venir dans un archipel d'endroits qui ne sont jamais vraiment deux fois les mêmes... Aider à porter plus loin le risque de l'art et être un vrai activateur de Création, c’est cela que notre projet veut rendre possible. Comment ajouter un programme ambitieux dans ce site dense et complexe ? Le site qui accueille le Cirk a une complexité et densité qui le rend explicitement urbain. C’est un endroit typique où plusieurs programmes et couches historiques se rencontrent. Il est entouré d'une grande variété typologique d'habitations, de bâtiments techniques de la commune dont certains dans d'anciens halls industriels, d’une ligne de métro hors sol et d’un centre de sport lui aussi hébergé dans un ancien entrepôt industriel. Est-ce qu'il y a encore de la place? La capacité à organiser des vides signifiants et des volumétries intégrées à cet environnement déjà très dense est un des enjeux majeurs du projet. Réussir à insérer avec courtoisie urbaine les importants gabarits des trois grandes salles principales dans le tissu existant d'habitations est une des gageures principales de la question posée. Cependant, nous voyons dans cette proximité directe avec le contexte la possibilité de réaliser un projet qui est intensément lié à la ville et à la rue… Plutôt qu’un bâtiment iconique isolé, notre projet se veut un bout de ville connecté à son contexte, en continuité avec le tissu physique et le terreau social du quartier. La question reste bien sûr comment ajouter trois volumes comme ceux-ci dans le respect des habitations avoisinantes? Nous proposons de donner à chaque salle son caractère propre, tout comme dans l’Espace Catastrophe où chaque salle a sa propre forme, son atmosphère et un nom unique. Chaque salle a une forme et des finitions singulières. Cette différenciation formelle nous aide également à intégrer les salles d’une façon plus juste et subtile dans le site.

La Salle Ronde

Cette salle cylindrique, avec un diamètre de 22 mètres et une hauteur libre de 11 mètres (sous le grid), accueillera les entrainements et les programmes de formations. Elle se trouve du côté le plus public du site, à la fois un peu en retrait de la rue et clairement tournée vers le parc de la place Victoria. Le choix d’un volume cylindrique plutôt que la « boite» demandé dans le cahier de charge a plusieurs raisons: tout d’abord c’est une forme qui s'intègre avec plus de douceur dans son contexte. Elle minimalise son impact sur les maisons voisines et elle se démarque du centre sportif. Ensuite le cercle est une forme qui résonne avec l’imaginaire du cirque : le chapiteau, la piste, l’anneau, l’espace infini, etc... Toutes ces images circulaires qu’on associe avec le cirque. Le mot latin ‘circus’ ne désigne-t-il pas à l’origine un cercle, puis un cirque (enceinte circulaire)? Pour réaliser cette salle, nous proposons de requalifier l’entrée de la salle Victoria. Dans son état actuel, l'accès au centre sportif n'est pas clair et manque d'ergonomie. Nous pensons qu’il est opportun d’utiliser le nouveau projet pour résoudre les problèmes de cette entrée à la salle Victoria et créer une véritable rencontre entre les deux équipements et leurs publics respectifs. Par cette requalification, nous donnons plus d’air au cirque tout en créant une entrée digne de ce nom pour le centre sportif. Pour cela, l’ascenseur est déplacé et l’étage sous l’escalier extérieur est démoli. Les espaces techniques qui se trouvent à l’étage en dessous sont laissés inchangés. En arrivant depuis la rue Stepman, on perçoit tout d'abord deux espaces qui assurent la porosité du projet et un accueil invitatif pour les passants et les visiteurs : un patio planté appropriable en journée et un parvis minéral tourné vers la place Victoria (et en lien direct avec son chapiteau). Le parvis minéral donne accès à la salle de sport Victoria ainsi qu'à la cafétéria et aux bureaux de CirK. Sur le toit de la salle Ronde et accessible pour un noyau de circulations verticales placé à l'arrière de la salle, on retrouve le logement du concierge et le village des artistes. Ils profitent d'une large vue sur CirK et sur tout Bruxelles. Ce lieu panoramique exceptionnel enrichi la panoplie de lieux disponibles dans le projet et peut accueillir ponctuellement des petits spectacles de maximum 50 personnes.

