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Terre-Neuve

La jonction Nord-Midi est l’une des connexions ferroviaires les plus fréquentées d’Europe. Elle a été réalisée entre 1902 et 1950 et a fortement malmené le tissu urbain historique de Bruxelles. Les îlots ont littéralement été déchirés par le chemin d (...)

Terre-Neuve

La jonction Nord-Midi est l’une des connexions ferroviaires les plus fréquentées d’Europe. Elle a été réalisée entre 1902 et 1950 et a fortement malmené le tissu urbain historique de Bruxelles. Les îlots ont littéralement été déchirés par le chemin de fer et les plaies de cette rencontre ne se sont jamais bien cicatrisées. La nouvelle salle de sport Terre-Neuve prend place le long de cette jonction, sur un site enserré entre l’imposant mur courbé du chemin de fer et un enchaînement informe d’annexes, arrière d’un ilot éventré par le train. C’est entre ces deux mondes aux caractères tout à fait différents, l’un local et vernaculaire et l’autre métropolitain et linéaire, que le projet trouve sa place.

que MONTRER ?

La proximité des voies fait du site un lieu à grande visibilité. Comment ajouter un peu de légèreté et de calme au chaos relatif des arrières d’îlot existants ? Pour cela, plutôt que de créer un ‘geste architectural fort’ intempestif, il nous a semblé plus opportun que le signe principal émis par le projet ne soit rien de plus que le simple dévoilement des nouvelles activités sportives qui vont prendre place sur le site.

UN PAYSAGE

La forme complexe et profonde du site nous a poussé à aborder le projet d’abord du point de vue paysager. Le projet consiste en une séquence de trois zones avec leurs spécificités propres. La première zone se situe le long de la voirie et est couvert par un auvent circulaire posé sur une colonne centrale. Il pourra fonctionner comme zone d’attente pour les utilisateurs de la salle et devenir un lieu de rencontre pour les habitants et les écoliers du quartier. La deuxième zone est conçue comme un jardin public un peu sauvage, une sorte de verger urbain avec des arbustes et des graminées, quelques bancs et un passage carrossable vers la salle de sport. Ce jardin est pensé comme une zone de décompression entre la promenade de la rue et la salle de sport. La salle de sport et son parvis se situent tous deux dans la troisième zone. La grande salle est constituée d’une structure légère et ouverte et abrite toutes les fonctions, à l’exception de la salle polyvalente. C’est un bâtiment nu, une sorte de table à hautes pattes. A côté de la grande salle, un deuxième élément prend place. Il est constitué d’une toiture parabolique tendue entre la salle de sport et le mur du chemin de fer et qui permet, de par sa forme unique, de transformer cet espace très étriqué en un vrai lieu de qualité. Grâce à la forme enveloppante de la toiture, la salle polyvalente qu’elle héberge au premier étage acquiert un statut plus formel et qualitatif. Cet espace singulier est le point culminant de la promenade commençant depuis la rue et traversant le jardin et le parvis.

UNE COMPACITÉ TRANSPARENTE

La superposition de la grande salle aux autres fonctions permet de créer un bâtiment très compact et d’ouvrir largement le bâtiment côté sud-est et sud-ouest. Cette ouverture génère les qualités essentielles du projet : une grande légèreté et une belle transparence, une lumière naturelle généreuse (contrôlée par des brise-soleils) et des vues directes sur le spectacle urbain des trains qui passent.

La présence du chemin de fer, avec ses références industrielles, nous a incités à utiliser les mêmes types de matériaux et de les montrer dans leur état brut.
La structure est exprimée à l’extérieur par des profilés de finitions en acier Corten et à l’intérieur par des profilés peints dans la couleur des anciennes peintures antirouille.

La salle de sport Terre-Neuve développe une stratégie de revalorisation d’un espace résiduel ingrat situé entre les deux mondes très différents que sont le chemin de fer et les arrières d’îlot. Le projet est simple et pragmatique. Il ne pose pas de jugement moral sur son environnement chaotique mais, au contraire, tente par sa posture calme d’apaiser son environnement tout en magnifiant sa poésie radicalement urbaine.

Program

Sports Hall

Location

Rue Roger Van Der Weyden, 1000 Bruxelles, Belgium

Client

Ville de Bruxelles

Budget

3.500.000 €

Surface

2000 m²

Conception

2016

Completion

2020

Statut

Soumission

Consultants

UTIL, MATRIciel, ATS

01

CERIA

Le projet ambitieux du maître d’ouvrage demande une réponse ambitieuse. La pédagogie active, les valeurs qu’elle porte doivent trouver écho dans la proposition paysagère et architecturale. Ainsi, dès les premières réflexions nous sommes partis du pri (...)

CERIA

Le projet ambitieux du maître d’ouvrage demande une réponse ambitieuse. La pédagogie active, les valeurs qu’elle porte doivent trouver écho dans la proposition paysagère et architecturale. Ainsi, dès les premières réflexions nous sommes partis du principe que, dans notre proposition, tout doit être pédagogique. Tous les espaces générés, architecturaux, paysagers, servants et servis, intérieurs et extérieurs, les matières qui les composent, la façon dont elles sont structurées, construites, ordonnées sont des outils au service de l’apprentissage.

Notre analyse tend au développement d’une implantation subtile, à la construction d’une installation humaine à la fois à échelle humaine et à l’échelle du site, ouverte et intégrée à son environnement répondant aux multiples contraintes et opportunités, spatiales et sensorielles mises à jour. Notre volonté est de transformer ce vaste non-lieu au service des usages pédagogiques et de la vie quotidienne. En s’inspirant des qualités urbaines et paysagères du campus historique pour construire la symbiose de paysages et de bâtiments, nous proposons de construire sur l’ensemble du site un jardin pédagogique dans lequel s’inscrit un anneau bâti rectangulaire. Cette implantation délimite d’une part un jardin intérieur contenu et d’autre part les nouveaux bords paysagés adressés au canal, au Ring, à la Drève, à la plaine étendue vers la tour COOVI.

composition d’un jardin pédagogique

Profitant de l’étendue du site, nous souhaitons offrir aux écoles (et à un plus large public) un outil pédagogique abordant la faune, la flore, les fonges, les micro-organismes, les cycles naturels de l’eau, des saisons, la vie humaine intégrée aux écosystèmes. Ce jardin est vecteur de projet pour les élèves. C’est un lieu d’expérimentation qui fait écho au besoin continu de sensibiliser les générations futures aux enjeux écologiques contemporains. Il comporte notamment :

Un Arboretum C’est un jardin botanique spécialisé, généralement conçu comme un espace paysager. Il présente de nombreuses espèces d’arbres ou d’essences ligneuses, d’arbustes sous forme de collections thématiques. Il peut être nourricié (petits fruitiers, baies, noix). Par la diversité d’espèces, de formes, de couleurs, il fait vivre le jardin au gré des saisons. Il permet aussi de collecter des graines, de réaliser des semis, d’échanger avec d’autres collections, de créer des liens et des activités avec d’autres écoles. L’arboretum traverse l’ensemble des espaces, végétaux et minéraux. Il pourrait s‘étendre au delà sur le site et être intégré à la démarche du plan directeur.

Un lagunage Technique d’épuration naturelle par laquelle les eaux usées ou polluées transitent dans des bassins tampons préservant le reste du milieu naturel. Un lagunage fonctionne en partie comme une zone humide naturelle, en valorisant les services écosystémiques fournis par les espèces qui recyclent naturellement les nutriments. C’est un outil pédagogique et paysager fort (lagunage pour le DOA).

Une serre Elle est destinée à protéger les plantes non rustiques et à favoriser la croissance des cultures ( légumes, fleurs, aromates, petits fruitiers, etc…) en créant des conditions climatiques plus favorables que le climat local ou permettre les cultures hors saison.

Des espaces de rétention d’eau pluviale Bassins à ciel ouvert destinés à recueillir les eaux pluviales et à stocker provisoirement l’eau en période d’abondance. Intégrés au paysage, ces bassins sont gérés comme des zones naturelles et permettent à toute une faune et une flore particulière de se développer.

Un compost Le compostage est un procédé de conversion et de valorisation des matières organiques (restes de nourriture, matière émanant de l’entretien du jardin, etc…). Il permet de fabriquer un terreau qui peut être utilisé pour l’enrichissement des cultures du jardin. C’est un excellent outil pédagogique lié à la gestion des déchets.

Une topographie Nous proposons de travailler la topographie du jardin. Les ondulations du sol créent des petites buttes et des dépressions et permettent de varier les cadrages et la perception des espaces, de rendre l’espace plus ludique, propice à la découverte. Ces mouvements de terre sont réalisés avec les déblais du site.

La Place Au bord du canal, nous installons la nouvelle place d’entrée au site CERIA. C’est un espace public stratégique situé à l’articulation entre les espaces bordant le canal, l’ESAC, la Drève et le complexe scolaire. Cette entrée est dédiée à la mobilité douce, la place dispose d’un pavillon vélos de 250 places. C’est aussi le lieu choisi pour implanter un programme ouvert à l’ensemble des usagers du site ainsi qu’au public. Multifonctionnel et mutualisé ce équipement regroupe les serres pédagogiques, la bibliothèque et la maison de quartier. Cette place permet de réaliser un espace urbain franc et offre une adresse claire au nouveau complexe scolaire. Joignant la drève au jardin intérieur, elle s’étend jusqu’au chemin de halage et se prolonge par un aménagement paysagé autour d’un bassin de retenue et de traitement des eaux par lagunage.

Dans le jardin intérieur En traversant le grand porche d’entrée depuis la place, on découvre un jardin circonscrit à l’intérieur de l’anneau bâti. Il est embouti de deux grandes cours minérales équipées, l’une ronde pour le DOA, l’autre carrée pour le D2-3. Ces cours sont positionnées face aux réféctoires polyvalents de chacune des deux écoles et se font écho de part et d’autre du jardin. Elles sont équipées des préaux dont les toiles mobiles coulissent selon les besoins de protection les jours de pluie ou de grand soleil. Le jardin est tout autant que les cours un lieu de détente et d’expérimentation. Un cheminement paysagé est aménagé pour qu’il puisse être traversé quotidiennement articulant la place et le Hall 0 ainsi que les deux cours. Un large déambulatoire complète le dispositif et longe le jardin pour connecter les quatre bâtiments distincts et permettre l’extension des activités intérieures.

La limite protégée du CERIA Notre proposition permet au maître d’ouvrage de se questionner sur la position de la limite (fermeture du site) du CERIA du côté du canal. Bien qu’il soit tout à fait envisageable de clôre le site sur la limite de propriété, nous proposons d’accrocher cette limite aux bâtiments. De cette manière, la façade participe à la clôture, et prend pied sur la place. De cette manière, les espaces d’agrément paysagés et fonctions mutualisables offertes côté canal profitent plus facilement au public.

In association with A229

Program

Ecole secondaire & hall Omnisports à pédagogie active

Location

Anderlecht

Client

Cocof

Conception

2017

02

Renoir

Situé en seconde couronne de Bruxelles, le site prend place entre deux conditions très différentes : d’un côté, un mur de cimetière de 400m et de l’autre, un tapis vert monotone semé de blocs répétitifs de logements en béton silex des années 70. La p (...)

Renoir

Situé en seconde couronne de Bruxelles, le site prend place entre deux conditions très différentes : d’un côté, un mur de cimetière de 400m et de l’autre, un tapis vert monotone semé de blocs répétitifs de logements en béton silex des années 70. La parcelle du projet est un exemple de permaculture qui s’ignore : une longue bande boisée pixellisée de nombreux potagers spontanés. Le projet choisi de s’installer afin de maintenir et développer ce génie du lieu semi-sauvage un peu berlinois, si rare à Bruxelles. L’implantation minimise son emprise au sol en se résumant à six émergences simples et abstraites. Les gabarits choisis installent une dialectique qui prolongent et reformulent ceux du quartier voisin de logements. Chaque trio de tours défini une placette minérale qui s’adresse à la collectivité élargie. Ce salon extérieur est activé par une plinthe urbaine d’espaces communautaires variés (serres, atelier bricolage, wasserette, etc…). D’autres espaces partagés (box, joker room, etc…) animent les étages à un niveau de collectivité plus restreint. Autour de ces deux clairières habitées, la bande boisée est enrichie de potagers supplémentaires et confortée dans son rôle de forêt productive et d’incubateur de lien social pour l’ensemble du projet et du quartier.