La salle Carrée

Avec une mesure de 20 mètres par 20 mètres et une hauteur libre de 11 mètres, elle hébergera le grand studio. Elle se place en retrait du cul-de-sac de la rue du Neep. Ce recul permet de créer une respiration et un parvis qui sera une interface appropriable entre le quartier et Cirk. Malgré son gabarit, la salle laisse de l’air et de la lumière aux maisons voisines. Le parvis et ses gradins pourront être utilisés comme studio extérieur. L'animation et les spectacles pourront déborder du site et activer la rue (lors des festivals, mais aussi lors de simples répétitions extérieures). Il marque également le début de la future promenade verte. Cette salle est soulevée pour garantir l'accès aux camions communaux et accueillir au rez un lobby et 3 ateliers. Ce soulèvement permet d'offrir des belles vues sur Bruxelles depuis la salle et un rapport visuel réciproque et inattendu entre ceux qui occupent la salle et ceux qui passent en métro. La salle Longue Le petit studio sera logé dans le bâtiment industriel vide qui se trouve au milieu du site. Cette salle mesurera 10,5 mètres sur 28 mètres et aura une hauteur libre de 8 mètres. Un noyau de circulations verticales est placé à l'intersection de la salle Longue et de la salle Carrée. Dans le même esprit de récupération qu’on retrouve à l’Espace Catastrophe, il nous semble pertinent de réutiliser cette structure plutôt élégante. L’impact du volume proposé en cœur d'ilot par le Cahier des charges risque d'être, du point de vue des riverains immédiats, totalement inacceptable. La seule alternative serait d’enterrer le volume mais le coup d’une telle intervention serait excessif tenant compte du budget donné. Plutôt que de faire tabula rasa de tout l'existant, une des richesses de notre projet tient donc dans la capacité à combiner les qualités et les atmosphères de l'ancien et du nouveau.

Une séquence d’espaces poreux, appropriables et complémentaires

L’étendue du site et sa fragmentation nous donne la possibilité d’envisager un espace collectif qui relie les salles dans une séquence de lieux intérieurs et extérieurs qui vont de la place Victoria à la fin de la rue du Neep. La séquence pourrait être vécue comme ceci: arrivant de la place Victoria, nous marchons vers le nouveau CirK. Tout d’abord, nous passons un parvis qui est légèrement plus haut que la rue. C’est un espace bien circonscrit qui est surplombé par la salle de répétition. Une sorte d’antichambre extérieure qui donne sur la rue. Les façades sont en briques récupérées lors des démolitions et blanchies à la chaux. Ce premier espace est un des quatre espaces extérieurs définis par un bâtiment en forme de croix sur lequel la salle cylindrique est posée. Droit devant nous le hall d’entrée du Centre sportif Victoria. A notre droite sur les murs du centre sportif, la programmation de celui-ci est affichée. A notre gauche, l’entrée du CirK. De grandes fenêtres nous offrent des vues généreuses sur l’intérieur. Sur une mezzanine, on aperçoit des gens assis à des tables. On rentre dans le CirK. A notre gauche, sous la mezzanine, on trouve un premier espace d’accueil avec quelques vieux fauteuils et des tables basses de récupération qui sont répartis aléatoirement dans l’espace. Contre le mur arrière, un escalier droit monte à la mezzanine et sous cet escalier, il y a une myriade d’affiches et de flyers. Nous continuons notre promenade et nous nous trouvons à présent au centre dans la cafétéria. La hauteur sous plafond est de 5 mètres. Des chaises sont réparties dans l’espace autour de tables rondes. Lorsqu'on pousse les tables, cet espace peut accueillir un petit spectacle de cirque mais aussi un cabaret, des contes, etc... Les parois de cet espace sont laissées dans leurs états bruts. Le sol et le plafond sont en béton. Les murs du fond en briques récupérés et les châssis en aluminium. Une des ailes de la croix est occupée sur deux étages par les bureaux qui sont ouverts sur la cafétéria et ont une vue direct sur l’entrée, l’accueil et la rue. Au fond de la cafétéria se trouve l’ascenseur et l’escalier qui mène à la salle de répétition, à la passerelle et aux logements qui se trouvent en toiture. La passerelle est au même niveau que les deux grandes salles (Ronde et Carrée). Une personne PMR peut donc circuler confortablement sur tout le site. Les logements en toiture (artistes et concierge) sont pensés comme un ensemble de chambres organisées d’une façon informelle autour d’un espace commun central. Ils sont en bois pour limiter leur impact sur la structure de la salle Ronde et accentuer leur aspect de campement informel. Nous prenons l’ascenseur pour la passerelle extérieure qui nous amène vers les autres salles (Longue et puis Carrée). C’est une structure légère en échafaudage qui vient se poser sur le toit du bâtiment B de la commune. Plus qu'un simple passage, cette passerelle peut également fonctionner comme une terrasse que les artistes et les visiteurs peuvent s'approprier. De là, on peut voir directement dans la salle de répétions. Nous continuons notre promenade en passant dans la toiture de la salle Longue. Nous sommes à présent dans un passage protégé qui nous offre, à travers le ‘tension grid’, une perspective vertigineuse sur la salle Longue en contrebas (petit studio). Au bout du passage, nous sortons sur une terrasse qui se trouve en haut d'un escalier-gradin. A cet endroit nous voyons directement dans la salle Carrée (grand studio). A notre droite un passage mène à l’ascenseur qui nous amène aux deux studios. Nous descendons l’escalier-gradin pour terminer sur le parvis extérieur qui relie Cirk, la rue du Neep, la promenade verte et la Ville.