Program

160 housing units

Location

Rue Auguste Renoir, 1140 Evere, Belgium

Client

SLRB

Budget

22.600.000 €

Surface

18.800 m²

Conception

2016

Completion

2022

Statut

(AP)

Consultants

Tractebel Engie

03

Maison Communale d'Anderlecht

Le projet de la rénovation et de l’extension de la Maison Communale d’Anderlecht consiste en une intervention résolument contemporaine dialoguant activement avec les bâtiments existants et le contexte environnant. La Maison Communale d’Anderlecht (...)

Maison Communale d'Anderlecht

Le projet de la rénovation et de l’extension de la Maison Communale d’Anderlecht consiste en une intervention résolument contemporaine dialoguant activement avec les bâtiments existants et le contexte environnant.

La Maison Communale d’Anderlecht est située dans un contexte urbain très dense et très minéralisé. Construit en style néo-renaissance flamand entre 1877 et 1879, l’hôtel communal est en partie classé Monument Historique depuis 1995. Il est complété par un ensemble disparate d’édifices de taille et de surfaces très variées, souvent avec leur entrée propre, agglomérés au fil du temps afin d’accommoder l’augmentation de services communaux.

Afin de combler les besoins des habitants de la Commune, de résoudre le manque d’espace de l’administration et de rendre les bureaux plus adéquats aux modes actuels d’organisation du travail, notre projet consiste en une extension à hauteur variable qui connecte tous les édifices au niveau du rez-de-chaussée, permettant de simplifier et de mieux contrôler les entrées pour tous les services communaux.

Ce ‘socle’ commun, qui permet de diviser les flux du personnel et des visiteurs, est entièrement couvert de toitures vertes extensives et s’articule autour de deux nouveaux espaces verts : le parc et le patio.

Le grand parc de 620m², planté d’arbres à haute tige, d’arbustes et couvert d’un pré fleuri, fait la transition entre la rue et le nouveau bâtiment tandis que le patio, élément autour duquel se développe l’extension de la Maison Communale, sera aménagé avec des zones de transit en terre cuite et des zones de repos en prairies sauvages.

Ensemble, le socle, le patio et les toitures végétalisées génèrent une étendue verte de plus de 2.200 m² qui réduit considérablement la superficie imperméable de la parcelle et participe à améliorer la biodiversité, la qualité de vie des usagers ainsi que les vues depuis les habitations voisines.

De part et d’autre de l’hôtel communal, le projet se développe par deux volumes en hauteur qui accueillent les bureaux des échevins et des secrétaires, ainsi que des espaces communs de travail et des salles de réunion. Les fonctions accessibles au public, avec des salles d’attente ouvertes et généreuses, sont situées au rez-de-chaussée.

Ces volumes ont été conçus de façon à résoudre l’actuel déséquilibre de la façade de l’Hôtel de Ville et à établir une liaison harmonieuse avec les constructions voisines de hauteurs différentes qui le jouxtent.

En ce sens, l’esthétique générale du projet et les matériaux choisis ont pour but l’intégration maximale de l’extension. Côté rue, la façade est composée de brique de couleur uniforme par respect pour la façade solennelle et prestigieuse de la Maison Communale qui fait l’objet d’une combinaison polychrome. En intérieur d’ilot, les façades vitrées sont plus clairement contemporaines.

Program

Extension and renovation of the city Hall

Location

Place du Conseil 1, 1070 Anderlecht, Belgium

Client

Commune d'Anderlecht

Surface

7.000 m²

Conception

2014

Completion

2020

Statut

Planning Permission

Consultants

PFC Engineering, ATS, SOCOTEC

04

Upsylon

La résidence pour personnes âgées du Val des Fleurs (1966), objet du projet, est une des œuvres des architectes René Aerts et Paul Ramon. La résidence de Berchem a été conçue dans la forme d’un ‘Y’ dont la branche principale est orientée Nord-Sud (...)

Upsylon

La résidence pour personnes âgées du Val des Fleurs (1966), objet du projet, est une des œuvres des architectes René Aerts et Paul Ramon.

La résidence de Berchem a été conçue dans la forme d’un ‘Y’ dont la branche principale est orientée Nord-Sud afin d’offrir une orientation optimale pour les chambres et les pièces de séjour. Par son implantation basculée à 45° dans l’îlot, le bâtiment se positionne de manière courtoise et subtile par rapport aux maisons unifamiliales formant l’îlot à courtine classique : sa morphologie en Y permet de ne jamais présenter de frontalité par rapport à ces maisons.

L’écriture des élévations, tant pour les grandes façades vitrées Est et Ouest que pour les pignons dynamiques au Sud et au Nord, témoigne d’une qualité architecturale se déclinant par exemple dans la forme en plan des pignons, la silhouette des excroissances en toiture ou les fenêtres en « nœud papillon » en about des couloirs.

La résidence offre également un choix intéressant de matériaux, depuis la belle rythmique des ferronneries des garde-corps accentuée par les jeux chromatiques, en passant par la modénature ondulatoire des châssis, les briques vernissées des pignons jusqu’aux très élégants carreaux de grès célébrant l’entrée.

En outre, Aerts et Ramon créèrent d’autres éléments intéressants comme l’ancienne chapelle au deuxième étage, définie par l’exceptionnelle dalle nervurée en losanges en béton au plafond, et la façade aux colonnes trapézoïdales en béton.

Ces éléments nous convainquent de la qualité de l’ancien Val des Fleurs et de la nécessité d’une approche d’intervention patrimoniale et respectueuse de la construction existante.

Program

Renovation of an housing building

Location

Berchem-Ste-Agathe

Client

Area Real Estate

Surface

5 900 m²

05

Repos

La parcelle est située à proximité du cimetière du Dieweg. Elle est actuellement occupée par une petite maison unifamiliale de la fin du XIXe siècle, et profite comme tout l’îlot d’un paysage très arboré résultant des grands jardins des parcelles adj (...)

Repos

La parcelle est située à proximité du cimetière du Dieweg. Elle est actuellement occupée par une petite maison unifamiliale de la fin du XIXe siècle, et profite comme tout l’îlot d’un paysage très arboré résultant des grands jardins des parcelles adjacentes et du cimetière du Dieweg, ou plus généralement de ce quartier de la ville. Le projet se situe en aboutissement d’une longue juxtaposition d’étroites maisons mitoyennes profitant toutes d’un profond jardin s’étendant vers le cœur de l’îlot occupé par le nouveau Centre sportif et hospitalier AREA+. La parcelle à gauche) est occupée par une villa 4 façades isolée dans son vaste parc.

De par sa position et la largeur du terrain, la maison bénéficie d’une longue façade plein sud percée de baies tandis que ses deux fronts courts (avant et arrière) sont pratiquement aveugles. Un petit volume d’un niveau est adossé dans la prolongation de la maison et héberge la cuisine.

Le projet a pour but d’agrandir les espaces de vie, trop étroits pour une famille de cinq personnes, et de les tourner davantage vers le jardin. En outre, le petit volume de la cuisine, vétuste et sujet à des problèmes d’infiltration d’eau en façade et côté mitoyen, doit être repensé.

Le projet a trouvé son implantation et son écriture dans le développement de deux volumes horizontaux et très transparents qui s’inscrivent transversalement sur la parcelle et qui permettent de séquencer et de donner une identité plus forte à des espaces jusqu’alors informels (entrée, terrasse, jardin).

L’extension apporte un nouveau centre de gravité à la maison : celui d’un petit patio articulant des espaces de vies, et s’ouvrant sur un paysage végétal omniprésent. Tout en définissant l’espace central, les nouveaux volumes scandent différents niveaux de privacité entre la rue, le patio, la maison et le jardin.

Le premier volume repense et prolonge le vestibule existant de la maison pour le muer en un objet agissant comme un véritable porche d’entrée vers le reste de la parcelle.

Le second volume abrite la salle à manger et le salon qui s’ouvrent amplement sur le jardin.

L’écriture d’une architecture légère, possible grâce à la finesse de la structure mettant en suspension des dalles traversant le parcellaire de part en part, permet de créer un filtre vers les espaces plus privés sans obstruer la perspective du jardin depuis la rue.

La matérialité des façades est contemporaine et se veut à la fois raffinée et contrastée. Les façades jouent sur la dualité de ce qui est structurel en acier teinté de couleur bleu nuit et du remplissage : la terre (cuite) et le verre. Les éléments de remplissage et la structure légère participent à l’intégration d’un volume ouvert dans un paysage marqué par l’omniprésence de la végétation.

Program

Individual housing

Location

1180 Uccle, Belgium

Client

Private

Conception

2016

Completion

2019

Statut

Planning permission

Surface

80 m²

06

RTBF

Dans le contexte à créer de toute pièce du nouveau parc des médias, le nouveau siège de la RTBF, la télévision francophone belge, prend place autour de la place des Médias en cherchant à établir une connivence avec son seul voisin, le futur bâtiment (...)

RTBF

Dans le contexte à créer de toute pièce du nouveau parc des médias, le nouveau siège de la RTBF, la télévision francophone belge, prend place autour de la place des Médias en cherchant à établir une connivence avec son seul voisin, le futur bâtiment de la télévision flamande VRT, conçu par les architectes Robberecht Daem et DierendonckeBlancke. Le projet proposé au concours réinterprète l’archétype du palais urbain, une demeure privée à vertu publique qui combine l’art de construire l’espace public avec mesure et la fabrication d’un monde intérieur personnalisé. La maison des Médias de la RTBF habite l’espace partagé de la ville et est habité par ses usagers. L’opacité de notre référence historique est remplacée par des façades d’une infinie profondeur révélant de manière franche ce qui est produit en sons sein. Le bâtiment devient un « palais nu » qui, dans sa simplicité extérieure, illustre un esprit de corps, une identité commune. Au sein de son gabarit compact, le bâtiment propose des spatialités intérieures intensifiant une proximité stimulante entre les lieux de production, les rédactions et les espaces administratifs. La mise en place très interconnectée de ce monde intérieur favorise l’interaction plutôt que la hiérarchie. La coupe révèle la dynamique interne du projet qui superpose et fait interagir trois mondes : en lien avec la place des médias, le monde public de studios ; au centre, le monde de l’information organisé autour de la news room et en couronnement, le monde des bureaux séquencé d’une cascade de jardins suspendus.

In association with V+ Bureau Vers Plus De Bien-Etre

Program

RTBF new headquarters, office and studio

Location

Boulevard Auguste Reyers 52, 1030 Schaerbeerk, Belgium

Client

RTBF

Budget

71.500.000 €

Surface

38.000 m²

Conception

2015

Completion

2020

Statut

Soumission

Consultants

Tractebel Engineering, SOCOTEC Belgium

07

CITEB

Le projet de 142 logements, professions libérales et commerces prend place dans un quartier ayant subi d’importantes transformations lors de la construction de la jonction ferroviaire entre les gares du nord et du midi. Des années 50 à 80, des gros b (...)

CITEB

Le projet de 142 logements, professions libérales et commerces prend place dans un quartier ayant subi d’importantes transformations lors de la construction de la jonction ferroviaire entre les gares du nord et du midi. Des années 50 à 80, des gros bâtiments de bureaux ont remplacés le grain fin des logements et commerces, faisant évoluer progressivement un quartier mixte, populaire et animé, vers un quartier monofonctionnel et moribond en soirée. Aujourd’hui, ce projet (et d’autres) inverse cette tendance et réintroduit de la mixité et de l’habitat dans ce quartier.

Après avoir analyser en profondeur le bâtiment existant de parking et de bureaux, il s’est avéré impossible, essentiellement pour des questions de morphologie structurelle et de densité bâtie, de rénover celui-ci en logements de qualité. En outre, l’option d’une démolition-reconstruction, bien que moins défendable écologiquement parlant, a néanmoins permis de retravailler positivement le rapport interactif du bâtiment, de son intérieur d’ilot et de la rue. L’ouverture de l’angle marque l’entrée du projet vers son grand jardin intérieur et offre un prospect intéressant depuis la rue.

Un socle affirme la mixité programmatique du projet, séquence le gabarit du bâtiment et lui donne une assise dans la pente de la rue aux Choux. Le plissement des façades de la rue du Marais permet d’offrir plus de vues diagonales aux logements dans cette rue étroite. Ces plis ainsi que les arrondis de la percée vers le jardin intérieur jouent avec la lumière du soleil. Ils fabriquent sur les façades en briques vernissées bleu ciel des reflets changeants tantôt diaphanes tantôt miroitant.

Program

Collective housing

Location

1000 Bruxelles, Belgium

Client

AG Real Estate (Private)

Budget

20.000.000 €

Surface

13.000 m²

Conception

2016

Completion

2020

Statut

Avant Projet

08

Toison d'or

Les enjeux de ce concours sont exceptionnels à plusieurs niveaux. Il s’agit du réaménagement d’une infrastructure majeure à Bruxelles : un tronçon important de la petite ceinture, à la rencontre de deux percées structurantes de la ville, et à deux pa (...)

Toison d'or

Les enjeux de ce concours sont exceptionnels à plusieurs niveaux. Il s’agit du réaménagement d’une infrastructure majeure à Bruxelles : un tronçon important de la petite ceinture, à la rencontre de deux percées structurantes de la ville, et à deux pas du tracé royal et de ses institutions. Mais aussi parce qu’aujourd’hui nous sommes à une époque charnière dans l’évolution de la ville : les individus se sentent de plus en plus responsables de leur environnement, l’urbanité est devenu un mode de vie prédominant, la voiture perd de son hégémonie. En conséquence, les citoyens participent aux décisions politiques et urbaines et militent en faveur d’un espace public plus généreux. Ce concours s’inscrit donc dans un moment charnière entre le passé et le présent. C’est dans ce contexte que nous avons tenté de réinventer le boulevard et ainsi définir sa réappropriation comme espace public par les usagers dits faibles. L’idée étant de mettre en place une vision qui nous projette dans le futur tout en proposant des solutions concrètes et pragmatiques.

A LA FOIS FRONTIERE ET LIAISON

La petite ceinture, infrastructure unitaire de la ville, est posée sur une topographie particulière, ce qui génère des tronçons aux conditions remarquables : le coteau, le fond de vallée, le canal, la crête, et le plateau. A l’origine, cette deuxième ceinture de Bruxelles était une fortification, une frontière entre un intérieur et un extérieur. Cette fortification consistait en d’épais remparts ponctués par les différents points d’entrée et de sortie de la ville, ces portes créant de véritables points de convergence. Ce n’est que lorsque Napoléon a décrété la démolition des remparts que ceux-ci sont transformés en boulevards, devenant ainsi des éléments de liaison, plutôt que de séparation. Petit à petit, le tronçon boulevard de Waterloo / Toison d’Or devient une artère prestigieuse de la ville, bordée d’hôtels de maître et de commerces de luxe.

De part et d’autre du boulevard s’installent deux tissus urbains différents. A l’intérieur de la ceinture, un tracé royal qui regroupe les institutions de pouvoir. A l’extérieur, des artères qui traversent des tissus résidentiels pour relier les portes de la ville à la campagne. Ces deux univers créent des morphologies bâties mais aussi des identités qui possèdent leurs qualités propres.

UNE MOBILITE DESIQUILIBREE

Dans les années 50, la voiture prend le dessus et le boulevard devient une artère qui d’une part sert à drainer le flux rapide et constant de véhicules, et d’autre part sert de stockage (parking) de ces véhicules. Le creusement des tunnels renforce cette fonction de drainage mais les trémies d’entrée et de sortie créent des plaies ouvertes dans la ville. L’espace public disparaît et le boulevard est à nouveau ressenti comme une frontière par les usagers autres qu’automobilistes.

Aujourd’hui encore les voitures envahissent l’espace, d’abord en créant des obstacles visuels et physiques omniprésents, mais aussi par leur pollution acoustique et olfactive. Même les œuvres d’art de Jacques Moeschal présentes sur le boulevard s’inspirent de l’imaginaire lié à la voiture.

La ville doit offrir à ses utilisateurs un espace plus généreux, plus équilibré, plus sain. Dans la plupart des villes d’Europe, Bruxelles y compris, on peut observer une mise à l’écart progressive de la voiture au profit des mobilités douces. De par son échelle et son rayonnement, l’objet de ce concours est une opportunité unique d’offrir une vision urbaine et ainsi de marquer au travers d’un geste ambitieux un tournant symbolique dans le développement de la ville.

UN BOULEVARD MONOFONCTIONNEL

Depuis le siècle dernier, la vocation commerciale de ce tronçon de la petite ceinture n’a cessé de s’intensifier pour arriver à son paroxysme qu’on connait aujourd’hui. La chaussée d’Ixelles et l’avenue Louise participent d’ailleurs à ce parcours de chalands. Cette concentration monofonctionnelle a fait que ce boulevard est devenu un non-lieu, pour reprendre le terme introduit par Marc Augé : c’est-à-dire que la relation que l’utilisateur y entreprend est essentiellement contractuelle, et que l’individu ne s’approprie pas l’espace pour finalement y demeurer anonyme et solitaire. Un boulevard doté d’une telle urbanité devrait nécessairement induire une superposition des populations et des utilisations telles que les loisirs, l’habitat ou la culture, aujourd’hui sous-représentées voire méprisées. Or, des interventions comme Cityscape en 2007 ont mis en évidence le potentiel attractif et d’appropriation que possède cet endroit de la ville.

DEUX RIVES

Le boulevard est pauvre en fonctions mais riche en identités. Il possède deux rives bien distinctes qui se caractérisent non seulement au travers du tissu urbain mais aussi par le type de commerces et de population qu’elles attirent. Bien que ce concours ait pour objectif d’unifier le boulevard et de clarifier les appropriations des espaces, nous pensons qu’il y a donc matière à conserver et cultiver cette identité double.

UN LIEU EN ATTENTE

Quand on se balade aujourd’hui sur le boulevard, on ressent une grande dichotomie entre le potentiel de ce que le boulevard peut offrir à son utilisateur, et ce qu’il offre réellement. Certains aménagements sont improvisés, d’autres sont négligés, et les voitures règnent en souverain. Or, l’activité qui y règne, sa localisation dans la ville à la croisée des chemins et le potentiel latent d’y amener d’autres fonctions et ainsi d’autres populations ouvrent le champ des possibles.

Aujourd’hui, le boulevard est bruyant, non seulement par le volume sonore des voitures mais aussi au travers de l’architecture qui y règne, les vitrines de magasins qui appellent le chaland, l’espace urbain morcelé et déstructuré, etc. Afin de rééquilibrer l’expérience de ce boulevard, nous avons volontairement dessiné un aménagement qui soit le plus sobre, le plus silencieux possible et concentré nos efforts sur les moments essentiels du projet. De cette manière, nous laissons plus d’opportunités aux individus de s’approprier l’espace, nous offrons des moments de respiration, mais aussi des pistes pour de nouveaux usages.

UN BOULEVARD PLUS CLAIR

Dans le contexte de cet appel d’offre, il nous paraît particulièrement important de pouvoir composer avec l’existant, qui possède déjà une identité forte dans la ville, et de le mettre en valeur. C’est pourquoi la première intention du projet est de continuer à affirmer le lieu comme boulevard et de l’accentuer: un axe linéaire qui relie deux lieux de connexion (les deux portes). Sur ce boulevard, les voitures se placent au centre et les piétons le long des façades. Cependant, l’espace dévolu aux voitures est réduit à son maximum, au profit des autres usagers, y compris les PMR. Les trottoirs sont élargis au maximum, des pistes cyclables à double sens sont installées de part et d’autre du boulevard, et deux bandes arborées viennent structurer l’espace. Ces dernières sont composées d’un maximum d’arbres existants. De ces deux bandes arborées, la plus centrale constitue une frontière physique entre les voitures et les autres usagers, de manière à offrir une lecture plus claire des flux. Dans l’épaisseur de cette bande arborée viennent se loger toutes les techniques liées au boulevard : zones de livraison, parkings vélos, zones de déchets, luminaires, etc. Cette intervention libère encore plus l’espace des trottoirs. L’identité de chaque rive est conservée, de manière à répondre à leurs besoins spécifiques.

UN CHAMP DES POSSIBLES

L’espace central du boulevard libéré de ses parkings présente une opportunité de définir comment le piéton se réappropriera le boulevard dans un futur proche et lointain. Notre intervention sur cet espace consiste à mettre en place un champ des possibles, plutôt que de tenter de programmer trop précisément l’espace. L’idée étant de suggérer des usages plutôt que de les définir. La réelle programmation de l’espace, qu’elle soit événementielle ou permanente, fera l’objet de la concertation publique. C’est-à-dire que ce sont les acteurs du site (chalands, habitants, commerçants, politiques, etc.) qui définiront le lieu dans sa fonctionnalité, dans son utilisation, dans son appropriation. Ce point sera développé plus en détail dans la note relative à la participation. L’espace central du boulevard, c’est d’abord un sol. Ce sol est structuré par une trame aux dimensions humaines (3 mètres) et accueille divers éléments de mobilier urbain : luminaires, points d’ancrage, bornes, portiques, etc. L’agencement de ces éléments permettra de qualifier des espaces, des atmosphères, des usages et leur degré de liberté. Cet espace central est le moteur de notre projet. Il sera un réel projet pour une nouvelle urbanité, il drainera de nouvelles populations sur le boulevard – autre que des chalands – et participera au rayonnement de Bruxelles au-delà de ses frontières. Scénarios possibles : marché, manifestations, événements ponctuels (semaine de la mobilité), jeux, concerts, etc. En parallèle à cette composition concertée à base d’éléments standards, des événements ponctuels, qui sont eux clairement définis, viennent marquer le parcours.

UNE LINEARITE PONCTUEE

Le boulevard est non seulement un élément linéaire de liaison, mais c’est aussi - particulièrement dans le cas bien prévis du boulevard de la Toison d’Or / Waterloo - une promenade ponctuée de moments particuliers. Notre intervention tient compte de ces particularités pour composer avec ces dernières. Côté Louise, une toiture vient signaler l’entrée du boulevard par un geste monumental mais léger. Sous ce pavillon, un rideau vient définir des sous espaces et en même temps crée une barrière acoustique entre le rond-point et le boulevard. A la hauteur de l’actuel rond-point Cliquet, on se situe à l’articulation entre une vue en surplomb sur la trémie de voiture créée en 1958 et la fin de l’espace central réapproprié par l’individu. Il s’agit donc d’une confrontation hautement symbolique, flanquée de bâtiments au gabarit hors norme, de l’entrée du parc d’Egmont, et de deux rues transversales. Nous avons donc magnifié ce moment par un socle. Ce piédestal invite à l’arrêt, la contemplation, le questionnement sur le devenir de l’espace public, notamment le jour où la trémie sera couverte. Coté Porte de Namur, la traversée du boulevard est clarifiée et plus généreuse de manière à mettre en évidence le passage de la chaussée d’Ixelles à la rue de Namur.