La matérialité

A l'extérieur, les façades des salles Ronde et Carrée sont bardées d'une tôle ondulée finement perforée. Les plis de cette tôle rappellent les ondulations d'un rideau de scène. Ils jouent entre reflet et ombre avec la lumière du soleil. La nuit, cette peau irisée entre en vibration grâce à un éclairage périmetral placé en pied de bardage et coloré par intermittence aux trois couleurs primaires du cirque : jaune d'or, rouge sang, bleu royal. Les deux salles deviennent alors, comme les chapiteaux de notre enfance, des lanternes magiques qui signalent à tous la singularité circassienne du lieu. A l'intérieur, les bâtiments sont des supports dont les matériaux sont robustes et peu couteux. Les murs sont laissés totalement bruts. Cette frugalité induit une appropriation plus libre par les usagers. On n'a pas peur de planter un clou. Il n'y a pas de finitions fragiles ni de couleurs autres que celles des matériaux originels des murs porteurs. Le projet doit pouvoir supporter de changements réguliers, des ajouts temporaires et/ou informels. Le bâtiment est un support qui demande à être approprié et chaque paroi (pas seulement le sol) est potentiellement un surface active.

En guise de conclusion, quand nous cherchons une image de l’architecture du cirque dans notre mémoire, une multitude de visions nous viennent à l’esprit. Celle du chapiteau bien sûr, avec sa structure légère drapée d’une toile colorée qui nous offre une architecture temporaire et nomade et une silhouette typique qu’on retrouve dans les dessins d’enfants. A cette image classique, le cirque contemporain en a ajouté d'autres. Celle d’un bâtiment industriel existant approprié, parfois rénové, parfois laissé dans son état brut et souvent, comme à l’Espace Catastrophe, un peu des deux. Aujourd'hui, un autre endroit héberge de plus en plus les spectacles de cirque : la salle de spectacle contemporaine. Cette black box neutre est habillée de toutes les techniques théâtrales nécessaires. Même est-ce bien l’habitat naturel des arts circassiens? Car le cirque est par définition circulaire et n’a pas besoin de scène... Finalement l’endroit le plus propice pour le cirque n'est-il pas tout simplement la rue ? Car c’est l’endroit où il exprime le mieux son côté nomade, sa prédilection pour la fête, pour la rencontre et le partage. Notre projet veut être la synthèse foisonnante non pas d'une seule, mais bien de toutes ces manières d'aborder le cirque d'aujourd'hui et de demain.

Location

Rue du Neep 31, Koekelberg, Belgium

Client

Commune de Koekelberg (public)

Budget

4.961.000 €

Surface

3.600 m²

Consultants

Abcis-Van Wetter, Ney + Partners, Bureau Wolf, PS2

Conception

2014

statut

Competition

16

Villa W

Le projet repense complètement les volumes de la maison et sa relation au jardin. Une série de petites démolitions permettent d’ouvrir le cœur de la villa sur le jardin arrière et latéral, ce qui permet également de bénéficier d’un apport de lumière (...)

Villa W

Le projet repense complètement les volumes de la maison et sa relation au jardin. Une série de petites démolitions permettent d’ouvrir le cœur de la villa sur le jardin arrière et latéral, ce qui permet également de bénéficier d’un apport de lumière naturelle beaucoup plus important.

La maison est étendue latéralement et en façade arrière afin de redimensionner les espaces aux besoins des occupants, et notamment de créer une pièce de séjour aux dimensions généreuses.

Afin d’atténuer la déclivité du terrain génère une sensation d’enclavement, la terrasse est étendue et de ce fait les qualités visuelles et lumineuses des pièces occupants le rez-de-chaussée sont améliorées.

Une attention particulière a été apportée à la relation de l’extension avec le bâtiment existant. L’extension se présente tel un socle de verre surmonté d’une construction existante préservée à l’identique. Seul un escalier vient discrètement se présenter sur une des façades latérales.

La structure béton de l’extension, apparente, est tramée sur la construction existante. Quelques panneaux de remplissage en béton structuré contribuent à la fonctionnalité des espaces.

Le nouveau socle vitré est agrémenté de deux patios. Le premier crée une entrée protégée et couverte. Le second, à l’arrière, apporte un maximum de lumière en cœur de maison.

La zone de terrasse est redessinée et centrée sur la parcelle. Elle vient se fondre dans la végétation.

Program

Renovation and extension of a single family house

Location

Avenue du Bois de la Cambre 218, 1050 Ixelles, Belgium

Client

Private

Budget

800.000 €

Surface

322 m²

Conception

2013

Completion

2016

Statut

Built

17

Hôtel de Police & Charleroi Danses

Le nouvel Hôtel de Police de Charleroi s’implante dans le complexe existant des Casernes Defeld datant du XIXe siècle. Au cœur de l’ensemble s’élève une tour passive de 75 mètres en forme de cylindre elliptique. Habillée de brique émaillée bleue, (...)

Hôtel de Police & Charleroi Danses

Le nouvel Hôtel de Police de Charleroi s’implante dans le complexe existant des Casernes Defeld datant du XIXe siècle.

Au cœur de l’ensemble s’élève une tour passive de 75 mètres en forme de cylindre elliptique. Habillée de brique émaillée bleue, elle constitue un nouveau repère fort pour Charleroi et dialogue subtilement avec le beffroi de l’hôtel de ville.

La tour, couplée aux deux ailes anciennes rénovées basse-énergie, constitue un Hôtel de Police abritant 17.000 m² de bureaux, un secteur détention, un secteur logistique, le poste de police de Charleroi Centre et un large parking sous-terrain.

Les trois corps de bâtiment sont reliés au niveau du rez-de-chaussée par l’intermédiaire d’un hall où s’effectuent tous les contrôles nécessaires à la sécurité du fonctionnement du programme.

A l’extérieur, l’espace dégagé au cœur du site est aménagé en une large place ouverte sur la ville. Son sol est pavé de briques rouges et de bandes de briques bleues qui lient la tour avec son environnement

L’extension de Charleroi Danses s’attache à conserver l’atmosphère et l’esprit « village » de cet ensemble à la renommée internationale : les nouveaux studios de danse et les logements d’artistes sont abrités dans de petits bâtiments de brique distribués le long de la voirie intérieure. Le lieu conserve son identité paisible et créative.

Si l’entrée sur le boulevard est maintenue, l’accès est aménagé de plein pied avec la rue pour inviter le promeneur à pénétrer à l’intérieur, attiré par un atrium en transparence sur toute la hauteur de la baie.

Sur le toit du grand studio de danse, le Foyer est une petite construction légère posé comme une tente nomade qui renvoie à la vie des artistes, à la légèreté des danseurs. La bâche vive qui le recouvre constitue un signal contemporain identifiant clairement le lieu et sa fonction d’équipement.

Pour compléter ce programme, une brasserie est créée dans le prolongement du mur d’enceinte. Cet espace permet aux personnes de se restaurer pendant la journée ou après les spectacles et de redonner une animation dans le quartier.

In association with Ateliers Jean Nouvel

Program

New police headquarters

Location

Caserne Defeld, Boulevard Mayence 67, 6000 Charleroi, Belgium

Client

Groupe CFE / Ville de Charleroi (public)

Budget

45.000.000 €

Surface

51.410 m²

Conception

2011

Completion

2014

Statut

Built

Consultants

VK Engineering, DTS & Co, MATRIciel, Venac

Awards

  • 2016 - Brick Award nominee
  • 2015 - CTBUH Best Tall Building Europe Finalist
  • 2012 - MIPIM Award, Future Projects
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Delhaize Quai de Rome

L’ambition singulière de ce projet est de montrer qu’un programme aussi basique qu’un supermarché peut, lui aussi et s’il est manipulé avec ambition et ruse, engendrer une opération subtile d’acupuncture urbaine qui soigne le lieu où elle s’implante. (...)