LA PLACE DE L’ART

Afin de maîtriser au mieux la problématique de la place de l’art sur ce tronçon de la petite ceinture, nous avons décidé de faire appel à Raymond Balau. Raymond Balau est architecte, urbaniste, critique d’art et d’architecture (AICA / SCAM), responsable de l’option Espace urbain à l’ENSAV La Cambre, où il coordonne depuis une vingtaine d’année la formation de jeunes artistes susceptibles de travailler dans l’espace public au sens large, en privilégiant les approches de terrain dans une approche contextuelle critique, documentaire et active au plan humain. La question de l’art public au fil des différentes séquences des boulevards de Petite ceinture est ardue parce que disparate. Aucune logique d’ensemble ne prévaut, et les instances qui ont voix au chapitre ont tendance à se multiplier. Les anachronismes du développement et de l’aménagement urbain, tributaires d’une géopolitique plus complexe encore, ont abouti à une étrange cacophonie qu’il est réaliste de considérer comme un état de fait qu’il ne faut sans doute pas espérer améliorer, mais qu’il semble cohérent de diversifier encore, le tout étant de savoir en fonction de quels critères et surtout dans quels buts. On observera d’ailleurs qu’il n’est pas rare de voir déplacer des œuvres d’art public en fonction d’adaptations diverses. Et on a souvent des scrupules à les faire purement et simplement disparaître. Un autre constat est l’immobilisme et l’indéniable oubli qui frappent souvent les œuvres installées dans l’espace public. On ne sait par exemple plus grand-chose des deux sculptures en acier Cor-Ten (1967) dues à Jacques Moeschal et qui marquent les rampes du parking des Deux Portes, alors qu’en son temps, cet artiste était l’un des seuls à développer une œuvre en parfaite symbiose avec l’empire de l’automobile. Ce qui revient à dire qu’on ne sait plus vraiment les regarder pour ce qu’elles ont été, et qu’on ne sait pas davantage ce qu’elles sont devenues quant à leurs significations. Les opportunités offertes par les situations transitoires conduisent parfois à déployer d’autres formes d’art à statut public, comme le « Cityscape » d’Arne Quinze (2007), qui amalgamait une opération immobilière en préparation à l’idée d’un nouveau signe urbain capable de catalyser des animations diverses et variées, rendez-vous de promeneurs compris. La très étrange sculpture de Luk van Soom, L’Homme de l’Atlantide (2003) reconduit quant à elle le double modèle de la statuaire en bronze et de la fontaine en y ajoutant une fantasmagorie personnelle en lointain écho au muralisme bédéiste en vogue à Bruxelles. Ailleurs, sur d’autres boulevards, d’autres cas de figures permettraient des interprétations ancrées dans d’autres champs de référence, mais force est de constater la déconnexion de ces œuvres jouant de temporalités différentes et de l’évolution récente de l’art contextuel par exemple. Ce constat de carence n’empêche cependant pas des investigations libres de ces schémas dix-neuviémistes ou vingtiémistes. Arne Quinze a fait un pas dans ce sens, malheureusement au travers d’une œuvre à forte connotation commerciale et événementielle, ce qui correspond à la puissante tendance de privatisation de l’espace public au travers d’opérations de suresthétisation de situations temporaires. En y regardant de plus près, à la fois en se souciant d’une évolution remontant à l’époque où le « bollewerc » (ouvrage de défense) est devenu boulevard au sens civil du terme, avec l’idée d’embellissement sollicitant souvent les ressources de la statuomanie, et en inspectant la situation telle quelle est, non seulement dans ses grandes lignes mais aussi dans ses recoins, et en pratiquant ce qu’on pourrait appeler une « archéologie en temps réel », on s’aperçoit très vite qu’il y a beaucoup plus à dire, notamment en sollicitant l’expertise des artistes, que ce que la publicité en ligne daigne livrer de l’identité dudit boulevard. Avant de redéployer le patrimoine en place, et donc d’en modifier les significations, il y a à l’évidence un autre type de travail à mener, à la fois en amont et en aval de la phase de chantier aboutissant à une configuration nouvelle censée rencontrer de nouvelles demandes. Ce travail est celui qui passe généralement à la trappe quand il est question d’art public, parce que seules deux temporalités sont prises en compte, l’accélération de type fait du prince, et une latence confinant à l’indifférence ensuite. Il est ici question d’autre chose, d’une approche plus vivante et davantage productrice de sens ; en tout cas pas figée. Apprendre à regarder un environnement avec un œil expert et critique peut déjà, dans certains cas, relever d’une forme de création, si elle est accompagnée d’une information dûment diffusée. On a parfois tendance à réduire l’appréhension de l’espace public à ce que voient les caméras de Google Streetview. A l’inverse, les attitudes informelles ou associatives les plus diverses, sous la bannière de la réappropriation de l’espace public, tendent à promouvoir d’autres valeurs d’usage de cet espace public. Pour mettre en pratique une telle dynamique, deux éléments sont requis : des moyens financiers et une instance de médiation. Les premiers sont à rechercher dans l’enveloppe budgétaire du projet, en y adjoignant éventuellement une quote-part privée. La seconde est en l’occurrence à trouver sur place, puisqu’un examen rapide des transversalité de l’espace à traiter fait apparaître la présence de l’ISELP, opérateur public indépendant dont l’un des axes est précisément l’art public. Il suffit à cet égard de se souvenir du concept d’Environnemental porté par Gita Brys-Schatan, fondatrice de cet institut. Concrètement, il s’agirait donc de consacrer quelque chose comme 1% du budget global à mener un travail expert de médiation et d’expérimentation à la fois avant le chantier, c’est-à-dire pendant les études, pendant les travaux, et bien entendu après l’inauguration, dans une sorte d’accompagnement d’un espace-temps reconfiguré appelant nécessairement d’autres activités et d’autres publics. La présence de l’ISELP quasiment au centre de la zone concernée, avec sa connexion, via le Passage de Milan, vers le Parc d’Egmont, est manifestement un atout pour mettre en place une dynamique de ce type, avec la garantie d’un savoir-faire adéquat et une exigence de rencontrer des publics variés. Une opération pilote en quelque sorte, dans un domaine qui est trop souvent en bute aux luttes d’influences pour placer l’œuvre de tel ou tel poulain. La richesse artistique de Bruxelles dans les domaines les plus variés, à la pointe dans certains domaines, appelle une évolution de l’art public basée sur des exigences au diapason de cette caractéristique forte de Bruxelles au plan européen, avec le joker de la multi-culturalité. Il s’agit donc d’expérimenter de manière rigoureuse un processus d’activation de l’espace public en ne l’abandonnant pas au secteur privé, en recherchant des agencements désormais possibles par l’élimination du parking de surface et par une primauté donnée aux mobilités lentes. Il ne s’agirait donc pas de passer d’un aménagement X à un aménagement Y, mais de mettre X en mouvement de manière attentive et entreprenante, sans tabous et sans clichés, en enclenchant le fonctionnement d’entités humaines plus ou moins stables en fonction des sujets à débattre et à trancher, en intégrant même le droit à l’erreur et l’exigence de créations diversifiées. Afin d’éviter tout ésotérisme, cette démarche reposerait sur une phase préparatoire d’information basée sur un décryptage de la situation existante (périmètre d’incidence du projet) en tant que produit d’une histoire remontant à la suppression des fortifications urbaines et passant par l’impact de l’automobile sur l’ensemble du réseau viaire, avec en outre un examen attentif de tout ce que l’art permet de voir de manière intéressante dans les dispositions matérielles du fait urbain, en sollicitant par exemple les ressources de l’anthropologie et en constituant une documentation spécifique, éventuellement en dépôt à l’ISELP, gage d’accessibilité, l’ISELP étant, ne l’oublions pas, aussi un centre de recherche et un forum. Une approche réflexive, critique et documentée pourrait suivre cet état des lieux, et conduire, via colloques, conférences, ateliers et réunions diverses à rassembler les ressources humaines garantes d’un fonctionnement démocratique de cette proposition encore inédite mais nécessaire en pareil contexte, de nature en outre à renouveler l’image du quartier en ajoutant à sa renommée commerciale une authentique dimension culturelle aiguillonnée par une exigence ancrée dans l’art contemporain. Ensuite, des propositions à durées variables peuvent être envisagées, sans exclure telle ou telle intervention pérenne, mais en offrant des chances à la jeune création et ce de manière pluraliste. Les motivations qui porteraient les démarches concrètes émaneraient ainsi du terrain même où elles seraient amenées à faire sens, le cas échéant en liaison avec d’autres initiatives sur d’autres sites (festivals, etc.).

UNE VISION PRAGMATIQUE

La force de ce projet est son degré d’adaptabilité à l’évolution de la ville. Le scénario que nous avons mis en place implique une disparition de la pompe à essence et du parking aérien attenant. Cependant, la proposition peut exister tant que les négociations sur les différentes concessions sont en cours. Par ailleurs, dans un futur plus lointain mais néanmoins proche, nous sommes convaincus que la couverture de la trémie des tunnels apporterait une plus-value au site et renforcerait la réappropriation du site par les mobilités douces.

Notre intervention a été dessinée de telle manière à pouvoir absorber différents scénarios possibles dont la probabilité ne tient pas de notre ressort. Ainsi, ce boulevard peut fonctionner si les concessions en surface d’Interparking et/ou de la pompe à essence sont reconduites. Il peut aussi évoluer avec la ville, voire même gagner en attraction, le jour où de nouvelles mesures sont prises, telles que la couverture des tunnels, la réduction des bandes de voitures, le réaménagement des portes de la ville, etc. La halle centrale du projet s’étendrait alors de porte en porte, voire dépasser la porte de Namur pour atteindre Trône.

Program

Urban renovation

Location

Avenue de La Toison d'Or, 1000 Bruxelles

Client

Beliris

Conception

2016

Statut

Competition

Budget

10 000 000 euros

09

Solbosch

Le site concerné par la demande est le site du centre médical Solbosch. Il se trouve au n°110 de l’avenue Adolphe Buyl, à l’extrémité Ouest du square Albert Devèze formé par les avenues Armand Huysmans et Adolphe Buyl, face au site de l’Université Li (...)

Solbosch

Le site concerné par la demande est le site du centre médical Solbosch. Il se trouve au n°110 de l’avenue Adolphe Buyl, à l’extrémité Ouest du square Albert Devèze formé par les avenues Armand Huysmans et Adolphe Buyl, face au site de l’Université Libre de Bruxelles (ULB).

La couronne bâtie qui limite l’ilot est essentiellement résidentielle. Elle est constituée en grande partie de maisons et immeubles. Le coeur d’ilot quant à lui accueille certains équipements d’utilité publique importants : le groupe scolaire communal « les jardins d’Elise », les bâtiments de l’institut technique René Cartigny et les bâtiments du centre médical Solbosch. Le cœur d’ilot est aussi largement végétalisé, avec quelques espaces dédiés au parking en plein air, et la nécessité pour les écoles de s’articuler autour de cours minérales. Le centre médical Solbosch (CMS) contribue largement à cette végétalisation ; il offre à la vue de l’ensemble des personnes habitants l’ilot un grand parc privé arboré de diverses essences de feuillus et de résineux. C’est une véritable source de biodiversité pour l’ensemble du quartier.

L’ambition du projet Solbosch est multiple : elle se propose de répondre aux questions urbaines présentes dans l’ilot par le projet d’architecture et les aménagements paysagers en assurant le bon aménagement des lieux et la pérennité des qualités présentes sur le site : qualités patrimoniales bâties, qualités paysagères et de biodiversité et qualités de cohabitation programmatique.