Delhaize Quai de Rome

L’ambition singulière de ce projet est de montrer qu’un programme aussi basique qu’un supermarché peut, lui aussi et s’il est manipulé avec ambition et ruse, engendrer une opération subtile d’acupuncture urbaine qui soigne le lieu où elle s’implante.

Urbanisme

Situé au centre d’un ilot étanche, démesuré et très minéralisé, le projet aspire à améliorer la qualité et la porosité du site, tant pour les usagers du bâtiment que pour les habitants du quartier.

Afin de créer une nouvelle traversée piétonne publique qui recoupe l’ilot en deux, le bâtiment existant a été déplacé et relocalisé en périphérie de la parcelle.

La clarification des flux de véhicules sur l’ensemble du site et la mise en souterrain d’une partie importante du parking réduisent l’impact visuel des voitures et libèrent de vastes surfaces plantées.

La cinquième façade du bâtiment, visible depuis de nombreux hauts immeubles de logements voisins, est morcelée par des émergences qui réduisent l’impact volumétrique du supermarché. Les toitures vertes se conjuguent à un long patio intérieur planté d’arbres.

Architecture

Le travail sur la perception du projet en toiture est poursuivi et décliné dans le traitement des façades. Elles sont marquées par une série de plis qui animent la déambulation des piétons le long de la venelle.

Le bois est utilisé dans tout le projet, de la structure au choix de façade. Outre son impact moindre en termes d’énergie grise, le choix de ce matériau éco-responsable procède également de sa capacité à fabriquer un bâtiment visuellement léger et facilement adaptable et/ou recyclable.

Dans la surface commerciale, et inversement à la coutume en la matière, une attention particulière est portée aux contacts visuels avec l’extérieur et à la pénétration de la lumière naturelle.

In association with H+G Architects

Program

Construction of a supermarket and its surroundings

Location

Rue Fragnée 41, 4000 Liège, Belgium

Client

Delhaize Group (private)

budget

9.000.000 €

Surface

3.500 m²

Conception

2009

Completion

2015

Statut

Built

Consultants

Setesco, DTS

Awards

2015: Prix Belge pour l'Architecture (nominee)

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Les Courses

L’immeuble est un volume simple et compact, parfaitement intégré dans son contexte et le front bâti de l’Avenue des Courses. La façade résolument contemporaine est animée par des terrasses dont les panneaux en tôle perforée coulissent en superpositio (...)

Les Courses

L’immeuble est un volume simple et compact, parfaitement intégré dans son contexte et le front bâti de l’Avenue des Courses. La façade résolument contemporaine est animée par des terrasses dont les panneaux en tôle perforée coulissent en superposition et recomposent sans cesse l’aspect.

L'optimalisation des espaces résulte de la réduction des zones de circulation et de l'agencement rationnel des appartements. Les logements sont lumineux et les pièces de vie sont amplement ouvertes sur la rue. Les studios, mono-orientés, profitent d'un développé de près de 10m en façade.

Chaque appartement possède une terrasse orientée à l’ouest. Les baies vitrées sont placées en retrait pour éviter les surchauffes en été. Les panneaux extérieurs en tôle micro-perforée permettent de régler la luminosité intérieure souhaitée.

L'immeuble est extrêmement bien isolé au niveau thermique et acoustique. Il ne nécessite que de très peu d’énergie pour être chauffé. Le bâtiment génère également une partie de ses besoins énergétiques à l’aide de sources d’énergie renouvelable (pompe à chaleur et panneaux photovoltaïques) et fonctionne complètement sans énergie fossile (pas de chaudière). Le projet passif a été lauréat de l’appel à projet « Bâtiment exemplaire » lancé par l’IBGE en 2009.

Program

Passive residential and office building

Location

Avenue des Courses 12, 1050 Ixelles, Belgium

Client

Private

Budget

4.250.000 €

Surface

2.000 m²

Conception

2008

Completion

2012

Statut

Built

Consultants

Enesta, Sesib, Thermo-Services

Awards

  • 2016 - Prix Bruxelles Horta (nominee)
  • 2014 - Prix Biennal d'Architecture de la Commune d'Ixelles
  • 2013 - Prix Belge pour l'Energie, collective housing
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Cité Vandeuren

Le projet de la cité Vandeuren consiste à rénover 122 logements sociaux situé en première couronne de Bruxelles. Conçue dans les années ‘20, la Cité s’implante dans un quartier regroupant de nombreux autres projets dessinés par un seul architecte : (...)

Cité Vandeuren

Le projet de la cité Vandeuren consiste à rénover 122 logements sociaux situé en première couronne de Bruxelles. Conçue dans les années ‘20, la Cité s’implante dans un quartier regroupant de nombreux autres projets dessinés par un seul architecte : Joseph Caluwaers. Tout en maintenant un style personnel identifiable, Caluwaers avait imprimé à chacun de ses projets de ce quartier ixellois une variation particulière. Les implantations, gabarits et façades très ouvragées dans leur expression architectonique rythmée ainsi que le travail sophistiqué des appareillages et couleurs de briques tissent un ensemble complexe d’une valeur unique à Bruxelles. Notre intervention visait la rénovation de logements répartis dans six bâtiments, dont quatre forment un ilot à courtine classique accessible depuis la voirie par quatre césures. L’intérieur d’ilot était assez étriqué. En regard des qualités de l’existant, nous avons choisi d’intervenir furtivement. Notre projet s’exprime essentiellement en intérieur d’ilot : ce qui était sombre et encaissé s’inverse et devient une vaste chambre unifiée et illuminée par sa mono-matière blanche. Le jardin collectif central est agrandi pour renforcer la vie de la collectivité restreinte des occupants de la Cité. Les redents et les terrasses offrent une épaisseur hospitalière à l’appropriation singulière et hétérogène de chaque habitant. Depuis la rue, quelques petits volumes noirs se glissent sur les toits et dans les césures d’accès à l’intérieur d’ilot. Ils affichent, avec une mesure discrète, l’énergie retrouvée de la Cité Vandeuren.

Program

Renovation and rehabilitation of 122 housing units

Location

rue Vandeuren, rue delbove, rue dons, chée de boondael, 1050 Ixelles, Belgium

Client

BinHôme (public)

Budget

17.000.000 €

Surface

16.500 m²

Conception

2008

Completion

2017

Statut

Built

Consultants

VK Engineering, MK Engineering, FP architecture

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Le Lorrain

Ce projet « phare » du Contrat de Quartier Maritime en matière de logements consiste à dégager et désenclaver l’intérieur d’ilot entièrement bâti et offrir une respiration à la rue à l’aide d’une grande fenêtre ouverte sur le complexe. Il aspire à do (...)

Le Lorrain

Ce projet « phare » du Contrat de Quartier Maritime en matière de logements consiste à dégager et désenclaver l’intérieur d’ilot entièrement bâti et offrir une respiration à la rue à l’aide d’une grande fenêtre ouverte sur le complexe. Il aspire à donner un nouvel élan au quartier grâce à une intervention architecturale et environnementale forte, contemporaine et adaptée qui profite à la collectivité tout en gardant une trace de l’histoire industrielle du quartier et de son échelle.

Parti Architectural

La conception générale du projet reflète une approche contemporaine basée sur le génie du lieu et les recommandations du programme. On y retrouve une variété de typologies de logements : simplex, duplex et triplex de 2 à 4 chambres agencés en un bâtiment d’appartements et trois maisons en fond de parcelle.

Le site étant très enclavé par de hauts murs mitoyens, il a été décidé de dégager l’intérieur d’îlot et de surélever d’un niveau les maisons unifamiliales situées à l’arrière afin de capter au maximum la lumière et profiter d’un bon ensoleillement. Cette surélévation de niveau permet également d’accommoder un garage de plein pied et d’éviter la dépollution totale du site.

Les appartements en façade sont surélevés et en recul pour créer une première séquence visuelle entre la rue et le complexe. La réduction de la hauteur du mur mitoyen orienté à l’ouest permet de diminuer la sensation d’étouffement et de faire pénétrer la lumière dans l’intérieur d’îlot.