DESCRIPTION DU PROJET

a) L’extension du bâtiment B :

Le volume du bâtiment B, en intérieur d’ilot est rehaussé d’un niveau faisant toiture et prenant assise sur la structure existante. C’est une structure à ossature bois rythmée dont la légèreté est accentuée par des pergolas qui contiennent les terrasses et permettent de préserver efficacement les logements de la surchauffe.

b) La reconstruction du pavillon bâtiment C :

Soucieux d’améliorer la qualité du service qu’offre le centre médical au cœur du quartier Solbosch, le projet propose d’actualiser le bâtiment pavillonnaire en intérieur d’ilot en procédant à une démolition / reconstruction. Une nouvelle implantation est ainsi proposée de manière à intégrer cette construction dans un plan d’aménagement paysager d’ensemble, articulant les espaces construits à l’espace du Parc. La reconstruction de ce bâtiment sera pensée de façon à intégrer qualitativement le bâtiment dans son environnement et d’assurer au centre médical un bâtiment moderne et fonctionnel permettant de répondre au besoin de la patientèle.

d) Construction d’un immeuble, le bâtiment D sur la parcelle non bâtie avenue A. Buyl : La parcelle vide présente un long mur mitoyen du côté du CMS sur 4 niveaux et de l’autre côté, la résidence Solbosch offre un haut pignon en attente sur 7 niveaux.

L’architecture du projet propose de résoudre l’actuel déséquilibre présent dans le rapport entre les bâtiments existants du CMS (R+2+toiture) et la résidence Solbosch (R+8+toiture) par la construction d’un bâtiment de logement répondant au contexte bâti articulant ces 2 entités à l’expression architecturale forte.

D’un côté, La résidence Solbosch fait face au square Dewez et forme un arc à la jonction de l’avenue Adolphe Buyl et de l’avenue Brillat-Savarin. Elle est prolongée dans cette dernière par un immeuble d’appartements de R+7 niveaux dont les 2 derniers sont en léger retrait progressif offrant de longues terrasses aux habitations des derniers niveaux. Le nouvel immeuble D propose de réaliser un équilibre en opérant une symétrie visuelle autour de la résidence, face au square.

Au Rez-de-chaussée, l’entrée traversante annonce le jardin. Elle est guidée par le bardage vertical ajouré en bois qui habille l’intégralité du mur depuis la rue jusqu’à l’intérieur de l’ilot. Celui-ci permet, en outre, l’intégration homogène de ventilations, d’équipements et d’accès. Chacun des logements est prolongé vers l’avenue par une terrasse généreuse aux angles arrondis qui protègent les logements de la surchauffe, permettent une véritable installation et garantissent l’intimité des habitants. Ces terrasses forment la façade et répondent à la composition horizontale des longues allèges claires de la résidence Solbosch et des lits de pierre bleue qui rythment la façade néogothique. A la rencontre de la toiture du bâtiment A, l’immeuble inséré dans cette faille dévoile une troisième façade qui s’ouvre sur la ville. Du haut de cette colline, les vues se dégagent vers le Nord-Ouest et dévoilent une vue magnifique sur le panorama et le soleil couchant. Ainsi, évitant l’incongruité d’un pignon aveugle, le nouveau volume affirme sa position d’articulation, terminant la séquence urbaine en exprimant le plaisir d’habiter et d’être la ville aujourd’hui.

c) Aménagement paysager et toitures végétales :

De manière générale la mise en œuvre du projet aura une influence positive sur le quartier en améliorant la qualité des espaces intérieurs et extérieurs, et en donnant accès à un cadre de vie agréable valorisant la qualité spatiale de l’intérieur de l’ilot. Le projet est défini par la qualité des pleins et des vides proposés. Les espaces extérieurs forment un nouveau jardin continu et sont aménagés de manière à améliorer la qualité des rapports de voisinages autant avec l’ensemble de l’ilot qu’au sein même du site. Ce jardin continu le parc existant, et le rends plus accessible, il constitue le liant du site. Il établit les rapports d’intimité et d’accès entres les différentes entités. Il porte des qualités visuelles, esthétiques et paysagères et prolonge celles-ci sur les différentes toitures végétalisées.
Le projet prévoit l’implantation de toitures végétalisées extensive et intensives sur environ 773 m². Une flore dite « spontanée » pourra se développer sur ces plantes, créant ainsi un milieu accueillant pour la faune et flore et dans une moindre mesure l’avifaune. Au niveau paysager, ce système améliore nettement les vues depuis les étages plus élevés des bâtiments voisins. Libérant plus de vues vers le paysage de la ville tout en créant une succession d’avant plans qualitatif.

Program

Renovation and extention in office and housing

Location

1050 Uccle

Client

Private

Budget

4.500.000 €

Surface

3.000 m²

Conception

2016

Completion

2020

Statut

Urbanism permission

10

Charleroi District Créatif

La partie architecture pour le présent projet a pour objet la reconversion du tunnel routier Roullier en parking public. Ceci cadre avec le plan de mobilité et a comme but de rediriger le trafic « toutes directions » autour la ville à la place de par (...)

Charleroi District Créatif

La partie architecture pour le présent projet a pour objet la reconversion du tunnel routier Roullier en parking public. Ceci cadre avec le plan de mobilité et a comme but de rediriger le trafic « toutes directions » autour la ville à la place de par la ville, et créer des places de stationnement. L’objectif du projet architecture est de créer, avec un minimum de moyens, un parking efficace et de générer un maximum d’espaces de qualité au rez-de-chaussée des surfaces bâties.

Tunnel

L’objectif est d’arriver à un tunnel en béton, brut mais propre. Grâce à quelques interventions minimales et élégantes, nous upgradons ce tunnel routier jusqu’alors plutôt banal en un parking à la fois confortable, accueillant et offrant une expérience architecturale et spatiale particulière. Tout ceci en restant pragmatique et fonctionnel.

Dans un premier temps, le tunnel sera mis à nu. Ensuite, toutes les techniques, les panneaux en aluminium sur la structure, les éléments en béton, les chasse-roues, etc. seront retirés. Les murs et les plafonds seront nettoyés et sablés et une nouvelle couche d’asphalte sera mis en place.

L’éclairage du projet fera l’objet d’une attention particulière, avec des armatures spécifiques localisées aux entrées et sorties, et les marquages dans le tunnel.

Accès

Les deux accès prendront l’apparence de grandes trémies (entourés de cadres en béton traités en détail) traversant les murs existants du parking et permettant de nouveaux apports de lumière naturelle au sein de celui-ci. Pour améliorer la pénétration de la lumière, nous recourrons à de grandes portes vitrées RF, créons des vides dans les gaines en béton, préconisons l’installation d’escaliers métalliques légers, d’ascenseurs vitrés et concevons le nouveau rez-de-chaussée de manière à être complètement grillagé. Ceci a également pour atout de rendre les sorties de secours clairement identifiables au niveau du parking et d’augmenter le confort et le sentiment de sécurité à l’intérieur du parking.

Enfin, les lames métalliques verticales, qui reviennent ponctuellement dans tout le projet, constituent un élément supplémentaire de composition de celui-ci. Elles créent des barrières aux entrées et aux sorties des rampes de parking (et font ainsi en sorte que les gens ne puissent pas accéder au parking sans autorisation), mais permettent également d’amener de la lumière naturelle et de l’air neuf au sein même du parking.

L’objectif est de créer une architecture fine et détaillée composée d’éléments modulaires bruts et résistants, pour diminuer l’entretien et le vandalisme.

In association with Bureau Bas Smets (mandataire) and Atelier Bow-Wow

Program

Urban revitalisation and public spaces

Location

Ville Haute, 6000 Charleroi, Belgium

Client

Igretec pour la Ville de Charleroi

Budget

23.000.000 €

Conception

2015

Completion

2023

Statut

Tender

Consultants

VK Engineering, Advisers, ON, Egis, Muller Van Severen, Pam&Jenny, Mickael Roskam, Guillaume Bruère, Havet&Vanhuffel

11

Erasmus

Le plan masse propose un nouveau quartier urbain composé d'ilots semi-ouverts épinglés entre le boulevard Henri Simonet et la voie ferrée du futur RER. Il introduit ainsi un petit bout de ville relativement dense dans un environnement suburbain ayan (...)

Erasmus

Le plan masse propose un nouveau quartier urbain composé d'ilots semi-ouverts épinglés entre le boulevard Henri Simonet et la voie ferrée du futur RER. Il introduit ainsi un petit bout de ville relativement dense dans un environnement suburbain ayant plutôt une morphologie de campus, avec de grandes entités dispersées dans un paysage ouvert. Les bâtiments bordant le nouveau quartier forment une sorte de front par rapport à l'extérieur. Situé près du rond-point qui termine le Boulevard Henri Simonet, le Bâtiment S qui fait partie du projet de notre étude est l’un de ces bâtiments à haute visibilité. Sa longueur importante et sa hauteur font de lui un des éléments phare du projet et du quartier. Nous pensons qu’une architecture ambitieuse et une image forte ont tout leur sens à cet endroit.

Orientation

Le bâtiment V se situe quant à lui à l'intérieur du quartier, il borde une petite placette. La façade principale du Bâtiment S, orientée au sud-est, bénéficie d’un bon ensoleillement durant toute l'année. Elle est par contre située sur le boulevard Henri Simonet, plus exposé au trafic. La surchauffe, l’intimité et l'acoustique devront donc être bien gérés. En intérieur d'ilot, l’apport solaire est insuffisant, notamment pour les étages inférieurs. Lorsque les futurs bâtiments voisins prévus dans le plan masse seront réalisés, les niveaux inférieurs n'auront tout simplement jamais de soleil. Dans le cas du Bâtiment V, l’intérieur d’ilot est mieux ensoleillé, mais ici, c’est surtout la façade Est qui manque de soleil. Enfin, au nord-ouest, la petite placette définie par le plan masse constituera un espace généreux et qualitatif dont les habitants du projet pourront bénéficier.

Typologie

Tenant compte de l'ensoleillement et du caractère fermé de l’intérieur d'ilot, une typologie d’appartements de type mono-orienté vers l’intérieur d’îlot nous semble dans la plupart des cas peu appropriée. Nous proposons donc plutôt des typologies « traversant » qui offrent la possibilité de donner à chaque appartement au moins une de ses faces parfaitement ensoleillée. Il est à noter que les appartements monoface sont implantés soit sur les façades avant, soit à l’endroit le mieux éclairé des façades arrières. Etant donné que la profondeur de 18 mètres est trop importante (épaisseur maximum autorisée par le Permis de lotir) pour pouvoir réaliser des « traversants » de qualité, nous proposons côté rue, de réduire de 2 metres la profondeur des appartements en intégrant dans ce retrait, les terrasses. C'est de ce côté que nous implantons les espaces de vie, séjour et cuisine en premier jour. De l’autre côté des bâtiments, vers les intérieurs d'ilot, se trouvent les chambres à coucher qui s’accommodent parfaitement du calme et d’un apport solaire limité. Au milieu des appartements, s’organisent les fonctions qui demandent moins de lumière comme les salles de bain, les buanderies, les gaines techniques au encore le noyau de circulation. Comme illustré dans le schéma, le nombre de chambres associé à l’espace de vie est variable. Un élément supplémentaire enrichit la façade autant que les plans.A intervalle régulier, un oriel d’une largeur de 3 travées occupe toute la hauteur de la façade, englobant au rez-de-chaussée les entrées de chaque noyau. Ces avancées permettent d’agrandir les séjours des grands appartements 4 et 5 chambres, et de donner plus de surface aux appartements monofaces, simplex et duplex. Cette rationalisation des avancées de façades permet une grande simplification technique, et permet d’obtenir des étages types.