Un large espace de circulation est dégagé au cœur du site et génère un lieu de jeu et de rencontre pour les résidents. Chaque maison dispose également d’un jardin privé et d’un petit parvis d’entrée qui constitue un entre-deux appropriable articulant espace commun et entrée privative

Program

4 apartments and 3 single-family houses

Location

Rue Le Lorrain 6-8, 1080 Molenbeek-St-Jean, Belgium

Client

Commune de Molenbeek-St-Jean (public)

Budget

1.800.000 €

Surface

1.484 m²

Conception

2006

Completion

2011

Statut

Built

Consultants

Waterman TCA, MK Engineering

Awards

  • 2013 / 2012 - Belgian Building Awards, Public housing (nominee)
  • 2011 - Prix Belge pour l'Architecture et l'Energie, Collective housing (nominee)
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Savonnerie Heymans

Comment rénover, en plein cœur de la ville, un ancien site industriel en 42 logements sociaux, une halte-garderie, un salon commun, une wasserette et des espaces collectifs extérieurs ? Dans un contexte bâti très dense, le projet répond en se stru (...)

Savonnerie Heymans

Comment rénover, en plein cœur de la ville, un ancien site industriel en 42 logements sociaux, une halte-garderie, un salon commun, une wasserette et des espaces collectifs extérieurs ?

Dans un contexte bâti très dense, le projet répond en se structurant autour de trois grands vides: la mini-forêt, la grande cour et le parc 3D. Cette société de lieux complémentaires est bordée par quatre bâtiments neufs et deux rénovés.

La réussite de la Savonnerie tient autant à sa qualité architecturale qu’à son concierge Ahmed Bouhnani, véritable activateur social qui a développé avec les habitants un potager collectif, des ruches, une mare et même… un poulailler ! Dans un environnement apaisé (hors-voiture) et hospitalier au jeu spontané des enfants, un véritable Vivre-Ensemble se tisse année après année…

Saluée par de nombreux prix et publications internationaux, la Savonnerie incarne une alternative enthousiasmante à l’étalement urbain et est devenue au fil du temps un des exemples belges les plus probants d’habitat groupé contemporain.

Program

Transformation of old Savonnerie Heymans in 42 housing units and a nursery

Location

Rue d'Anderlecht 139-147, 1000 Brussels, Belgium

Client

CPAS de Bruxelles

Budget

11.000.000 €

Surface

6.500 m²

Conception

2005

Completion

2011

Statut

Built

Consultants

Waterman TCA, SETESCO, MK Engineering, ATS, FORUM, SECO

Awards

  • 2012 - Prix Bruxelles Horta
  • 2012 - Belgian Building Awards - special mention
  • 2011 - MIPIM Award, category Residential Development
  • 2011 - Mies van der Rohe Award (nominee)
  • 2011 - Prix Belge pour l'Architecture et l'Energie (nominee)
  • 2010 - Prix Belge de l'Energie et de l'Environnement, best Eco-building
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About

Founded in 2001 by Marie Moignot and Xavier De Wil, MDW Architecture is now strong of 30 staff. Our ethos is to combine the highest standards of creativity and sustainability.

We are committed to offering design excellence to each client, either public or private and independently of the scale of the project. Each request is looked into thoroughly so that the solution reaches beyond the brief. The freshness of our approach has been recognised by several awards.

Building on many years of experience in low-energy and passive projects of the highest standards in terms of energy efficiency and sustainable construction, we now integrate these principles in our schemes as naturally as structural engineering.

We see our relationship with our clients as a partnership, a continuous dialogue where everyone brings something to the other. Our interest in dialogue is also incarnated in the way our projects weave relations with their context and their occupants. We enjoy managing wide and complex projects that require an enriching multidisciplinarity and where the architect acts as a conductor, whose global vision can guarantee the rightness of the music.

Partners

Marie Moignot, Xavier De Wil

Collaborators

Charlotte Biesbrouck, Laia Boloix, Anna Brazzini, Yvan Breithof, Guillaume Burger, Miguel Camba, Vivien Camus, Sophie Canfin, Nicolo De Paoli, Juliette Delfosse, Malou Eude, Anthony Gaschard, Katia Goyens de Heusch, Simon Haim, Thierry Henrard, Nicolas Iacobellis, Roser Igual, Laurent Liefooghe, Fabian Maricq, Daniele Martini, Yolanda Mauriz, Alexia Michiels, Olivia Noël, Alexandre Olivier, Alexandre Paul, Sophie Rémy, María Sarrado, Mélisande Soubies, Mihai-Florian Ungur, Bernard Van Damme, Lorenzo Vicari.

Full Project List

  • Projects

    Name

    Location

    Status

    Year

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