Façades

Toutes les façades sont réalisées sur base de la palette à dominante rouge de matériaux suivants:

  • • deux teintes de bétons architectoniques : bandeaux ocre foncé et trumeaux ocre clair ;
  • • baies vitrées du sol au plafond, avec garde-corps vitrés ;
  • • trumeaux arrière et finition des balcons en briquettes rouges;
  • • panneaux en aluminium anodisé bordeaux et châssis en aluminium anodisé bordeaux ;
  • • les garde-corps métalliques sont traités dans les mêmes teintes que les châssis. Ces matériaux ne demandent que peu d’entretien. Ces différents choix témoignent de notre volonté de créer un évènement marquant le paysage. La véritable façade à rue est le tissu formé par la trame régulière et massive des balcons, en avant-plan de la façade vitrée. Le gabarit imposant de l’édifice S est ainsi subtilement allégé. Le revêtement en briques écarlates est un geste assumé, une finition quelque peu luxueuse.

Abords

Du côté du boulevard Henri Simonet, la différence de niveau entre le trottoir et le rez-de-chaussée est aménagée en talus planté de hautes herbes et de fleurs. Celui-ci sert de tampon entre les appartements du rez-de-chaussée et le boulevard. Un chemin disposé au-dessus du talus longe le bâtiment et permet aux PMR un accès de plein pied aux entrées. Il est connecté au trottoir par des escaliers en béton. Près du rond-point, la différence de niveau est telle qu'une entrée vers le niveau du parking peut être aménagée. Celle-ci donne aux cyclistes un accès direct aux rangements vélo. Côté rue intérieure et petite placette, une bande végétale arbustive basse garantit un tampon entre l'espace public et les rez-de-chaussée. Dans chaque cœur d'ilot, on retrouve un jardin collectif central, avec un mélange de pelouses et de végétations plus arbustives. Une zone en semi perméable de type dalles-gazon permettra l’accès aux véhicules pompiers. Le long des façades, une série de jardins privatifs sont intimisés par des haies de feuillus de hauteur moyenne permettant de garder l’ouverture visuelle. Le passage couvert au centre du bâtiment S connecte le boulevard Henri Simonet avec l’intérieur d’ilot. Il est sécurisé par des grilles qui préservent le caractère privatif de l’îlot.

Conclusion

Avec une grande majorité d’appartements traversants, nous atteignons 206 unités, avec un ratio de 25% de 3 chambres et plus. Malgré des conditions d'ensoleillement et une volumétrie peu favorable, tous les appartements ont un bon apport solaire. Si le plan masse impose de développer deux bâtiments de logement d'une volumétrie relativement importante, dans des enveloppes très contraignantes où la possibilité de retravailler les volumes est quasi inexistante, le choix et le traitement des matériaux ainsi que le déve-loppement des typologies nous permettent de créer des bâtiments contemporains et chaleureux. Tous les éléments de façades sont standardisés sur une trame de 285cm. Les plans sui-vent également cette trame. La mise en œuvre dite «sèche» de la façade et sa possibilité de mise en préfabrication ont comme avantage de limiter le délai de construction et les coûts de production. Les terrasses seront implantées dans la zone de retrait côté rue. Afin que la lumière puisse pénétrer plus profondément dans les espaces de vie, les ter-rasses sont alternées de façon à créer des doubles hauteurs libres dans la façade. Ce jeu de terrasses, superposé à la logique des «avancées» décrite plus haut, génèrent une façade tridimensionnelle où s’alternent des espaces intérieurs et extérieurs.
Vu les gabarits imposés par le permis de lotir, nous avons voulu éviter de concevoir des façades trop monolithiques: celles que nous proposons sont plutôt ouvertes et dynamiques, tout en garantissant une intimité par rapport à l’espace public grâce à l’intégration de terrasses «écran». Pour la façade Est du Bâtiment S qui – comme nous l’avons déjà relevé – est moins ensoleillée, le système de terrasses alternées n'est pas retenu. Nous proposons donc pour cette façade de remplacer les terrasses par des loggias et d’agrandir les surfaces vitrées. En ce qui concerne les façades en intérieur d'ilot, derrière lesquelles se retrouvent une majorité de chambres, nous utilisons les mêmes matériaux. Sur base des pourcentages d’ouvertures imposées par le RRU, d’une disposi-tion optimale des fenêtres et d’un jeu subtil sur la profondeur des baies, une façade sobre mais articulée, apparaît naturellement.

Program

210 passive social housing units

Location

Rue du Chaudron & Boulevard H. Simonet, 1070 Anderlecht, Belgium

Client

SLRB

Budget

28.500.000 €

Surface

21.000 m²

Conception

2014

Completion

2020

Statut

Planning permission

Consultants

Tractebel Engineering

12

Armée

L’immeuble fut construit en 1926 pour le compte de la Maison de Haute-couture SMETS dans le style des Beaux-Arts (1914-1930) pour la façade et Art-Déco (1910 – 1930) pour l’intérieur. Les plans de Permis de bâtir sont datés du 26 mai 1926 et sont si (...)

Armée

L’immeuble fut construit en 1926 pour le compte de la Maison de Haute-couture SMETS dans le style des Beaux-Arts (1914-1930) pour la façade et Art-Déco (1910 – 1930) pour l’intérieur. Les plans de Permis de bâtir sont datés du 26 mai 1926 et sont signés par Monsieur Joseph Smets. Ces plans renseignaient les affectations suivantes :

  • Au n°82, le projet consistait en l’aménagement d’un jardin et la construction d’un bâtiment à l’arrière, en fond de parcelle, sur deux niveaux. Ce dernier abritant un grand garage, des vestiaires et un atelier de couture à l’étage.
  • Au n°82 A, le projet consistait en la construction d’un Hôtel de Maître abritant le logement des propriétaires mais également la réception de la clientèle (salon – cabine d’essayage etc.).

L’ensemble a abrité successivement une entreprise d’import-export en objet de décoration, la société M.D.F. (vente de vêtement) et différents cabinets d’avocats depuis 1986.

Dans sa grande majorité, le bien a gardé ses éléments architecturaux d’époque. Le projet est destiné à accueillir un bureau d’une trentaine d’architectes (MDW Architecture) ainsi que 5 logements de qualité.

Le bureau MDW architecture

MDW Architecture installe ses bureaux dans ce bâtiment et offre ainsi à ses collaborateurs des espaces propices à la création (ancien atelier de couture, bureaux donnant sur jardin ou patios) et à ses clients, le plaisir de visiter la Maison de Maître au caractère indéniable.

La partie avant a uniquement fait l’objet d’une restauration et de quelques légers aménagements.

Un patio extérieur est créé pour ponctuer l'espace de transition entre la Maison de Maître et l'ancien atelier afin de profiter du soleil lors des saisons où le soleil ne descend pas jusqu’au jardin.

La démolition de l’espace de bureau donnant sur le jardin permet de désenclaver le jardin, de libérer l’ancien atelier et ainsi de créer une relation beaucoup plus harmonieuse par la création de vue direct au rez-de-chaussée et au 1er étage entre la partie avant, Maison de Maître et la partie arrière (ancien atelier). Depuis les bureaux ou salle de réunion, les clients peuvent voir l’atelier d’architecture et vice et versa.

Dans le bâtiment arrière au niveau du l’étage, l’espace fut grandement amélioré par la démolition de la mezzanine qui permet ainsi de retrouver le lanterneau (+/- 5m50 sous faite). Cet espace est conservé par la mise en place d’un grand bureau paysager et d’une connexion vers le rez-de-chaussée.

Program

Office

Location

Avenue de l'armée, 82a

Conception

2014

Completion

2018

Statut

Built

Consultants

Floris Steyart

13

CirK

Depuis les années 70, ce que les spécialistes du sujet appellent le nouveau cirque ne cesse de muter et de s'hybrider. Qu’est-ce qu’est cirque ? Performance ? Théâtre ? La richesse transversale des genres circassiens contemporains est grande et belle (...)

CirK

Depuis les années 70, ce que les spécialistes du sujet appellent le nouveau cirque ne cesse de muter et de s'hybrider. Qu’est-ce qu’est cirque ? Performance ? Théâtre ? La richesse transversale des genres circassiens contemporains est grande et belle ! C'est pour nous une évidence et elle devra se refléter dans un projet architectural multiple, poreux et propice à accueillir l’imprévisible. Le cirque ne peut être assimilé aux autres genres artistiques du spectacle vivant. Comme Patrick Bouchain, nous pensons que ce qui fait cirque aujourd’hui est peut-être cette capacité à ne pas cloisonner le spectacle et la vie des spectateurs. Il ne s’agit donc pas ici de créer des coffres refermés sur eux-mêmes, mais bien de proposer une société de lieux qui soient les plus poreux et interconnectables possibles, ouverts sur la vie du quartier et la ville. Le cirque n’est pas, comme au théâtre, un spectacle frontal. L'architecture proposée doit nous ramener à cette circularité infinie du cirque, à ces idées d'itinérance et de campement qui sont dans l'adn du cirque. Etre toujours en mouvement dans des lieux en perpétuelle reconfiguration et finalement, pour le public, venir dans un archipel d'endroits qui ne sont jamais vraiment deux fois les mêmes... Aider à porter plus loin le risque de l'art et être un vrai activateur de Création, c’est cela que notre projet veut rendre possible. Comment ajouter un programme ambitieux dans ce site dense et complexe ? Le site qui accueille le Cirk a une complexité et densité qui le rend explicitement urbain. C’est un endroit typique où plusieurs programmes et couches historiques se rencontrent. Il est entouré d'une grande variété typologique d'habitations, de bâtiments techniques de la commune dont certains dans d'anciens halls industriels, d’une ligne de métro hors sol et d’un centre de sport lui aussi hébergé dans un ancien entrepôt industriel. Est-ce qu'il y a encore de la place? La capacité à organiser des vides signifiants et des volumétries intégrées à cet environnement déjà très dense est un des enjeux majeurs du projet. Réussir à insérer avec courtoisie urbaine les importants gabarits des trois grandes salles principales dans le tissu existant d'habitations est une des gageures principales de la question posée. Cependant, nous voyons dans cette proximité directe avec le contexte la possibilité de réaliser un projet qui est intensément lié à la ville et à la rue… Plutôt qu’un bâtiment iconique isolé, notre projet se veut un bout de ville connecté à son contexte, en continuité avec le tissu physique et le terreau social du quartier. La question reste bien sûr comment ajouter trois volumes comme ceux-ci dans le respect des habitations avoisinantes? Nous proposons de donner à chaque salle son caractère propre, tout comme dans l’Espace Catastrophe où chaque salle a sa propre forme, son atmosphère et un nom unique. Chaque salle a une forme et des finitions singulières. Cette différenciation formelle nous aide également à intégrer les salles d’une façon plus juste et subtile dans le site.

La Salle Ronde

Cette salle cylindrique, avec un diamètre de 22 mètres et une hauteur libre de 11 mètres (sous le grid), accueillera les entrainements et les programmes de formations. Elle se trouve du côté le plus public du site, à la fois un peu en retrait de la rue et clairement tournée vers le parc de la place Victoria. Le choix d’un volume cylindrique plutôt que la « boite» demandé dans le cahier de charge a plusieurs raisons: tout d’abord c’est une forme qui s'intègre avec plus de douceur dans son contexte. Elle minimalise son impact sur les maisons voisines et elle se démarque du centre sportif. Ensuite le cercle est une forme qui résonne avec l’imaginaire du cirque : le chapiteau, la piste, l’anneau, l’espace infini, etc... Toutes ces images circulaires qu’on associe avec le cirque. Le mot latin ‘circus’ ne désigne-t-il pas à l’origine un cercle, puis un cirque (enceinte circulaire)? Pour réaliser cette salle, nous proposons de requalifier l’entrée de la salle Victoria. Dans son état actuel, l'accès au centre sportif n'est pas clair et manque d'ergonomie. Nous pensons qu’il est opportun d’utiliser le nouveau projet pour résoudre les problèmes de cette entrée à la salle Victoria et créer une véritable rencontre entre les deux équipements et leurs publics respectifs. Par cette requalification, nous donnons plus d’air au cirque tout en créant une entrée digne de ce nom pour le centre sportif. Pour cela, l’ascenseur est déplacé et l’étage sous l’escalier extérieur est démoli. Les espaces techniques qui se trouvent à l’étage en dessous sont laissés inchangés. En arrivant depuis la rue Stepman, on perçoit tout d'abord deux espaces qui assurent la porosité du projet et un accueil invitatif pour les passants et les visiteurs : un patio planté appropriable en journée et un parvis minéral tourné vers la place Victoria (et en lien direct avec son chapiteau). Le parvis minéral donne accès à la salle de sport Victoria ainsi qu'à la cafétéria et aux bureaux de CirK. Sur le toit de la salle Ronde et accessible pour un noyau de circulations verticales placé à l'arrière de la salle, on retrouve le logement du concierge et le village des artistes. Ils profitent d'une large vue sur CirK et sur tout Bruxelles. Ce lieu panoramique exceptionnel enrichi la panoplie de lieux disponibles dans le projet et peut accueillir ponctuellement des petits spectacles de maximum 50 personnes.

La salle Carrée

Avec une mesure de 20 mètres par 20 mètres et une hauteur libre de 11 mètres, elle hébergera le grand studio. Elle se place en retrait du cul-de-sac de la rue du Neep. Ce recul permet de créer une respiration et un parvis qui sera une interface appropriable entre le quartier et Cirk. Malgré son gabarit, la salle laisse de l’air et de la lumière aux maisons voisines. Le parvis et ses gradins pourront être utilisés comme studio extérieur. L'animation et les spectacles pourront déborder du site et activer la rue (lors des festivals, mais aussi lors de simples répétitions extérieures). Il marque également le début de la future promenade verte. Cette salle est soulevée pour garantir l'accès aux camions communaux et accueillir au rez un lobby et 3 ateliers. Ce soulèvement permet d'offrir des belles vues sur Bruxelles depuis la salle et un rapport visuel réciproque et inattendu entre ceux qui occupent la salle et ceux qui passent en métro. La salle Longue Le petit studio sera logé dans le bâtiment industriel vide qui se trouve au milieu du site. Cette salle mesurera 10,5 mètres sur 28 mètres et aura une hauteur libre de 8 mètres. Un noyau de circulations verticales est placé à l'intersection de la salle Longue et de la salle Carrée. Dans le même esprit de récupération qu’on retrouve à l’Espace Catastrophe, il nous semble pertinent de réutiliser cette structure plutôt élégante. L’impact du volume proposé en cœur d'ilot par le Cahier des charges risque d'être, du point de vue des riverains immédiats, totalement inacceptable. La seule alternative serait d’enterrer le volume mais le coup d’une telle intervention serait excessif tenant compte du budget donné. Plutôt que de faire tabula rasa de tout l'existant, une des richesses de notre projet tient donc dans la capacité à combiner les qualités et les atmosphères de l'ancien et du nouveau.

Une séquence d’espaces poreux, appropriables et complémentaires

L’étendue du site et sa fragmentation nous donne la possibilité d’envisager un espace collectif qui relie les salles dans une séquence de lieux intérieurs et extérieurs qui vont de la place Victoria à la fin de la rue du Neep. La séquence pourrait être vécue comme ceci: arrivant de la place Victoria, nous marchons vers le nouveau CirK. Tout d’abord, nous passons un parvis qui est légèrement plus haut que la rue. C’est un espace bien circonscrit qui est surplombé par la salle de répétition. Une sorte d’antichambre extérieure qui donne sur la rue. Les façades sont en briques récupérées lors des démolitions et blanchies à la chaux. Ce premier espace est un des quatre espaces extérieurs définis par un bâtiment en forme de croix sur lequel la salle cylindrique est posée. Droit devant nous le hall d’entrée du Centre sportif Victoria. A notre droite sur les murs du centre sportif, la programmation de celui-ci est affichée. A notre gauche, l’entrée du CirK. De grandes fenêtres nous offrent des vues généreuses sur l’intérieur. Sur une mezzanine, on aperçoit des gens assis à des tables. On rentre dans le CirK. A notre gauche, sous la mezzanine, on trouve un premier espace d’accueil avec quelques vieux fauteuils et des tables basses de récupération qui sont répartis aléatoirement dans l’espace. Contre le mur arrière, un escalier droit monte à la mezzanine et sous cet escalier, il y a une myriade d’affiches et de flyers. Nous continuons notre promenade et nous nous trouvons à présent au centre dans la cafétéria. La hauteur sous plafond est de 5 mètres. Des chaises sont réparties dans l’espace autour de tables rondes. Lorsqu'on pousse les tables, cet espace peut accueillir un petit spectacle de cirque mais aussi un cabaret, des contes, etc... Les parois de cet espace sont laissées dans leurs états bruts. Le sol et le plafond sont en béton. Les murs du fond en briques récupérés et les châssis en aluminium. Une des ailes de la croix est occupée sur deux étages par les bureaux qui sont ouverts sur la cafétéria et ont une vue direct sur l’entrée, l’accueil et la rue. Au fond de la cafétéria se trouve l’ascenseur et l’escalier qui mène à la salle de répétition, à la passerelle et aux logements qui se trouvent en toiture. La passerelle est au même niveau que les deux grandes salles (Ronde et Carrée). Une personne PMR peut donc circuler confortablement sur tout le site. Les logements en toiture (artistes et concierge) sont pensés comme un ensemble de chambres organisées d’une façon informelle autour d’un espace commun central. Ils sont en bois pour limiter leur impact sur la structure de la salle Ronde et accentuer leur aspect de campement informel. Nous prenons l’ascenseur pour la passerelle extérieure qui nous amène vers les autres salles (Longue et puis Carrée). C’est une structure légère en échafaudage qui vient se poser sur le toit du bâtiment B de la commune. Plus qu'un simple passage, cette passerelle peut également fonctionner comme une terrasse que les artistes et les visiteurs peuvent s'approprier. De là, on peut voir directement dans la salle de répétions. Nous continuons notre promenade en passant dans la toiture de la salle Longue. Nous sommes à présent dans un passage protégé qui nous offre, à travers le ‘tension grid’, une perspective vertigineuse sur la salle Longue en contrebas (petit studio). Au bout du passage, nous sortons sur une terrasse qui se trouve en haut d'un escalier-gradin. A cet endroit nous voyons directement dans la salle Carrée (grand studio). A notre droite un passage mène à l’ascenseur qui nous amène aux deux studios. Nous descendons l’escalier-gradin pour terminer sur le parvis extérieur qui relie Cirk, la rue du Neep, la promenade verte et la Ville.

La matérialité

A l'extérieur, les façades des salles Ronde et Carrée sont bardées d'une tôle ondulée finement perforée. Les plis de cette tôle rappellent les ondulations d'un rideau de scène. Ils jouent entre reflet et ombre avec la lumière du soleil. La nuit, cette peau irisée entre en vibration grâce à un éclairage périmetral placé en pied de bardage et coloré par intermittence aux trois couleurs primaires du cirque : jaune d'or, rouge sang, bleu royal. Les deux salles deviennent alors, comme les chapiteaux de notre enfance, des lanternes magiques qui signalent à tous la singularité circassienne du lieu. A l'intérieur, les bâtiments sont des supports dont les matériaux sont robustes et peu couteux. Les murs sont laissés totalement bruts. Cette frugalité induit une appropriation plus libre par les usagers. On n'a pas peur de planter un clou. Il n'y a pas de finitions fragiles ni de couleurs autres que celles des matériaux originels des murs porteurs. Le projet doit pouvoir supporter de changements réguliers, des ajouts temporaires et/ou informels. Le bâtiment est un support qui demande à être approprié et chaque paroi (pas seulement le sol) est potentiellement un surface active.

En guise de conclusion, quand nous cherchons une image de l’architecture du cirque dans notre mémoire, une multitude de visions nous viennent à l’esprit. Celle du chapiteau bien sûr, avec sa structure légère drapée d’une toile colorée qui nous offre une architecture temporaire et nomade et une silhouette typique qu’on retrouve dans les dessins d’enfants. A cette image classique, le cirque contemporain en a ajouté d'autres. Celle d’un bâtiment industriel existant approprié, parfois rénové, parfois laissé dans son état brut et souvent, comme à l’Espace Catastrophe, un peu des deux. Aujourd'hui, un autre endroit héberge de plus en plus les spectacles de cirque : la salle de spectacle contemporaine. Cette black box neutre est habillée de toutes les techniques théâtrales nécessaires. Même est-ce bien l’habitat naturel des arts circassiens? Car le cirque est par définition circulaire et n’a pas besoin de scène... Finalement l’endroit le plus propice pour le cirque n'est-il pas tout simplement la rue ? Car c’est l’endroit où il exprime le mieux son côté nomade, sa prédilection pour la fête, pour la rencontre et le partage. Notre projet veut être la synthèse foisonnante non pas d'une seule, mais bien de toutes ces manières d'aborder le cirque d'aujourd'hui et de demain.

Location

Rue du Neep 31, Koekelberg, Belgium

Client

Commune de Koekelberg (public)

Conception

2014

Budget

4.961.000 €

Surface

3.600 m²

Consultants

Abcis-Van Wetter, Ney + Partners, Bureau Wolf, PS2

14

Villa W

Le projet repense complètement les volumes de la maison et sa relation au jardin. Une série de petites démolitions permettent d’ouvrir le cœur de la villa sur le jardin arrière et latéral, ce qui permet également de bénéficier d’un apport de lumière (...)

Villa W

Le projet repense complètement les volumes de la maison et sa relation au jardin. Une série de petites démolitions permettent d’ouvrir le cœur de la villa sur le jardin arrière et latéral, ce qui permet également de bénéficier d’un apport de lumière naturelle beaucoup plus important.

La maison est étendue latéralement et en façade arrière afin de redimensionner les espaces aux besoins des occupants, et notamment de créer une pièce de séjour aux dimensions généreuses.

Afin d’atténuer la déclivité du terrain génère une sensation d’enclavement, la terrasse est étendue et de ce fait les qualités visuelles et lumineuses des pièces occupants le rez-de-chaussée sont améliorées.

Une attention particulière a été apportée à la relation de l’extension avec le bâtiment existant. L’extension se présente tel un socle de verre surmonté d’une construction existante préservée à l’identique. Seul un escalier vient discrètement se présenter sur une des façades latérales.

La structure béton de l’extension, apparente, est tramée sur la construction existante. Quelques panneaux de remplissage en béton structuré contribuent à la fonctionnalité des espaces.

Le nouveau socle vitré est agrémenté de deux patios. Le premier crée une entrée protégée et couverte. Le second, à l’arrière, apporte un maximum de lumière en cœur de maison.

La zone de terrasse est redessinée et centrée sur la parcelle. Elle vient se fondre dans la végétation.

Program

Renovation and extension of a single family house

Location

Avenue du Bois de la Cambre 218, 1050 Ixelles, Belgium

Client

Private

Budget

800.000 €

Surface

322 m²

Conception

2013

Completion

2016

Statut

Built

15

Cross House

Reconversion of the former Red-Cross office building from the 1930s into a condominium of 20 high standing apartments. In order to preserved the architectural character of the modernist building, the project intend to conserve and restore at best the (...)

Cross House

Reconversion of the former Red-Cross office building from the 1930s into a condominium of 20 high standing apartments. In order to preserved the architectural character of the modernist building, the project intend to conserve and restore at best the structure and the aspect of the Cross House while introducing carefully new sustainable technologies. Furthermore, two light glass boxes protected by oblique metallic structures – visually echoing the nearby sloping roofs – will cap the building. Interior and exterior are mixed through the transparency of materials and the presence of vegetation everywhere.

In association with Atelier Jean Nouvel

Program

Renovation and extension of an office building in 20 housing units

Location

1050 Ixelles, Belgium

Client

Area Real Estate (Privé)

Budget

5.200.000 €

Surface

3.300 m²

Conception

2011

Completion

2015

Statut

Built

Awards

  • 2012 - Bâtiment exemplaire IBGE
  • 2016 - Prix Bruxelles Horta (nominee)
16

Delhaize Quai de Rome

Programmes of this type are notorious for producing mundane buildings – devoid of interest at best, and often outright urbicide. Our vision goes beyond the mere cosmetic upgrade of the decorated shed, asking: How can the designers of a supermarket qu (...)

Delhaize Quai de Rome

Programmes of this type are notorious for producing mundane buildings – devoid of interest at best, and often outright urbicide. Our vision goes beyond the mere cosmetic upgrade of the decorated shed, asking: How can the designers of a supermarket quietly succeed in weaving part of the urban fabric?

Situated in the middle of an elongated 180m long and largely paved city block, the project aims to improve the quality and permeability of the site, both for users of the building and for residents of the area.

In order to create a new public pedestrian crossing which splits the block, the existing building – which was due for demolition – is relocated to the edge of the plot. The new building helps to upscale a difficult zone, enclosed between high party walls.

The work on perception started with the roof is continued with the treatment of façades. They are marked by a series of pleats which enliven pedestrian routes along the alleyway. Wood is used throughout the project, from structure to façade. Cedar cladding, with variable rhythmic scansions and its warm materiality, offers an additional antidote to the mineral surfaces of the block.The interior of the shop breaks away from the usual practice in that special attention is paid to visual contacts with the exterior and the penetration of daylight, coming from the alleyway side and along the large patio at the rear of the building.

In association with H+G Architects

Program

Construction of a supermarket and its surroundings

Location

Rue Fragnée 41, 4000 Liège, Belgium

Client

Delhaize Group (private)

Surface

3.500 m²

Conception

2009

Completion

2015

Statut

Built

Consultants

Setesco, DTS

Awards

2015: Prix Belge pour l'Architecture (nominee)

17

Les Courses

L’immeuble est un volume simple et compact, parfaitement intégré dans son contexte et le front bâti de l’Avenue des Courses. La façade résolument contemporaine est animée par des terrasses dont les panneaux en tôle perforée coulissent en superpositio (...)

Les Courses

L’immeuble est un volume simple et compact, parfaitement intégré dans son contexte et le front bâti de l’Avenue des Courses. La façade résolument contemporaine est animée par des terrasses dont les panneaux en tôle perforée coulissent en superposition et recomposent sans cesse l’aspect.

L'optimalisation des espaces résulte de la réduction des zones de circulation et de l'agencement rationnel des appartements. Les logements sont lumineux et les pièces de vie sont amplement ouvertes sur la rue. Les studios, mono-orientés, profitent d'un développé de près de 10m en façade.

Chaque appartement possède une terrasse orientée à l’ouest. Les baies vitrées sont placées en retrait pour éviter les surchauffes en été. Les panneaux extérieurs en tôle micro-perforée permettent de régler la luminosité intérieure souhaitée.

L'immeuble est extrêmement bien isolé au niveau thermique et acoustique. Il ne nécessite que de très peu d’énergie pour être chauffé. Le bâtiment génère également une partie de ses besoins énergétiques à l’aide de sources d’énergie renouvelable (pompe à chaleur et panneaux photovoltaïques) et fonctionne complètement sans énergie fossile (pas de chaudière). Le projet passif a été lauréat de l’appel à projet « Bâtiment exemplaire » lancé par l’IBGE en 2009.

Program

Passive residential and office building

Location

Avenue des Courses 12, 1050 Ixelles, Belgium

Client

Private

Budget

4.250.000 €

Surface

2.000 m²

Conception

2008

Completion

2012

Statut

Built

Consultants

Enesta, Sesib, Thermo-Services

Awards

  • 2016 - Prix Bruxelles Horta (nominee)
  • 2014 - Prix Biennal d'Architecture de la Commune d'Ixelles
  • 2013 - Prix Belge pour l'Energie, collective housing
18

Cité Vandeuren

Le projet de la cité Van Deuren consiste à rénover 122 logements sociaux situé en première couronne de Bruxelles. Conçue dans les années 20, la cité s’implante dans un quartier regroupant de nombreux autres projets dessinés par un seul architecte : J (...)

Cité Vandeuren

Le projet de la cité Van Deuren consiste à rénover 122 logements sociaux situé en première couronne de Bruxelles. Conçue dans les années 20, la cité s’implante dans un quartier regroupant de nombreux autres projets dessinés par un seul architecte : Joseph Caluwaers. Tout en maintenant un style personnel identifiable, Caluwaers a imprimé à chacun de ses projets du quartier une variation particulière. Les implantations, gabarits et façades très ouvragées dans leur expression architectonique rythmée ainsi que le travail sophistiqué des appareillages et couleurs de briques tissent un ensemble complexe d’une valeur unique à Bruxelles. La cité consiste en six bâtiments dont quatre forment un ilot à courtine classique accessible depuis la rue par quatre césures. L’intérieur d’ilot était assez étriqué. En regard des qualités de l’existant, nous avons choisi de faire une proposition d’intervention furtive. Notre projet s’exprime essentiellement en intérieur d’ilot : ce qui était sombre et encaissé s’inverse et devient une vaste chambre unifiée et illuminée par sa mono-matière blanche. Le jardin collectif central est agrandi pour renforcer la vie de la collectivité restreinte des occupants de la cité. Les redents et terrasses offrent une épaisseur hospitalière à l’appropriation singulière et hétérogène de chaque habitant. Depuis la rue, quelques petits volumes noirs se glissent sur les toits et dans les césures d’accès à l’intérieur d’ilot. Ils affichent, avec une mesure discrète, l’énergie retrouvée de la cité Van Deuren.

Program

Renovation and rehabilitation of 122 housing units

Location

1050 Ixelles, Belgium

Client

BinHome (public)

Budget

12.000.000 €

Surface

Phase I - 12.300 m² / Phase II - 3.900 m²

Conception

2008

Completion

2017

Statut

Built

Consultants

VK Engineering, MK Engineering

19

Hôtel de Police & Charleroi Danses

Beside preserving two remarkable wings of an existing cavalry building and adapting them according to low energy standards, this sustainable project includes a third vertical “wing”: a 75-meter new elliptical passive tower clad in blue bricks that ac (...)

Hôtel de Police & Charleroi Danses

Beside preserving two remarkable wings of an existing cavalry building and adapting them according to low energy standards, this sustainable project includes a third vertical “wing”: a 75-meter new elliptical passive tower clad in blue bricks that accommodates very flexible police offices and facilities.

The three elements of the complex – the Police headquarters, the extension of Charleroi Danses and the new brasserie – are connected by a large public square directly accessible from the street. The unusual ensemble creates a green landmark for the city of Charleroi.

In association with Ateliers Jean Nouvel

Program

New police headquarters

Location

Caserne Defeld, Boulevard Mayence 67, 6000 Charleroi, Belgium

Client

Groupe CFE / Ville de Charleroi (public)

Budget

45.000.000 €

Surface

51.410 m²

Conception

2011

Completion

2014

Statut

Built

Consultants

VK Engineering, DTS & Co, MATRIciel, Venac

Awards

  • 2016 - Brick Award nominee
  • 2015 - CTBUH Best Tall Building Europe Finalist
  • 2012 - MIPIM Award, Future Projects
20

Le Lorrain

Renovation of a former dealer of old iron into a social housing complex composed of a 4-flat building connected by a large common open space to 3 maisonettes at the rear of the site. The project consists in clearing and opening up the interior of the (...)

Le Lorrain

Renovation of a former dealer of old iron into a social housing complex composed of a 4-flat building connected by a large common open space to 3 maisonettes at the rear of the site. The project consists in clearing and opening up the interior of the plot that was entirely built and making this portion of the street “breathe” thanks to a wide opening. The maisonettes are raised in order to maximise the amount of light captured and to accommodate a garage at street level. The buildings are clad with grey metallic sheets whose aspect reminds of the industrial past of the plot. A large circulation area is carved within the site and creates a wide meeting and playing area for residents. The existing street front has been kept and it dialogues with the apartments through the volumes and the bridges/terraces.

Program

4 apartments and 3 single-family houses

Location

Rue Le Lorrain 6-8, 1080 Molenbeek-St-Jean, Belgium

Client

Commune de Molenbeek-St-Jean (public)

Budget

1.800.000 €

Surface

1.484 m²

Conception

2006

Completion

2011

Statut

Built

Consultants

Waterman TCA, MK Engineering

Awards

  • 2013 / 2012 - Belgian Building Awards, Public housing (nominee)
  • 2011 - Prix Belge pour l'Architecture et l'Energie, Collective housing (nominee)
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Savonnerie Heymans

Winning scheme of a European competition organised by the developer, the Savonnerie Heymans complex reflects a truly sustainable approach by recreating a real new neighbourhood of 42 low-energy and passive social accommodations including apartments, (...)

Savonnerie Heymans

Winning scheme of a European competition organised by the developer, the Savonnerie Heymans complex reflects a truly sustainable approach by recreating a real new neighbourhood of 42 low-energy and passive social accommodations including apartments, lofts, duplexes and Maisonettes.

Although a 100% public housing scheme, thanks to the diversity of its program the Savonnerie Heymans provides a variety of spaces echoing the diversity of the people living in the very heart of Brussels. Glass-enclosed bioclimatic loggias characterise the entire complex, providing an effective acoustical and thermal barrier but also providing a sense of privacy.

Program

Transformation of old Savonnerie Heymans in 42 housing units and a nursery

Location

Rue d'Anderlecht 139-147, 1000 Brussels, Belgium

Client

CPAS de Bruxelles

Budget

11.000.000 €

Surface

6.500 m²

Conception

2015

Completion

2011

Statut

Built

Consultants

Waterman TCA, SETESCO, MK Engineering, ATS, FORUM, SECO

Awards

  • 2012 - Prix Bruxelles Horta
  • 2012 - Belgian Building Awards - special mention
  • 2011 - MIPIM Award, category Residential Development
  • 2011 - Mies van der Rohe Award (nominee)
  • 2011 - Prix Belge pour l'Architecture et l'Energie (nominee)
  • 2010 - Prix Belge de l'Energie et de l'Environnement, best Eco-building
22

About

Founded in 2001 by Marie Moignot and Xavier De Wil, MDW Architecture is now strong of 35 staff. Our ethos is to combine the highest standards of creativity and sustainability.

We are committed to offering design excellence to each client, either public or private and independently of the scale of the project. Each request is looked into thoroughly so that the solution reaches beyond the brief. The freshness of our approach has been recognised by several awards.

Building on many years of experience in low-energy and passive projects of the highest standards in terms of energy efficiency and sustainable construction, we now integrate these principles in our schemes as naturally as structural engineering.

We see our relationship with our clients as a partnership, a continuous dialogue where everyone brings something to the other. Our interest in dialogue is also incarnated in the way our projects weave relations with their context and their occupants. We enjoy managing wide and complex projects that require an enriching multidisciplinarity and where the architect acts as a conductor, whose global vision can guarantee the rightness of the music.

Partners

Marie Moignot, Xavier De Wil

Collaborators

Laura Audart, Yvan Breithof, Guillaume Burger, Miguel Camba, Vivien Camus, Sophie Canfin, Baptiste Chatenet, Gilles Debrun, Martin Delattre, Malou Eude, Dimitri Fache, Mindaugas Glodenis, Katia Goyens de Heusch, Simon Haim, Thierry Henrard, Grégoire Houcke, Nicolas Iacobellis, Roser Igual, Benoît Lacassagne, Laurent Liefooghe, Fabian Maricq, Daniele Martini, Adam Masset, Yolanda Mauriz, Photini Mermyga, Mladen Milić, Olivia Noël, Taehun Oh, Sophie Rémy, María Sarrado, Bernard Van Damme, Valérie Van Damme, Kristof Van Den Berghe, Didier Vander Heyden.

Full Project List

  • Projects

    Name

    Location

    Status

    Year

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